DE DAMAS A PALMYRE (TADMOR
(40 h. — On couche & Djrrotid et 1 Karrélejn. De cette derniers station il f4ut pirtir la nuit et se tendre en une »cole marche à Patcnrre , à C4QS6 du manque d'eau et do dancer d*« Bédouins.)
11 faut 8 à 10 jours aller et retour. Nous ayons déjà parlé (voir p. 605} des précaution» à prendre pour traiter arec les cheikhs arabes. Celui qui doit inspirer le plus de confiance pour l'excursion de Damas à Palmyre est le cheikh Mijoël. as*ex connu d'ailleurs par son mariage arec une Anglaise, dont tous les voyageur* ont entendu raconter les aventures romanesques. Le prix qu'il reclame est trés-elevr; pour plusieurs personnes, il demande 500 à 000 fr. par voyageur; mais ceux qui ne seront pas exigeants sous le rapport du matériel à emporter et du nombre de*
L Route IIO.j PALM Y RE.
dromadaires, pourront, an bout de quelques jours de négociations, rabattre ses prétentions à 350 ou 300 fr. par tête. La nourriture n'est pas comprise et reste aux frais des voyageurs. II faut de plus donner 50 piastres (12 fr. 50) par personne au cheikh de Tadmor. Ou n'enjmène arec soi que son drogman et son cuisinier, qui na comptent pas dans le nombre des voyageurs. 11 faut bien se garder de négocier avec le cheikh par l'entremise de son drogman; celui-ci aurait soin de se faire sa part.
Quittant Damas par le Bab Tourna, on suit une route payée qui traverse dans la direction du N.-E. des plantations d'oliviers et de beaux vergers, pour arriver !3 h.) au v. de Douma. Laissant à droite (1 h.) le v. de Adhra, on se dirige un peu au N. pour gravir le flanc des collines à g. et contourner le Djebel Tiniyèh. A partir des ruines d'un Khân (1 h.), la route descend par une pente douce à (1 h.)
Kateifèh (6 h. de Damas). — On remarque dans ce v. une mosquée et un grand Khàn, bâti il*y a plus de trois siècles par Senan Pacha pour les caravanes de Homs, de Hamah et d'Alep. Laissant à gauche la route d'Alep que l'on
occupe peut-être l'emplacement de Hazar-Enan (v. des fontaines) (Kzéchiel , xlvii, 17. — xlviii, 1.— Nomb. xxiv, 9, 10) et de Korad<r, ancienne ville épiscopale.
De Karyeteïn à Palmyre, on ne trouve pas de source, aussi faut-il faire une provision d'eau. La route suit toujours le grand et triste Wadi que nous avons décrit. On rencontre (8 h.) une tour en ruines avec une porte sculptée. Tout aupp's se trouvent les débris d'un aqueduc et un réservoir.
La chaîne de collines à dr.
tourne (11 h.) rapidement vers le N.-E. et ferme la vallée. Au centre de cette chaîne s'ouvre une gorge étroite dans laquelle on pénètre.
A dr. et à g. on remarque des tombeaux, en forme de tours, perchés sur les hauteurs. A g. le regard est attiré par une forteresse qui couronne le' sommet élevé de la montagne. Laissant derrière soi les J*bris d'un aqueduc, on tourne àdr. pour gravir une petite élévation de terrain. Tout à coup le vovageur voit se dérouler devant lui le magnifique ensemble des ruines de :