‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 355 sur 511 · SAINT-SÉPULCRE · texte numérisé non relu

SAINT-SÉPULCRE

droite la chapelle d'Adam, étroite et sombre voûte qui mérite cependantde fixerl'attention, puisqu elle renfermait les tombeaux de Godefroy de Bouillon et de Baudouin son frère. Mais on ne peut montrer aujourd'hui que l'emplacement de ces tombeaux, parce que lesGrecs ont, dit-on, profité de l'incendie de 1K08 pour détruire cet antique témoignage qui attestait la priorité des droits de leurs rivaux.

Enfin, en rentrant dans l'église et passant devant la pierre de l'Onction et la chapelle du Saint- Sépulcre, on trouve à droite

L'église grecque [v.>, qui forme la grande nef de tout l'édifice. Elle est remarquable par la régularité de son architecture, mais encombrée d'ornementsde mauvais goût, d'une profusion de tableaux byzantins , de candélabres massifs,' etc. Le inal tre-autel s élevé au au centre de l'abside ; tout autour sont le trône du patriarcho et les stalles des dignitaires de l'église grecque. A peu de distance un cercle de marbre blanc, au milieu duquel est une petite colonne , indique aux fidèles le centre du monde (a;.

On pourra terminer la visite par la tombe de Joseph d'Artmathie (r), située dans 1 épaisseur du mur, à l'O. de lu rotonde, ainsi que le sépulcre de Xicodème (r), creusé dans le roc. L'antiquité de ces tombes est incontestable, mais la tradition qui les assigne à ces deux disciples ne repose sur aucune preuve historique.

Le voyageur fera bien de visiter le Saint-Sépulcre pendant la semaine sainte. Le nombreux concours de pèlerins de toutes nations que cette solennité y atiire offre un spectacle, sinon édifiant, au moins des plus attachants. Une des cérémonies les plus étranges qui sont célébrées à cette époque est celle qui a lieu le Samedi Saint, et qu'on nomme :

Le Feu nouveau. Des milliers de Grecs, de Coptes, d'Abysjins, etc..

SYRIE. — PALESTINE

se pressent autour du Tombeau et attendent avec une fiévreuse impatience , l'arrivée de l'évoque grée. Enfin ee dignitaire parait, et u entre dans la Chapelle de l'Ange dont on ferme hermétiquement la porte. Dès qu'un Ange descendu du cie! a apporté al'évéque le feu sacré, ce prélnt passe, a travers une petite fenêtre pratiquée dans le mur de la Chapelle, un faisceau de cierges allumés. C'est le moment solennel. Aussitôt la foule.

ivre d'enthousiasme, se précipite pour allumer des ciergrs à ce feu

céleste. Les cris, les Ilots agités partagés en 7 langues : de cette foule, la lueur de mille vence, l'Auvergne, la

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bâtis, l'un dédié à Marie-Madeleine, l'autre à saint Jean. Apr^ la < on^uête de Jérusalem , Godefroy s enrôla dans l'ordre des hospitaliers et l'enrichit de nombreuses dotations. Le nouvel ordn fut reconnu par le pape et coral!

de privilèges. Les chevaliers jetaient le costume ceeh^si astiqcr et prononçaient des voeux ; j1« ?»

divisaient en H classes, les nob'.r qui faisaient le service militais les prêtres ou aumôniers et !

frères servants. Plus tard. 1?;nombre s'étant accru, ils fur*-

la Pr Fraru

torches, les chants et les danses l'Italie, l'Aragon , l'Allemagne qui accompagnent cette profane I l'Angleterre. Apres la chute : cérémonie luidonnentun caractère j royaume franc et la prise J'A : indescriptible. La milice turque, ! (1291), ils s'établirent h Chvjr chargée du maintien de l'ordre, j puis à Rhodes (V . p. 545; et h M*

est souvent impuissante contre ces hordes de démons déchainés, et il est rare qu'on n'ait pas à signaler dé graves accidents. En 1834, plus de 400 cadavres jonchèrent le pavé du Saint-Sépulcre à la suite de ces odieuses saturnales.

Hôpital de Saint-Jean. Dans l'étroite ruelle qui aboutit à l'E.

sur le parv is du Saint-Sépulcre, est une porte cintrée dont les sculptures sont presque méconnaissables, mais au milieu desquelles

on distingue encore l'agneau qui portail est en plein-ontre. lar;

(V. p. 10), où pendant pîusiec*siècles ils protégèrent la ehrtienté contre les entreprises do- Ottomans ou des Harbareso ucs-

Église de Sainte-Marie Majeure

Elle se trouvait à l'E. ae I Hupiui et appartenait à un monasu— de religieuses du m£me ord* soumises au grand-maître. * Tcu:

l'intérieur de l'église a «*té détnu ainsi que les murs extérieur* * l'exception du portail principal • de la petite abside du S.-E. f

servait d'emblème aux hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem. Après avoir gravi quelques marches, on entre dans une cour en forme de cloître, à gauche est une chapelle ruinée et au fond une grande salle voûtée. Les arcades sont en ogive et reposent sur des pieds-droits.

Ces' débris, aujourd'hui occupés par une tannerie qui en rend les abords infects, sont tout ce qui reste du vaste hôtel des cheva-

de 3 mèt. et séparé en deux bi^ cintrées par un trumeau . Les ht?

reliefs du tympan sont très-d-rgurés. L'ébrasement de la por est formé par trois archivohrdont les deux premières sont nées de tores et de moulures. Lechapiteaux des colonnettes son crochets, au-dessus règ-rie un" corniche entourée de nncea-sculptés. Comme sur le portai! i (plusieurs de nos vieilles égli*?

liers de Saint-Jean, dont Sœwulf françaises, les 12 mois de l'ancv

fait une pompeuse description.

C'est au xie siècle que des marchands amalfitains obtinrent des musulmans la permission de fonder un lieu d'asile pour les pèlerins dans le voisinage du Saint- Sépulcre. Deux hôpitaux furent

sont figurés par des personnacoccupés à des travaux caractère tiques de la saison. » (de Voirùé r roi.) * '

Église de Sainte-Marie latine On en voit encore les débris au * du Saint-Sépulcre entre le couvre.

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