‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 403 sur 511 · A SUEZ · texte numérisé non relu

A SUEZ

que l'on a maintenant à faire jusqu'à Suez (environ 31 h.) suit, à une distance plus ou moins grande, la direction (X.-N.-O.) de la côte, et toute cette partie de la route peut recevoir à juste titre la qualification de désert. Plnçe sablonneuse et nue, hauteurs arides, wadis qui de distance en distance descendent vers la dite, eau détestable, absence à peu près absolue de végétation, parfois les illusions du mirage : voilà quels en sont les traits généraux. Sur sa droite, c'est-à-dire vers l'E. , à une distance médiocre, on voit se dresser une chaîne de hauteurs blanchâtres, surmontée çà et là de quelques pies plus élevés, et que les Arabes désignent sous la dénomination générale de djebel er cette chaîne n'est à vrai dire qu'une des faces, un des escarpemements du plateau qui se termine au S. par le djébel et-Tih.

Maintenant il va nous suffire do noter sommairement les principaux incidents topographiques de la route, avec les distances:

Du point où nous nous sommes arrêtés, à la. l'onction du wadi- Homr, du wadi-Chébeïkèh et du wadi-Taïyibeh , on arrive (1 h.

30 min.) au uadi-Thdl. Ce wadi descend d'une chaîne de hauteurs particulière appelée djebd-Woutdh, qui court parallèlement au djébel et-Tih dont elle est séparée par une assez large vallée, avec un wadi appelé aussi Woutnh. Après le wadi-Thàl, on rencontre successivement (15 min.) le icadi-Kouwcisèh, (1 h. 15min. i le wadi-Wouçeit, ;1 h. 5 min.) le wadi Oum-Soueilih, et enfin 1 h. 10 min.) le u.âdt- Gharaudcl, nom commun dans l'Arabie Pétrée. Le wadi-Gharandel mérite plus d'attention que les précédents ; il a des sources, un ruisseau d'eau courante , et par suite, quelques palmiers. Les anciens navigateurs l'avaient n*soz distingué pour que le haut du golfe de Suez ou il débouche en reçût quelquefois le nom de Sinus Gharandra, comme on le voit dan>

Pline. A 2 h. plus loin, on trouve une source d'eau saumatre et nmère appelée Ain-Haicdrah , la plus mauvaise de toute la plage, disent les Arabes. Ce point est communément identifié avec la fontaine aroère de Marah de l'itinéraire des Israélites (Exode, xv, 23 et suiv.; Nombres, xxxni, 8), ce qui est contesté par M. Lepsius.

Après Aïn-Hawàrah, on coupe (2 h.) le wadi elAmârah , {3 h. 30 min.) le wadi-Warddn , (8 h. 15 min.) le wadi-Sadr, (3 h. 10 min.) le tvadi eLAiha, (1 h. 25 min.) le wadi-Khardiyèh, et enfin (-2 h.) le wadi-Reiyanèh. De ce dernier point on gagne (1 h.)

-SÏNAI. i Route 15S>.

Aïoun-Mouça, les fontaines de

Moïse (ou, comme on dit nément, la fontaine de Moïse, Mouça), un des lieux les plus renommés et les plus connus de toute cette plage. C'est un groupe de sources ombragées d'une vingtaine de palmiers rabougris, à 30 min. de la côte. L'eau en est saumatre. Quelques vestiges peu remarquables au voisinage des sources indiquent l'emplacement d'us village abandonne.

De Aïn-Mouça h Suez, toujours en suivant la côte, 6 h. 30 min.- Pour la description de Suez eî Sa route de Suez au Caire, vov. ciaprès, R. 103.

Page 1