‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 311 sur 511 · ENVIRONS · texte numérisé non relu

ENVIRONS

Hazaél comme roi de Syrie ( I Rois, xix, 15). Une tradition identifie ce village avec Hobah, où Abraham poursuivit les rois orientaux (Gen., xiv, 15).

2o A Saïdnaya et Halboun. Cette excursion demande deux jours.

On peut très-bien passer la nuit dans le couvent de Saïdnaya. Sortant par la porte Tourna, on se dirige au N. jusqu'à (1 h.) Barzèh.

Au pied d'un rocher à pic, près de ce village, se trouve un wéli fameux, le maham Ibrahim, sanctuaire d'Abraham. En quittant Barzèh, on pénètre dans une gorge profonde de l'Anti-Liban. On chemine ensuite (30 min.) sur des collines crayeuses, pour arriver (30 m.) au pied d'une haute falaise cjui porte le v. pittoresque de Ma raha, au point de jonction de deux wadis ; l'un à l'O.. conduit à Habbon, et l'autre à l'E., que nous suivrons, conduit à Méntn. C'est une charmante vallée couverte d'arbres fruitiers, où s'élève (30 m.) sur une colline le v. de Et-Tel\, autour duquel on trouve beaucoup de fragments de colonnes, de pierres taillées, et des grottes sépulcrales appartenant à quelque V. antique non déterminée; au delà, la vallée se resserre considérablement jusqu'à ce qu'on débouche sur un bassin arrondi au milieu duquel" s'élève Méntn, v. qui présente quelques fragments antiques encastrés dans ses murailles. Sur le sommet d'un rocher à pic, au N. du village, sont plusieurs temples creusés dans le roc qui méritent d'être visités. Sur les pentes qui y con' duisent, on trouve déjà des débris de colonnes et de pierres taillées.

Au sommet, se dresse une colonne, derrière laquelle s'ouvre à l'O. une chambre creusée dans le roc, de 8 mèt. de long sur 5 de large et 7 de haut, terminée par une niche carrée. L'entrée était décorée d'un portique taillé dans le roc, dont on voit encore les débris. Un peu plus au N. est une autre chamore, dont l'entrée con-

SYRIE. — PALESTINE

serve encore une bordure richement ornée. En face de ces grottes, se trouvent, à 15 met. environ, les fondations d'un grand bâtiment également creusées dans le roe, avec les restes- d'un portique. On ne sait pas au juste ce que furent ces ruines.

De Ménin, on monte par une gorge étroite sur un plateau rocheux, où l'on trouve (1 h. 30) :

Saldanaya (l'antique Dana b a de Ptolémée?), misérable hameau , au-dessus duquel s'élève, au sommet d'un immense rocher, un vietix couvent qui remonte, dit-on, à Justinien, et qui possède une image miraculeuse de la Vierge.

Tous les rochers des environ* sont creusés de grottes sépulcrales. Signalons encore un monument dont l'origine et la nature sont inconnues : c'est un cube de maçonnerie élevé sur un soubassement et renfermant une chambre voûtée.

On revient à Ménîn, et l'on se dirige à l'O., pour gagner Wadi Halboun, longeant le pied d'une haute falaise, creusée également de plusieurs chambres sépulcrales avec des inscriptions grecques.

On tourne ensuite au N.-O. pour pénétrer dans la vallée supérieure de Halboun, par un passage étroit compris entre des rochers a pic de plus de 300 mèt. de haut, qui figurent des murailles crénelées.

On atteint (45 m.) le v. de

Halboun, probablement l'antique Helbon, mentionné par Ézéchiel (xxvu, 18). Les vignobles, qui font aujourd'hui sa célébrité, ont fait supposer qu'il répondait au Chalybon de Strabon et de Ptolémée. On voit dans les murailles beaucoup de fragments antiques, et au-dessous du village, on reconnaît l'emplacement d'un temple.

On revient à Damas par Ma'raba en 3 h. 30,

3" Aux lacs des prairies (Bahr elmerdj). Ces lacs marécageux sont au nombre de trois, dent les limites sont du reste mal déterminées; on les nomme, du N. au S.,

[Route llj.

Bohairet ech-Charkvèh (lac d<l'E.;, Bohairet el-Kibîiyèh ^lac du S.) et Bohairet Hidjanèh. On se rend en 5 h. environ de Damas au v. de Harran cl-Aicamid . liarran des colonnes), au bord du Bohairet el-Kibliyôh. où se dressent encore trois colonnes ioniques en basalte noir, de 13 m. de hauteur.

Le v. de Maksourah, au N. du Bohairet ech-Charkiych et à l'extrémité N -E. de la plaine, renferme uu temple antique a*sez bien conservé, avec un fronton porté sur des pilastres à cha-iut extrémité, et une corniche sculptée tout autour de la cella. L'intérieur est également décoré de pilastres. Une inscription nou> apprend qu'il fut élevé en après J.-C. On suppose que Maksourah répond h l'antique TheL sea des Tables antonines.

De Damas à Abyla, à Ba'lbek , R. 113, —à Banias, R. 190 ou R. 117 et 119;- à Bosra et Gerasa, R. 129 et 135; -à Hasbeva. R. 117 et U9;-aumont Hermon. R. 117 et 118;-àKoneUirah, R.19i;-à Paîroyre.

R. 116;— à Racheya,R. 117;-àTibériade, R. 121 ou R. 117, 119 et 197; - à Tyr, R. 115 et 114.

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