PAR LE PLATKAU OCCIDENTAL
Les premières marches vont directement au S. On passe (l h.
15 m. près du village de Yatta
ffî* ARABIE. -
(très-probable nient le Djouttha de .
Josuc) , avant d'arriver (45 m.) à | Sémou'a, grand village dans une belle situation, sur une éminence assez élevée. C'est, on peut dire, le dernier lieu habité que l'on doive rencontrer sur cette route. Indépendamment des oiternes, qui y sont assez nombreuses , on ne compte pas moins de sept sources dans les environs. D'après une détermination barométrique de M. Schubert, la plaine est à 722 met. au-dessus du niveau do la mer, près de 200 met. conséquemment, plus bas ciu'Hébron. Sémoua est indubitablement YEschtemoa de Josué.
Après ce lieu, on rencontre successivement Rdfât (-25 m.), el-Ghouwaïn (50 m.) et Mak-hoûl (1 h. 55 m.; toutes ruines sans intérêt; à 1 h.
50 m. de Mak-hoûl, el-Milh a plusieurs puits et des ruines. M. Schubert avait déjkpensé, et M. Robinson a démontré que el-Milh doit être le site de la station de Malatha des documents romains et de laMoladahde l'Écriture. La vallée voisine porte encore le nom de wadi Matath.
On peut aussi venir jusqu'à el-Milh par la route plus orientale de Kourmoul et de , Karycteïn (R. 151), en touchant ensuite, à mi-chemin à peu près de Karyétem à el-Milh, au site ruiné de Tcll-Ara'ad.
Ici ont disparu les dernières traces de champs cultivés. On est entré dans les solitudes qui précèdent le désert.
Arârah, (2 h. 5 m. d'cl-Milh), station qui a plusieurs puits et des restes d anciennes habitations, doit être l'Aroër du livre de Samuel.
A 2 h. 5 m. de là se présente une petite chaîne de hauteurs appelée Koubbèt el-Baoul, rem arqua oie en ce qu'elle forme le point de partage entre les versants opposés de la mer Morte et de la Méditerranée.
Le wadi gl-Falya. qui y a son origine du côté de l'E., va se réunir au wadi ez-Zo'ara (R. 151, p. 860), , tandis qu'à l'O. le wadi-Aràrah va j rejoindre le wadi es-Seba', dont l
-S1NAI. Roi: te ira.
les eaux, en hiver, vont se perd™ dans la Méditerranée , au sud de Gaza.
Après le Koubbèt el-Raoul, on coupe (10 m.) le wadi-Abou - Toraïffh, on passe (35 m. ï au siteruin?
de Kourneb, jThamara) et l'on se trouve (lu m,) au haut d'une coi* dont la descente (*20 m.) est assez facile. M. Schubert a trouvé, par une observation barométrique. 495 mèt. pour la hauteur de la plaine de Kourneb au-dessus du niveau do l'Océan.
On voit que, depuis Hébron , la descente, quoique peu sensible, a été continuelle. Au point où I on est arrivé , elle va devenir beaucoup plus prononcée.
A 3 h. 10 m. de cette première descente, on arrive au haut d'une autre côte beaucoup plus roide et plus longue. L'altitude de ce poini a été trouvée par M. Schubert de 46G mèt. La descente prend environ l h. Pour cette descente, on peut suivre trois passes, distantes d'une heure environ l'une de l'autre. La plus orientale est appelée par les Arabes es-Sou/eï, celle de l'O. Yémen, et celle du centre es— Safah. La passe de Yémèn (ou * de la droite >) est la plus fréquentée, parce qu'il y a de l'eau à sa partie supérieure.
A 10 m. du débouché delà pas*e d'es-Safah, on voit les restes d'un fortin qui fut sûrement destine autrefois à en garder l'approche. 25 m. de plus conduisent au bord du wadi el-Fikrèh , ravin larg^. .
mais peu profond, qui vient de loin dans le désert de Tih, et qui, en hiver, porte auGhôr, par le S.
du djébel-Ousdoum , une masse d'eau très-considérable . R. 153, p. 857). A ce point du wadi, le baromètre de MM. Erdl et Schubert leur accusa 5 pieds au-dessous delà mer Rouge, conséquornment 1439 pieds (467 mèt ) plus bas que le sommet de la longue et rapide montée d'es-Safah et 1225 pieds (390 motO au dessus de la mer Morte. Ici commencent à se montrer les premiers mimosa*.
^ Boute 151.]