DE JAFFA A JÉRUSALEM
PAR BETHORON.
[i\ à 15 heurts.)
De Jafla à Lydda (3 h.), V. R.
113 —De Lydda, on suit la route des caravanes jusqu'à (45 min.) Djimzou, l'antique Gimzo, enlevé aux Israélites par les Philistwis (II Chron., xxvin. 18). Au delà de Djimzou', on laisse adroite la route des caravanes par le wadi-Souleiman, pour prendre le chemin qui mène, par les montagnes, aux deux Bethoron. On atteint ( 2 h.) le
puits de Oum-Rouch, avec une lace de Yalo rappelle par ruine du môme nom , d'où Ton l'Ajalon de Josué (x, U .
aperçoit au S.-E., sur un monticule isolé, le village de el-Bordj (la tour), qui répond probablement, selon Robinson, au Thamna mentionné par Josèphe, sur la route de Diospolis à Jérusalem. D'Oum- Rouch on franchit un wadi pour remonter (1 h.) au hameau de Beït- Our ct-Tahta, qu'à son nom et à de larges fondations de pierres massives on reconnaît pour le Bethoron inférieur, ville sacerdotale d Ephraïm , à la frontière de Benjamin. On redescend dans un wadi pour remonter par un chemin en zigzag, offrant des passages .taillés dans le roc, qui appartiennent sans doute à l'ancienne voie romaine deCésarée à Jérusalem On gravit ainsi la longue pente d'un contre fort allonge entre deux vallées, sur la orétc duquel on trouve (30 min.) les substruelions de quelque ancien château, et bientôt '10 min.) le village de Beït-Our el-Ffika.
Bethoron supérieur, célèbre par
la grande victoire des Israélites sur les Amorrhéens (Josué. x, 10, IL; et plus tard, par celle de Judas Macchabée sur les Syriens ( I Macc, m, 16, 24 . Cestius, marchant contre les Juifs 'insurgés, y éprouva aussi une défaite. Les deux Bethoron marquaient, la frontière de Benjamin et d'Ephraïm Josué, xxi, 29. Salomon les reconstruisit et los fortifia IT Chron., v-n, 5).
Beït-Our n'est qu'un petit village, mais ses maisons ont un air d'an tiquité. De la terrasse de la maisor du cheikh, où l'on pourra mont"' moyennant un léger bagLehicl on embrasse un horizon immense La vue s'étend an loin sur la plai r de Saron et la plaine des Pbili tins, où l'on distingue parfa ment Ramlèh et Lydda. Au X.-O le vieux château de Ras-Keck* est sans doute le Calcalia des oto.-sades. Plus loin, le regard plor sur cette longue cr^te qui u- ; pond si bien à la descentr d* h i thoron, sur la vallée de Merdj-ihr- Omeïr, au delà de laquelle* le y;
son ne?
Les h auteurs de LE. cachent fîabnon.
En quittant Beït-Our, on [ l'ancienne voie romaine, dont c.
retrouve des tronçons tr^s-nnrqués, en atteignant (25 m. I*» plateau supérieur, que l'on tranch::
;l h. 45) pour redescendre dans J»
j plaine où sélèvo
El-Djib, l'antique Gabaon , 2a i grande cité alliée de Josué ix. :i.
x. 2-12) où commença la d- t'a i* des Amorrhéens. ftahnon dev?rr : ensuite une ville»sacerdotale de la ' tribu de Benjamin. Abner y lu 1 battu par Joab II .Tarn, ir, 12-1?
et Salomon y offrit milb» holocaustes pour demander la saire***1 à l'Eternel (I Rois iu . 4-f»\
El-Djib est un village l it) suune colline isolée, au milieu d un* des plaines les plus fertiles de :i Palestine. Ses maisons sont semées irrégulièrement sur le sommet de la colline . ou s'étacen»
des vergers et des vignes. Au centre se dresse, comme une espèce de forteresse, un bâtiment massif, reposant sur des chambra voûtées, d'une construction remarquable. A l'K. on voit une petite fontaine, qui coule dans u»
grand réservoir souterrain; pr,-s de la. est un autre réservoir ouvert, oui rappelle le grand réservoir a Hébron.
De el-Djib. on peut suivre U route des caravanes qui rejoint
Route 1ÔU. BETUORON.
près de Tolëd el-Foul (Gabaa) la route de Naplouse à Jérusalem V. R. 1U9\ mais on ne devra pas manquer d'uller visiter, sur la hauteur du S. la mosquée abandonnée de
Nébi Samwil le prophète Samuel' bâtie sur les ruines d une église <ics croisés, et entourée d'une douzaine de maisons, qui paraissent construites de blocs antiques. 11 faut monter sur le toit et en haut du minaret de la mosquée, d'où l'on découvre un des plus beaux panoramas de la Palestine. Au S.-E. apparaît Jérusalem avec ses coupoles et ses minarets, h droite la montagne des Francs, et Nethleiiem, et plus au S., les montagnes de la Judée jusqu'aux environs d llébron. A l'O., on voit la plaine de KamlMi et la mer. Au X. Gabaon, Hiroth et Bethel jusqu'à la montagne sombre de Taïybèh. A l'E. apparaissent les monts de Galaad et de Mnah. La vallée du Jourdain est trop encaissée pour être visible.
On n'est pas d'accord sur l'identification <le Nébi-Samwil , mais il est certain qu'il a du y avoir une ancienne localité. Les croisés l'avaient pris pour Sçilo (V. p. 748).
— G A 13 AON . 855
Richard Cœur-de-Lion vint y jeter un regard sur Jérusalem, que ses imprudences chevaleresques, l'avaient mis hors d'état de prendre.
Lne vieille tradition identifie Nébi Samwil avec le Ramathaïm-Zophira de Samuel; mais Robinson a montré, par la comparaison des textes ;I Sam. x, 2\ que cette localité ne pouvait être dans cette direction. Il a proposé de l'identifier avec Mizpah, ourles Juifs s'assemblèrent plusieurs fois avant de combattre les Benjaminitcs Juges xx: ou, les Philistins (I Sam.
vu, et pour élire Saill (ib.
De Nébi-Samwil, on redescend dans te vallon profond de Beït- Iianina, du nom d'un village qu'on aperçoit a gauche au N.; laissant à droite sur les hauteur* les villages de Beït-Iksa et de Lifta, on descend à travers une gorge étroite plantée de vignes et de figuiers au point où Ton rejoint la roule romaine; la tradition y place le lieu du combat do David et de Goliath. La vallée du térébinthe, ou il eut lieu, est décrite p. 848. Remontant dans un vallon latéral, on atteint les tombeaux des juges et 1 h. •!'>; Jérusalem.