‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 420 sur 511 · DE MALTE, DE CORFOU OL DE JAFFA A ALEXANDRIE · texte numérisé non relu

DE MALTE, DE CORFOU OL DE JAFFA A ALEXANDRIE

De quelque côté qu'on arrive ù Alexandrie par mer, on doit perdre longtemps les côtes de vue.

De Malte, on a 3 jours et 4 nuits de navigation, pendant lesquels on entrevoit quelquefois un instant les caps Kazat et Mellah', oui appartiennent à la côte d'Afrique. En venant de JafFa ;i jour et i nuits) on aperçoit parfois les bouches de Damiette, si le navire dévie un peu vers le S. Les services accélères du Lloyd venantde Khodes (8 h.) ou de Corfou ;3 jours et 3 nuits } perdent également la terre de vue . à partir des dernières lies de l'Archipel (Searpanto, Candie1. De quelque côté qu'on arrive, la côte d'Egypte ne se voit qu'à, une faible distance. C'est une (çrève basse et sablonneuse, avec 3es moulins , quelques maigres Dalmiers et plusieurs forts qui portent les noms de Adjémi, Ma- -about, el-Kanat, Namousia , etc., m peu plus à TE. Le premier obet qu'on aperçoive de la pleine ner est, dit-on , la colonne de Pompée : nous avons essayé par ieux fois de vérifier cette assertion sans parvenir à reconnaître monument . qui nous a paru ^aché par les navires du port et sar le nouveau Phare , grande our ronde massive, qui franpe au >remier abord. A l'E. du phare se nontrent les bâtiments du serai, ine partie de la ville turque et ;nfin le fortin et le petit phare de 'E., qui répond à l'antique Pha- •os. Les deux monticules qui sortent Jes forts Napoléon et Caf-

farelli dominent la ville proprement dite.

Les abords du port «l'Alexandrie sont difficiles et dangereux:

une chaîne d'écuoils et «le bancs de sable, qui court parallèlement à la côte, ne laisse que des passes étroites et sinueuses; il faut attendre pour les franchir la lumière du jour et l'arrivée d'un pilote du pays. I/iiîtérieur du port est sûr et le mouillage est bon.

I n grand nombre de navires s'y pressent, mais celui qui s'attcn^ drait à un spectacle pittoresque éprouverait une grande déception.

A part quelques minarets, l'aspect delà ville n'a rien -d'oriental, les bâtiments du serai et de l'arsenal qui se dressent à l'E. sont des édifices modernes sans caractère.

Quelques vieilles carcasses de vaisseaux de ligne . débris de la flotte de Navarin, attirent seuls le regard de ce côté. Quand on jette l'ancre , le voyageur n'a donc rien de mieux à faire qu'à songer à son débarquement.

ALEXANDRIE

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