‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 378 sur 511 · D' HÉBRON A ENGADD1 ET MAS AD A · texte numérisé non relu

D' HÉBRON A ENGADD1 ET MAS AD A

(niVE o. de la Mut xoutk' •

Itoutc trèvintercssanle pour le géolo- 1 »L"ie auisi que pour l'explorateur des sites lubliqucs et des anu<i*!ite8 juives. Comme il f eu. pn-rdre, |>onr la parcourir, les ïuè:n«»s arran -'cments que pour le voyage d'Arabie, on pourra eu faire les première» ètari's de la mute de Pétra, que l'on rej'iiii ir.i le tr isirme jour à Ousdoum 1". M. l'K Si l'on n'a pas l'intention de ( «ire ce dernier royale, la course d'En- „ iddi pourra être l'objet d'une tournée . ■n ulaireà partir d'Uebron. en revenant directement de Oufloum a et ttc ril;c, ou

i EXGÀDDI. 843

bien en se dirigeant en sens inverse, d'abord vers l'angle S.-O. de la mer Morte, et, remontant la rive occidentale jusqu'à Engaddi pour rejoindre Hébron , soit même jusqu'à Jéricho pour revenir à Jérusalem. Une escorte, fournie par les tribus sur le territoire desquelles on passe, est absolument indispensable. Après s'être informe auprès du consul, à Jérusalem, de l'état présent du pays et du nom des cheikhs en lesquels on peut avoir confiance, le plus simple sera de se rendre directement d'Hebron au campement principal des Djéhalins, qui se trouve dans les environs de Karmel et de Main, et de traiter avec leur cheikh, le fameux Defà Allah, plus connu sous le nom d'Abou- Daouk, qui a servi de guide à M. de Saulcy. Pour les précautions à prendre dans le règlement des conditions, V. p. 605. Le cheikh devra prendre tout à sa charge. La somme qu'il demandera, pour l'excursion simple de cinq à six jours sur la rire O. de la mer Morte devra être réduite à 1 000 ou 50O piastres (de 2.')0 à \ 2h francs). Cette négociation ne demandera pas moins d'une demi-journée. Le premier jour il ne faut pas s'attendre à dépasser le campement de Karmel. Ajoutons que l'excursion ne doit être faite que du 15 octobre au W mai. En été, la mer Morte est uue rentable fournaise.

En quittant Hébron , on se dirige au S.-S.-E. en suivant le wadi el-Khalil, jusqu'au moment où il tourne à l'O. On gagne alors sur une colline au S.-E. (1 h. 35\ les ruines de Ziph , dont les habitants sauvèrent deux fois David des poursuites de Snul (I Sam.

xxiii, 19; xxvi, 1). Continuant sa route vers le S. , le voyageur atteint (1 h. 23,

Karmel, connu par l'histoire de David , de Xabal et d'Abigaïl (I Sam. xxv); on y trouve encore des ruines ('tendues dans une vallée qui forme un amphithéâtre de rochers avec un grand réservoir au centre. Les principaux restes sont à 10. Le château, bâti au milieu du village, est un édifice quadrangulaire de 20 met. î>ur 12 de cot*

SU SYUlK.— r

ii la base , et de 9 met. de haut.

Ses murailles sont fort anciennes et rappellent la citadelle de Jérusalem. L'intérieur a été remanié par les Sarrasins. Près de là, on voit une tour ronde et les ruines de quelques églises, car cette localité parait avoir joué un certain rôle au temps des croisades, quand Saladir- envahit le pays en 1172.

En quittant Karmel, on se dirige d abord au S.-K., on laisse à peu de distance à dr. Tell et-Taxcanèh . et à g. des ruines nommées Déiral ; la vallée se creuse vers le S.-O. pour aller former Je wadi- Khabarah. Les terrains cultivés et la verdure cessent bientôt (1 h.

40}, et, à mesure que l'on descend, le pays prend l'aspect du désert.

Les citernes que l'on rencontre (•20 m.) ou les campements <1l» Bédouins en sont les seuls incidents.

Plus loin 1 h. «10 m ). toute végétation adisnaru, on Joule un sol calcaire mêle de craie et de silex.

C'est bien le dosertd'Engaddi'de la Bible. Après 30 min.) une citerne appelée TiirSvlhoul , on descend par un sentier difficile, au fond d'un ravin profond 10 m.) nommé wadi el-fihar. Un détour au N.-E.

ramène (15 m.' sur le plateau désert, d'où l'on peut, en se retournant (15 m.., apercevoir Karmel.

On rejoint bientôt (15 m.) le chemin de Jérusalem à Engaddi, et enfin (15 m.) on arrive au bord d'une falaise à pic d'où l'on voit se dérouler le bassin de la mer Morte jusqu'à son extrémité S. L'extrémité \. est cachée en grande partie par le promontoire élevé du Has- Mrrxcd, qui se diesse à peu de distance à gauche. La rive O. se creuse au S. pour former la baie appelée Birket el-khalil; plus loin la chaîne basse du Hadjr Ousdoam, s'étend jusqu'au Ghor, dont le terrain plat et marécageux semble se confondre avec le lac. En face, la rive E. projette la longue péninsule El-LUsan, derrière laquelle se dresse le rocher escarpé f i )o château de Kcrak [V . p. 801). Tenic la rive E., a partir de la

LEST1NE. Koutk W,

presqu'île El-Lissan , forme une muraille à pic sur le lac, qui n?

parait pas laisser la place d'un sentier le long du rivage, et ne prosente que les deux grandes coupures du wadi cî-Modjeh et d.

wadi-T/.arka. La descente sur Et gaddi se fait par un sentier t:

zigzag nommé Xabk Aïn-Djii fie trou d'Aïn-Djidi", qui est creu-:

en corniche dans une paroi verticale de calcaire rose, «en tîer au** abrupt, mais beaucoup plus ma..

vais que celui de laGemmi, dat1 les Alpes suisses. On atteint enè:

(■■15 min.) le plateau fertilisera:

la heUo «otirce de

Engaddi (en arabe Aïn-Djiii ou l'on dressera sa tente ;8 h. vi Karmel. L'identité de Aïn-Pjici' d'Engaddi est incontestable, h non» c*t restf le môme, et signit?

en arabe comme en hébreu « U fontaine du lîouc, » elle porta primitivement le nom de Hazezivù- Tainar (la cabane «les Palmes. Klle est meniionnéo dans la Geiè*' ixiv , 7: , avant la destruction àt Sodome , puis par Josué (\v, .

et enfin dans l'histoire de I>av. :

poursuivi par Saul (I Sam. xxn 1-1 . Plus tard les Moabitcs et le, Ammonites s'y réunirent pou:

marcher contre le roi Josapba; (H Chron. xx, 1, 2 , 20). Le* vignes d'Engaddi sont chantées dans if Cantique des Cantiques î ; 14 : or trouve encore ce nom dans Eztchiel (xlvii , 10'. Josèphe la plac< sur le lac Asphaltitc , h 300 ?ud^ de Jérusalem (Antiq. ix . I . 0 . f' vante ses palmiers et son haiia-*- Pline en parle à peu près dans mêmes termes f/fist. nat. . v, K Eusèbe et saint Jérôme ,()iivni&tticon) nomment un village de et nom. Mais on n'en trouve plum er mention précise dans les écrivaitdes croisades, bien que le nom ou désert d'Engaddi soit toujour?

connu. Seetzen a retrouvé cette localité en 1800.

La fontaine d'Aïn-Djidi fertiîi^ un plateau étroit . espèce de terrasse suspendue à plu: de J 20 ne i.

au-dessus du rivage. Le ruisseau

IUk tk 147.' J> KNOADUI

uu'elle fournit descend en cascades et répand la fertilité autour de lui. La température de la source est de "22° C ; l'eau est limpide et d'un goût délicieux. On voit alentour quelques restes d'anciennes constructions, mais la ville était plus bas. La végétation oui entoure ce sol privilégié rappelle celle de l'Egypte , c'est le Semr (mimosa unguis cati), le Nabk ou Doum Rhammus natea , \ V. y. 838) un pistachier appelé Foushtuk, et cette plante curieuse nommée Ocher (Asclepias gigantea) , qui produit la pomme de Ziodomc, fruit d'une apparence appétissante, qui éclate par la pression, et ne laisse dans la main que des petites graines sèches à panaches soveux.

C'est «ce fruit qui a donné lieu h la légende reproduite par Josèphe (Guerre de* Juifs, iv, 8, 4).

On descend de la source au rivage en '25 min. par une pente escarpée qui semble avoir été autrefois disposée en terrasse. Le rivage forme une plaine fertile d'environ 500 met. de long, couverte de jardins cultivés par quelques arabes Hachaïdèh. Elle se termine au N. au wadi-Sodéïr, que domine l'immense rocher du Ras el-Merscd , et au S. au wadi el-Ghàr , qui orme un vaste delta d'alluvions et de roches roulées. Les ruines de l'ancienne ville sont dispersées sur tout cet espace et sur les parties basses de la montagne : elles n'ont rien de remarquable.

— D'Engaddi à Jéricho, en remontant au N. la rive O. do la mer Morte, on ne compte pas motos de 1 1 heures, dont 10 h. jusqu'à Ain el-Fechkah par d'jifTreux chemins de montagnes. Cette route ne présente pas de localités historiques, mais à tout instant la mer Morte et les montagnes de Moab s'y montrent sous les aspects les plus pittoresques et les plu»

sauvages, et le géologue peut y faire mai ote observation intéressante. 11 fuut d'abord remonter à la fontaine d'Ain- Djidî, et au sommet de la montagne (1 h. 10} on suit alors le chemin de Tekoua, puis «30 m.1 on le quitte pour se diri^r

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