DE BOZRA A OUM-KEIS
La direction générale de cette route est O.-N.-O. On coupe (6 h.) la route des Pèlerins à er- Remthèh, d'où l'on arrive (2 h.
20 m.) à Irbid, capitale d'un district, sur le site de i Arbela de la Pérée, puis à 2 h.) Hébras, gros village, où demeurent encore quelques familles chrétiennes. A 1 h. au N. d'Hébras , le village d'Abîl est l'ancienne Abila de la Décapole.
En partant d'Hébras, directement à l'O., on arrive, en 3 h., à Oum-Keis , ou Mké* , que sa position, un peu au S. du Yarmouk inférieur < Hieromaj-) , et surtout la
Sroximité des trois sources chaues d'Amatha, a fait reconnaître avec certitude pour le site de
avec une double colonnade, maintenant écroulée, et des dalles qui portent des empreintes de roues.
A l'O. de la colline est un autre théâtre mieux conservé : la ville s'étendait principalement de ce côté; on y trouve, sur le trajet de la rue droite, les substructions d'une église chréti&nne. Du côté de l'E. et du N.-E., la colline est creusée d'un grand nombre de tombeaux, avec des portes massives et quelques sarcophages. Quelques-uns servent d'habitation.
Al h. du N. de Gadara, on arrive au bord du Chériat cJ-.lfandhour , le Hiéromax des Grecs, et le Yarmouk des Hébreux, sur l'autre rive duquel sont les sources d'Amatha , eaux sulfureuses très-chaudes , en grand renom chez les Arabes, comme elles l avaient été chez les Romains, <jui avaient élevé alentour des bain* dont on voit encore des restes considérables. Descendant ensuite la vallée déserte, on atteint ,lâ m.) le Ghor ou la vallée du Jourdain, et I on franchit ce Ûeuve au gué {l h. Hic Djissr cs-Semahh. pour gagner (lh.30)Tibériade (Y. H. 13a;.
Un tour qui n'a été fait encore par aucun voyageur, que nous sachions, et qui pourrait conduire à plus d'une observation . est celui d'Oum-Kei* à Jéricho, par U cote gauche ou oriental du Ghdr. CeM
/Routb 125.] G K RASA,
une marche de l>4 heures environ. Ce serait une occasion de voir (6 h. S. d'Oum- Keis) le site de
PeUa f FdhilJ, cité la plus méridionale de la Decapole, et, sous les Romains, la métropole de la Perée. C'est à Pella que se réfug.erent les chrétiens lors delà destruction de Jérusalem par les Romains. Cette ville occupe une espèce de terrasse élevée de 300 mèt. au-dessus de la vallée du Jourdain. Les ruines couvrent une grande étendue, mais sont peu intéressantes. Les restes d'un temple, beaucoup de substructiont de maisons bâties en tefiasses su
unie, oui autrefois a dû être trèsriche. Un joli ruisseau, affluent du Wàdi-Tzerka, coule à travers la ville. Les murailles, dont on reconnaît encore le circuit tout entier, nom pas moins de 4 à 5kil. d'étendue. Elles étaient entièrement construites, de môme que les édifices de la ville , eu beau calcaire marmoriformo , qui est la pierre commune du pays.
Plusieurs tours et trois portes sont encore bien conservées. L'espace que cette enceinte renferme, for-
: me un carré irrégulier d'environ perposees, des romW, et deu,co/o»n«j 1500 mètres de coté. Il présente debout près dune fontaine mentionnée | une surface inégale, qui s'incline
par Pline, au pied de la colline auS.-E., sont tout ce qu'on peut citer. — A i h. au S. de Pella, s'ouvre le Wadi Yubis, dans lequel Robiuson croit reconnaître Jabes de Galaad (Juges, xxi, 8; I Samuel, xi; et xxxi, 11).
DE BOZRA A JÉRICHO,