DE GAZA A ASCALON ET KAMLÈIL
(15 h. — Un r.mpe à Moljilcl. \.\ roufe e-l bonne et en peut galoper Quoique !»■• Bédouin* soie ni aacet moffentift « ou f«r* bien «l« demander au gouverneur d« Gaie un catalicr tuquel on donner* un écn turc par jour.
On remonte sur la route de Heït- Djibrin, à travers l'avenue d'oliviers, jusqu'au sommet des dunes, qui séparent les plantations de Gaza de la grande plaine, puis on tourne vers le N. , longeant à g.
la ligne des dunes e't a dr. un wadi cultivé. On atteint bientôt (1 h.) les bords d'un torrent desséché qui se jette plus loin dans luvadi- Sirasim, que l'on franchit sur un pont moderne pour gagner Déit-
Etlmeid, v. entouré de vergers et de grandes haies de ejetus. On atteint ensuite Barbarèh, grand village avec une jolie mosquée et de beaux jardins que les sables menacent malheureusement d'engloutir. Ici. Ton quitte la grande route pour prendre a g. un chemin qui, par le hameau de Nnlièh [-23 m.), conduit h -Î0 m.)
Ascalon (en arabe Aakahîu). — Histvire.— Cette ville était, comme Gaza . une des cinq villes royales des Philistins. Prise momentanément par la tribu de Juda (Juges, i, 18), elle résista aux Israélites pendant tout le temps de la monarchie juive , et son nom figure souvent dans les impréeationsdes prophètes Jérémie, xr.vii , 5, 7; Amos , 1, 8; Sophonio , n, 4: Zaeharie, ix, 15). Après Alexandre le Grand, elle passa alternativement aux Ptoléméeset aux Séleucides. Hérode le Grand l'orna de beaux édifiées et la donna à sa sœur Salomé; mais elle souffrit beaucoup dans la guerre des Juifs.
Ses habitants, ayant conservé leur haine traditionnelle contre les Juifs, en massacrèrent '2'» 000. Du iv« au vne siècle, Ascalon fut le siéçe d'un évéchc, et, pendant les croisades , Godefroy de Bouillon remporta sous ses murs sa célèbre victoire sur le khalife fatimite d'Kgypte. Klle ne fut prise que cinquante ans plus tard par Baudouin III après un siège ae quatre mois, dont Guillaume de Tyr raconte les émouvantes péripéties.
Saladin la reprit en 1187, mais en 1 191 la rasa à l'approche de Richard Cœur-de-Lion. L'arméo anglaise releva ses murailles , ce sont celles dont on en voit encore les restes ; mais lubars les détruisit de nouveau en P270. Elle est aujourd'hui complètement abandonnée.
État actuel. — Les ruines d'Ascalon s'élèvent en amphithéâtre au bord de la .Méditerranée. Les hautes falaises «lu rivage forment en cet endroit, un \astc hémicycle de rochers dont In cn'to est cou-
PALKSTINE. ; Roctf. 110
ronnée par les ancienne* murailles. Celles-ci présentent un aspect singulier de désolation et de grandeur déchue. La maçonnerie s'est écroulée de tous côtés par énormes blocs de 4 à 5 mètres d'épaisseur, masses encore compaete> par la solidité de leur ciment. A l'K. de l'hémicycle . a la parti* culminante, s'ouvre la porte principale par laquelle on pénètre dans l'enceinte, au milieu de-monceaux de décombres, entreméhde fragments de colonnes de granit et de marbre. Sur la gauchisont les restes d'une grande tour du sommet élevé de laquelle ol embrasse toutes les ruines. Au nord de l'enceinte, là où fut Ascalon, s'étendent des jardins stparés en petits enclos, où se cul tive encore, au milieu d'autre produits, cette espèce d'ogiion> [allium ascalonium, échalottt , uli doit son nom à celui de la ville.
Du cé>tr du S., les sables, qui ont déjà recouvert les muraille?, envahissent petit ii petit ie torra-n.
Du côté des jardins, entre ia porte d'entrée et un weli en ruines , ul reconnaît les traces d'une rur bordée de colonnes, celles d'un furum circulaire avec vingt ou trente fûts de granit ou de marbre, plusieurs grands puits à margelles dgranit; aucune colonne n'est restée debout, aucun édifice n>$:
reconnaissable ; tous ces débr.s ont été enlevés peu à peu pour les constructions de Saint-Jeand'Acre et de Jafla.
Au N.-E. de l'enceinte, s'étendent encore d'autres jardins, semés de débris sculptés , au milieu desquels s'élève le pauvre hameau d'EI-Djotirah , dont les habitant* cultivent le sol d'Ascalon. A 1^ mètres on atteint les ruines de»
barroques d'Ibrahiin-Paeha , d'on l'on descend dans une vallée fertile , où des bouquets d'oliviers, de figuiers et de noyers s'élèvent au milieu des champs de blé, pour fragner </25 min.)
Medjdel, grand village entourde belles plantations qui étonne par
Routk 149.]
1)K UA'ZA A UAMLKH.
la régularité de sa construction^ fertilité jusqu'à (45 min.) el-Borha
et l'air d'aisance de sea habitants.
Les maisons sont en pierre, les matériaux précieux d'Asralon sont entrés dans leur construction comme dans celle de la mosquée.
Le nom et la position de ce village rappellent le Migdalgad de Josué (xv, 37), et le Magdala d'Hérodote, ou Néchao bauu les Syriens
village entouré d'énormes cactus; on s'élève ensuite sur une pente pierreuse d'où Ton aperçoit dans la plaine, à l'E., plusieurs villages, dont l'un, nar son nom de Yazour, rappelle 1 Hazor de Juda mentionne par Eusèbe. Au delà du misérable hameau de Bovchit ou ibou-Chit (1 h. 10\ on atteint les
De Medjdcl, on reprend la route bords du wadi-Sourar qui reçoit les
vers le N., à travers un pays boisé ^'t bien cultivé, qui, après le village de Hamamrh, fait place à une plaine sans cesse envahie par les sables. On retrouve bientôtla route directe de (îaza, par laquelle on atteint, près d'un petit lac de 4 à 500 met. de circonférence (i h. 2.r> le monticule qui porte :
Asçdod (en arabe Esdoud), autre ville célèbre des Philistins, connue surtout par le séjour de V Arche dans le temple de Dagon et les calamités qui fondirent sur les Philistins (I Sam., iv, 5). Trois siècles plus tard, llosias prend Asçdod. On la trouve mentionnée dans les prophètes Amos, t, 8; Sophon., il, 4; Zacharie, ix. b*}, et dans Né-
eaux de toutes les montagnes de la Judée, depuis Hébron jusqu'à Béthel, et prend, près de la mer.
le nom de Xahr-Koubin. La route continue vers le N. jusqu'à (50 m.) Yebna, l'antique Jabnôh, démantelé par Hozias II Chroniq., xxvi, G\ et mentionné plusieurs fois par Jostpho au commencement du Ier siècle, sous le nom de Iamnia. C'est aujourd'hui un village moderne où l'on voit les ruines (Vune église convertie autrefois en mosquée.
De Yebna, on peut gagner Jafla en ÎJ h. 30 min. en franchissant le Nahr-Roubin sur un pont romain et en suivant ensuite
la côte.
On revient de Yebna, vers l'E.,
hémie (xiu , -il, 24). Vers 050, en franchissant une chaîne de col-
elle résiste pendant vingt-cinq ans au roi d'Egypte Psammiticus. Détruite pendant les guerres des Macchabées, rebâtie par ordre de liabinius, elle fut annexée au royaume d'Hérode le (irand. Elle portait le nom romain d'Azotus quand Philippe y prêcha l'Evangile (Actes, vin, 10). Dans les siècles suivants, elle fut le siège d'un évéché, qui fut rétabli temporairement par les croisés.
lines basses pour gagner (1 h. 20) Ekron, aujourd'hui Akir, la plus septentrionale des villes des Philistyis. qui fui conquise par la tribu de Juda et donnée plus tard à celle de Dan Josué, xxv, 11; xn, 43). Elle reçut également l'arche, qu'aucune viUe des Philistins ne pouvait garder (I Sam., v, 10-12; vi>, et la renvoya bien vite à Beihsçemèh {Aïn ech-Chems ) que l'on aperçoit de là sur les hau-
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Le village d'Esdoud est entière- | teurs (Y. p. HiH). Akir n'est qu'un ent moderne , mais on trouve pauvre village sans autres antiquités que deux puits, et entouré de quelques arbres rabougris. Son identité paraît certaine, d'après les données d Eusèbe et de saint Jé-
inent
quelques restes d'antiquités (une «olonnc, un sarcophage sculpté, t'tc.) près d'un vieux khan ruiné et d'un wéli moderne que l'on rencontre en arrivant du coté du S.-O. Le monticule élevé qui porte le village présente aussi, sur sa pente S , une grande quantité de débris d'anciens édifices.
En quittant Esdoud. on voyage à travers une plaine admirable de
Ohifnt.
rome.
Au N. d'Akir, on 'franchit une eréte peu élevée pour descendre dans la plaine sablonneuse ou s'élève U h. 25; Ramlèh ( V. p. ~'$).
SYRIE. — PALESTINE
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ROUTE ISO.