‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 351 sur 511 · POPULATION · texte numérisé non relu

POPULATION

On doit mentionner encore les protestants qui, sous les auspices de la Société de Londres for promoting vhrtstimtiiy amony the Jeics, se sont établis à Jérusalem depuis 182-1. Ceux-ci n'ont aucune prétention à la possession du Saint-Sépulcre, leur but est la conversion des Juifs. Ils ont établi un éveché anglican auquel le roi de Prusse, s'associant aux efforts de la Société, a assuré une allocation de lôOOO Ir. par an. Un juif converti en a « té h;. premier titulaire. Une chapelle a été bâtie aux frais de ladite Société, qui a également 4>ndc un hôpital anglais, et plusieurs écoles pou r les Juifs. Le second titulaire a été nommé par le roi de Prusse, qui a fondé un hôpital, un hospice, et des écoles dans le but de convertir les catholiques et les grecs.

Les Juifs se divisent en trois nations : la première et la plus nombreuse se rattache, par son origine, aux Juifs qui furent chasses il K>pagno, en 14î>7, par Ferdinand et Isabelle, et leur langage, mêlé de mauvais arabe et d'espagnol, est le seul souvenir qu'ils aient conservé de leur première patrie. Ils obéissent a un grand-rabbin ou khakham-bachi, qui est chargé de défendre leurs intérêts au divan local et à la Porte. Malgré cette apparence de privilège', ils sont en butte aux plus cruelles exactions de la part du pouvoir et végètent dans la plus profonde misère. La seconde *g compose d'Israélites allemands ou polonais, dont quelques-uns sont attirés à Jérusalem par des motifs religieux, et le plus grand nombre par l'appât des aumônes que leurs coreligionnaires d'Europe répandent sur eux. Ils sont protèges par différents consulats et s'adonnent au commerce ou à

des métiers manuels. Enfin les

contre le* ?cct<?« rivalr». Nt>«« non* ^trderom liicn d'aborder dans un oihri;'« df la iiatu'ra dfl celui-ci f«tt« qti««tion des lieu* saints, qui a coûte * l'Europe Uni de tang et de Mcrilicet.

juifs caràites, qui, rejettant le Talniud, se bornent à l'ancien Testament, sont supérieurs aux autres par leur instruction et leur moralité. MM. de Rothschild et Montefiore ont fait bâtir pour leurs coreligionnaires un hôpital sur le mont Sion, des éeoles.et préparent encore de nouvelles fondations.

Les musulmans de Jérusalem renchérissent sur le fanatisme qu'on a reproché, en général, a leurs coreligionnaires enSyrie. Cette ville, que le Koran mentionne avec respect, est encore consacrée, à leurs yeux, par la légende, qui y place l'ascension de Mahomet, et par la vue de cette mosquée d'Omar qui jadis remplaça, pour les pèlerins, La Mecque occupée par les Caruiathes. La vieille rancune des croisades, le spectacle des pompeuses cérémonies du rite grec et latin, les mystérieuses prédications des dervienes, et, plus que tout cela, les scandaleuses querelles dont ils sont les témoins et les arbitres jusque dans le Saint-Sépulcre, tout augmente leur mépris pour les infidèles et les encourage a les traiter avec une hauteur et une dureté que retient seule la prépondérance actuelle de l'Europe à Constantinople.

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