‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 357 sur 511 · II. Voie Douloureuse · texte numérisé non relu

II. Voie Douloureuse

On donne ce nom à une séru' principal couvent des pères fran- j de ruelles étroites, qui de la porte ciscains, au sommet de la colline Saint- Etienne aboutissent à IVqui forme l'angle N.-O. de la ville. | glise de la Résurrection, et dan< Il passe pour avoir appartenu d'à- ( lesquelles une tradition, quint bord aux Géorgiens ; mais il fut parait pas remonter au delà du acheté et agrandi par les Latins en : xiv« siccle, place les derniers aclatU, lorsqu'ils furent chassés du I tes de lavie de Jésus-Christ. Elle? cénacle. Son église, dédiée à saint sont, comme dans nos églises les Jean, n'offre de remarquable que j chemins de la croiv, divisées en <)ua la richesse de certains objets con- tor/.e stations et pieusement vis

sacrés au culte. Tout près de la, s'élève la Casa nuova, édifice destiné à recevoir les pèlerins.

tées par les pèlerins. En tournant le dos à la porte Saint-Ktiennc. on longe une rue dans laquelle on

Couvent arménien', au S.-O., j montre à droite, au pied d'une entre la tour de David et la porte j voûte, une tourelle moderne avec de Sion. Son église, dédiée à saint | des soubassements auciens que Jacques et butie sur le lieu mémo | l'on regarde comme des vestige» de son martyre, mérite d'être visi- i de la tour Antoniii, et près delà, tée à cause de la richesse et de la ; à gauche, une porte sculptée qu: profusion de ses ornements. On y | ouvrait sur le prétoire de Pilateeî montre la chaire de saint Jacques.

Ce couvent est le plus vaste et le mieux bâti de tous; il renferme un séminaire et un local affecté à recevoir T$ 000 pèlerins. Il possède en outre un jardin qui est la merveille de Jérusalem, ce qui n'est pas beaucoup dire, et une imprimerie destinée surtout à la publication des livres de liturgie

Couvent grec, à l'O. du Saint- Sépulcre, auquel il communique

par un passage voûté. Quoique (M. de Vogué, ouvr. cité, p

sur la fameuse S cala sancta (transportée, comme on sait, à îSaint- Jean-de-Latran, à Home;. On pas* devant le couvent latin de la Flagellation. Ce couvent, donné aus pères de Terre-Sainte par IbraUim- Pacha, a été construit depuis 183^ par les libéralités du duc.Maxumlien de Bavière. Il contient ia chapelle de la Flagellation, édifice roman que les restaurations modernes ont rendu méconnaissable

L Route 143.] JE RI 'SALEM. — VOIE DOULOUREUSE .

En face du couvent est une caserne turque bâtie, selon une tradition fort ancienne, sur l'emplacement du palais de Pilate. La tradition concorde ici assez bien avec les données historiques. En ce lieu se trouvait, du temps du Christ, la tour Antonia. nui servait probablement de résidence au gouverneur romain de Jérusalem.

. On peut visiter, à l'intérieur de la caserne, la chapelle du Couronnement d'épines, petit éditice carré de 5 uièt. de côté, recouvert par une^coupole à huit pans supportée par un tambouroctogone; cette chapelle est semblable à un santon arabe par son plan, mais roman par son ornementation.

Après le prétoire, on rencontre l'Arc de l'Ecce-Homo, appelé au temps des croisés porte Douloureuse. C'est un grand arc ogival, dont la partie supérieure, avec la petite construction oui le domine, est moderne, mais dont les piedsdroits et le commencement de l'archivolte sont romains. En faisant des rechercfhes dans le couvent des filles de Sion, qui l'avoisinc au S., on a trouvé un second arc romain plus petit qui continuait le premier. Il est probable qu'il en existe un autre semblable de l'autre côté du grand, et que l'ensemble formait une porte romaine [Du Vogué , p. 30-2).

A l'extrémité de la rue, une colonne brisée, à gauche, indique la première chute du Sauveur, et à quelques pas de là, à droite, on remarque les ruines d'une chapelle goffiique, sur le lieu ou la Vierge s'évanouit. On suit la rue à gauche, où l'on indique la maison du mauvais riche aujourd'hui hôpital militaire), reeonnaissable à y a construction en pierres routes, noires et blanches; plus loin, à l'angle de la rue qui s'ouvre à droite, l'endroit où Simon le Cvrénéen se chargea de la croix ; puis, en remontant cette rue on trouve, à main gauche, la maison de sainte Véronique, et à main droite celle du Juif errant. Celle-ci c*t d'in-

Orifnt.

vention récente. Une colonne de pierre grise marque l'emplacement (le la porte Judiciaire, où Jésus- Christ fit sa seconde chute. A cinquante pas dans la rue de la colonne Judiciaire, nouvelle colonne marquant le lieu où Jésus-Christ dit les paroles : « Filles de Sion...

(saint Luc, xxut, ;28 . » On revient sur ses pas jusqu'à la porte Judiciaire; on suit un bazar voûté, à l'issue duquel deux autres colonnes, adroite, indique la troisième chute. Une petite ruelle, à droite, mène directement au Saint-Sépulcre', où se terminent les visites aux stations sacrées.

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