A M AS AD A
à droite vers le N., franchir le wadi es- Sodeir. pais les Inuteurs qui vont à TE. se terminer au cap Mersed . Un grand plateau désert, nommé el-Husâsah conduit au tcadi-D rfdjeh la vallée de l'escalier (4 h. d'Engaddi ), passage difficile et dangereux; on croise ensuite le tcadi- Ta'amimh. Plus loin (30 m.) on a le choix (Mitre la route des hauteurs, la plus facile, et la descente dans la gorge de NakbTerabèh, qui descend au bord de la mer . Morte a (Th. 30. } Aïn-Ghoweïr. d'où i on suit le rivage jusqu'au (l b. 10) wadi cn- Xâr (débouche du Cëdron) pour remonter le promontoire de Fechkah. Celte route ne peut être conseillée qu'au géologue.
La route d'en haut, beaucoup plus agréable passe au-dessus des rochers d'Aîn- Ghowùïr 7 h. d'Engaddi' ou l'on peut camper, puis croise 2 b. 30. le wadi en- Nàr, entre .Mar Saba et la mer Morte, pour remonter { l*> min. j le Ras el-Fechkah, d'où l'on domine la mer Morte a une hauteur d'environ 350 mètres; on redescend (40 m.) par un sentier difficile à Iravers le wadi Goumran a la source Ain el- Fechkah, près de laquelle, M. de Saulcy a cru reconnaître dans quelques débris au N* les ruines de Gomorrhe. Les autres voyageurs n'y ont vu que des débris de rochers éboulés, et il parait que M. de Saulcy n'a pas visité des ruines situées en haut du wadi-Goumran , auxquelles les Arabes donnent le nom de Khirbet- Goumran , et dont plusieurs photographies, dues à M. James Graham. ont été vues à l'exposition photographique de Paris en 1859.
D'Ain el-Fechkah, on rejoint (*2 h.) l'angle N.-O. delà mer Morte, au point où aboutit le chemin de Mar Saba (v. R. 145).
En quittant Kngaddi, on se dirige vers le S. en suivant le rivage, au pied de grandes falaises de wO met. de haut; on franchit YAïnel-Areidjch. au débouché du wadi el-(Thàr: la plage conserve une largeur de 100 à 200 met. jusqu'au fi h. 30
Birket el Khalil (TEtangd'Abra-
ham\ situé au débouché du wadi- Khabarah. Ce; t un terrain maré-
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[RotT* UT
exhale une odeur
cageux , qui sulfureuse , déjà sensible depuis 2 ou 3 kilomètres, et couvert d'efflorcsccnces calcaires mêlées de soufre et de bitume. Le rivage n'a plus que quelques mètres de largeur. On atteint ensuite (1 h. 15) wadi-Seijal, où le sol est composé de détritus de craie mêlée de gypse, d'argile et de sel.
On remonte ensuite par une .sorte déterrasse pour gagner (2 h.) la base du grand rocher do ISobbeh. C'est un p>ton isolé de 4 à 500 met. de haut , relié seulement du côté de 1 (). par un contre-fort étroit aux montagnes environnantes. Ce n'est que de ce côté qu'on peut en faire l'ascension, et parvenir au sommet qui porte les ruines de
Masada (4 h. 50min. d'En gaddi).
Cette forteresse avait été élevée par Jonathan Macchabée, dans le n* siècle avant. T. t'., et Hérode le Grand l'avait rendue imprenable pour s'en faire un refuge en cas do danger.
Peu «le temps avant le siège de Jérusalem , elle tomba entre les mains des sicuircs (c'est le nom que Josèphe donne aux corps francs qui résistèrent à l'armée de Titus} qui, de cette aire inaccessible, descendaient pour mettre la contrée voisine au pillage. Après la prise de Jérusalem, Flavius Silva vint mettre le siège devant la forteresse, et Josèphe nous a laissé un rénit dramatique de l'horrible tragédie qui le termina (Guerre des Juifs, vu, H). Les malheureux assiégés, au nombre de UGO. femmes et enfants, se voyant entourés d'une muraille comme l'avait été Jérusalem, et hors d'étàt de se défendre plus longtemps contre une armée impitoyable, s'entretuèrent jusqu'au dernier pendant la nuit.
Deux femmes et cinq enfants échappèrent seuls au massacre, et furent retrouvés le matin par les Romains, qui, en montant à l'assaut, ne rencontrèrent plus que des cadavres. La localité fut complètement abandonnée, son nom fut oublié, et changé en celui de
Sebbèh. C'est encore aux savants voyageurs Smith et Robinson que revient l'honneur de l'avoir reconnue du haut des rochers d'Engaddi ; mais ils ne la visitèrent pas. MM. Wolcott et Tipping, en 1841 MM. Dale, Andersoft et Bodlow.
attachés à l'expédition de Lynch, en 1848. enfin M. de Saulcy en 1850.
et M. Van de Velde en 1855, oui confirmé cette intéressante décou verte.
L'état des lieux répond parfaitement à la description -de Josèphe:
c'est un rocher trcs-élevé , k pic.
inaccessible. Il y avait un chemin qui venait du lac Aspbaltiie ver?
l'orient, et un autre qui pana', de l'occident et par lequel on rivait plus aisément. Le premier se nommait la couleuvrê, à cause de ses flexuosités. Ce n'était qu'une anfracmosité ouverte dans le flanc du rocher, qui dominait le précipice, revenant souvent sur ellemême. Un faux pas aurait été U mort, car les rochers à pic plongeaient de chaque côté. Le rocher présentait une esplanade à soc sommet ; c'est là ouc Jonatha* hitit sa forteresse. Plus tard Hérode l'entoura d'une muraille de 7 sudes de développement, flanquée de 37 tours. L'intérieur contenait un sol productif et labourable. Le palais d'Hérode était vers le N. De grandes citernes avaient été creusées; une tour, placée dans un passage étroit, fermait le chemin l'occident. Quand Silva eut enfermé la place dans une muraille!
il dirigea son attaque sur le seul point accessible, sur la tour qui fermait le chemin de l'O. Il occupa un pocher nommé Leuké. inférieur à Masada d'environ coudées, et il y fit accumuler de la terre, puis construire une jetée de '200 coudées de hauteur, qu'on couronna d'une plate-forme faite de rochers énormes . haute et large de 50 coudées, ("est par là qu'on put amener les machine*.
Des fascines enflammées resserr»
rent la place de plus en phiti. — On reconnaît encore la cr<*te étroite
Koutk 118. DK JKRLSA
du précipice, à l'O., qui servit aux travaux d'approche de Silva, et au N. le sentier de la Couleuvre.
On arrive au sommet par une porte ogivale d'un aspect relativement moderne. La maçonnerie de l'enceinte est grossière, les joints des pierres remplie de petits fragments; il est difficile de ne pas y voir 1111 remaniement du moyenne , bien qu'on ne sache pas que la localité au jamais été occupée dormit le temps des Romains. La >url'a* i' du sommet mesure environ 1 000 met. sur 400. On reconnaît encore quatre bâtiments au N. de l'cntr- e, deux a 10. de la plate-forme, un au milieu et l'autre au N. Le premier présente à son entrée quelques inscriptions bizarres formées de lettres grecques et de signes semblables aux signes astronomiques. La ruine du milieu présente une abside semicirculaire, et 1rs restes il'un pavement île mosaïque, l'ont à fait au a. est une tour ronde, avec une double enceinte; sur une esplanade, un peu plus bas, est une grande ruine quad rangulaire. On peut encore reconnaître trois grandes citernes et les restes d'une enceinte qui embrassait tout le sommet. Lutin, ou peut encore distinguer les circonvailations de Silva tout autour de la montagne, et deux eamps retranchas au N. et au S.-O.
Redescendant du rocher de Mas.i la, on reprend sa route vers le S. en suivant le rivage, coupé de temps eu temps par quelques wadi descendant des montagnes. M. de Saub-y croit avoir vu à d h. de là un v;i>to courant de lave; le géologue Andersen n'a rien noté de sem blable. < )n ati ci n t ensui te 30m. i des ruines nommées êl-Mabaghfiliik, que M. de Sauler a voulu identifier avec l'antique Thamara ce -ont les restes d'une tour carrée et d'un aqueduc placés au débouei'.é d'une gorge profonde, comprise entre tics parois de rochers perpendiculaires, de plus de 300 mot. de haui. Plus loin 40 min. .