‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 419 sur 511 · POTTR TROIS PERSONNES KT DX VOTAGR DE HUIT SEMAINES · texte numérisé non relu

POTTR TROIS PERSONNES KT DX VOTAGR DE HUIT SEMAINES

tfO oka de riz.

■ macaroni et vermicelle.

■ farine de froment pour le pain.

— pommes de tarre.

— haricots blancs.

— lentilles, fi — ognons.

2 — orge mondé.

2 — gruau.

Poules, œufs, beurre, viande de mouton et de bœuf.— On ne fera ces sortes de provisions que d'une station à un«* outre.

2 oka de pâte d'abricots.

1 — gros raisin sec 1 — amandes.

1 — prunes sèches. 300 oranges.

60 citrons.

Chocolat.

4 oka de sucre.

1 flncon de sauce à poisson.

4 boîtes de conserves de légumes verts. 1 cabillaud sec.

Fromages.

4 oka de biscuits.

8 — café.

1 — thé.

2 livres de sel blanc (dans une boîte

de fer-blanc), Epices, poivre, etc.

2 oka de savon pour le linge.

1 cruche d'huile d'olive.

On peut toutefois réduire cette somme avec quelques exigence* à? moins quant au nombre de matelots <G suffisent à la rigueur;, au nombre des repas, etc. Trois de nos amis ont pu, d'octobre en décembre, faire en un peu moins de deux mois le voyage d'Assouàn aux condition* suivantes : pour le reïs, 825 fr.; pour le drogman, qui n'avait fourni que le linge, les lits et les ustensiles de cuisine, 500 fr.; la nourriture prise en route avait monté a 400 fr.; les provisions emportées du Caire à 200 ; faux frais et baghehieb, 100 fr.; en tout i 025 fr., ou 6^0 fr. par personne. Seul on payerait à peu près autant, sauf une légère diffe-

5 oka d'huile à brûler.

2 bouteilles de vinaigre.

4 boites^e sardines.

2 — moutarde.

M) bouteilles de vin.

20 — bière.

8 — eau-de-vie.

8 — rhum.

1 oka de bougies, fi — tabac djebeli.

Cigares.

Verres.

Tasses s café.

G tasses à cafe turques.

Assiettes, plats, soupières, eouvtru, etc.

Linge d« Ht, de table et de toilette.

2 flambeaux.

I lampe.

Ne pas oublier, pour les achats dans les villages, un sac de 500 piastres en petites pièces.

Résumons ces dépenses :

Équipement et provisions, environ 700 f. Location de la barque pour 60

jours 1000

Salaire du drogmun , s'il remplit en même temps l'office de cuisinier. 400

Provisions achetées en route 300

Guides , Anes , chevaux , baghehieb, etc 500

Total pour trois personnel. -JtiOOt.

ronce sur la nourriture. — Quand on est pressé par le temps, il faut faire prix pour le voyage aller et retour, et non à tant par mois, car alors l'intérêt du reïs serait de perdre du temps.

Tl est do règle qu'en remontant le fleuve, les descentes a terre pour ^visiter les monuments sont subordonnées au vent. Si le vont le permet, ou que rien ne presse le voyageur, on visitera en allant les localités d'urr intérêt secondaire, plutôt que Thèbes, qu'il est bon de réScrver pour le retour, afin d'y consacrer autant de temps que possible, outre qu'après celles-ci, les autres ruines perdent de leur intérêt, au moins pour le plus grand nombre des voyageurs.

Qn pourrait étendre beaucoup les recommandations; mais il faut laisser quelque chose a la réflexion et aux circonstances. Maintenir son autorité vis-à-vis de l'équipage, tout à la fois avec fermeté et avec justice, et ne jamais laisser ses hommes se relâcher sur l'article trèsessentiel du lavage journalier et de la propreté de la barque, ce sont les deux choses qui importent avant tout.

S 4. — Saison favorable, hygiène, impression générale — La meilleure saison pour visiter l'Egypte est l'automne ou l'hiver. On peut visiter la basse Egypte à peu près en toute saison, sauf en été, où les chaleurs sont trop fortes, et où le pays est couvert par l'inondation. En octobre et novembre, les grandes chaleurs sont passées, et l'on aura le spectacle de l'inondation à sa période décroissante. Le voyage de la haute Egypte doit être fait de la fin d'octobre à la fin de mars ou plus tard. Comme la première partie du voyage doit se faire à la voile, en remontant le fleuve, il faut éviter autant que possiblo l'époque où régnent les vents du sud (mars-juin} qui rendraient le trajet interminable, et surtout les mois de mai et de juin, qui sont les plus exposés au khamsin et au sémonm. L'époque choisie pour voir l'Egypte doit, du reste, se combiner avec les projets ultérieurs du voyageur. Si, par exemple, il se propose de visiter ensuite le Sinaï et la Syrie, il devra revenir de la haute Egypte à la fin de février, consacrer le mois de mars a la péninsule arabique, pour arriver en avril dans la Palestine méridionale. Réciproquement, le Voyageur arrivant de la Palestine ou du*Sinaï devra être au Caire vers le milieu de janvier au plus tard, et partir immédiatement pour la haute Egypte. Le moins que l'on puisse donner à l'Egypte, c'est trois mois.

C'est surtout en Egypte que le vovageur devra suivre dans toute sa rigueur les règles d'hygiène posées dans notre introduction générale. Il devra se garder de l'extrême chaleur, en ne s'aventurant pas au soleil pendant les heures chaudes du jour; éviter les coups de soleil. qui peuvent être mortels, en se couvrant avec soin la tête d'un épais tarbouch, et même, dans la haute Egypte, de plusieurs tarbouchs superposés, et en ombrageant le front, le cou et les épaules sous les plis d'une épaisse kouflièh ; se prémunir contre l'éclat de la lumière et contre les ophthalmies, en portant des conserves bleues, ou un voile Je soie vert ou bleu ; porter d»> la flanelle sur la peau, et surtout une ceinture sur le ventre, pour éviter les refroidissements brusques et la diarrhée ; combattre celle-ci des le dé-but, comme la dyssenterie et la fièvre intermittente. ( V. Introduction générale.: C'est surtout par

EGYPTE

une alimentation modérée, par des vêtements entretenant une température égale* et douce qu'on en préviendra l'invasion. Les personne? malades de la poitrine , qui viennent demander au climat chaud e: égal de l'Egypte une guérison attestée aujourd'hui par de nombreux succès, devront se diriger comme il suit : arriver en Egypte vers i fin de septembre, et s'installer au Caire jusqu'à la fin d'octobre;!?* malades, qui n'ont encore qu'une atteinte légère, pourront même, l'avis des médecins européens du Caire, se contenter du séjour 54 cette ville, où l'hiver se marque à peine par deux ou trois semaine de pluie. Mais à un degré plus avancé, le climat du Caire serait bsufiisant, à partir de novembre il faut se rendre dans la haute Égypîe passer l'hiver sur une cange confortablement équipée, et s'installer i Louksor, à Assouan, etc. Dès le mois d'avril, il faut être revenu a- Caire, et retourner promptement en Europe pour éviter les gran<3fs chaleurs de l'été, qui seraient très-funestes et détruiraient le bénétc-f obtenu. Il faut passer l'été sous le climat doux de la Provence ou Ce l'Italie du N., pour revenir à l'automne en Egypte. Deux hivers ai; moins sont nécessaires pour assurer la guérison.

Do tous les pays que nous avons à décrire dans cet ouvrage, l'Egypte est peut être le plus remarquable, et assurément le plus facile à parcourir. Les paquebots, le chemin de fer, la civilisation européenne, qui a pénétré jusqu'au Caire, la manière douce et confortable <ie voyager sur le Nil, en font le voyage par excellence pour les femme* et les malades, pour lesquels les excursions dans 1 intérieur de la Strie, de l'Asie Mineure et de la Grèce sont si difficiles et si pénibles. La vue du Delta couvert de prairies verdoyantes à la suite «ie l'inondation enchante l'homme du nord, qui vient de parcourir le* camp.-ignes brûlées de la Syrie, les rochers arides de la Grèce, ou les sables sans lin de l'Arabie. Le Caire, avec son architecture arabe si pure, sa population si pittoresque , mêlée de toutes les races de l'Afrique, frappe et étonne plus encore peut-être que Constantinople; enfin. lc,s pyramides et les temples de la haute Egypte reportent notre pensée dans les profondeurs les plus reculées de l'histoire. La vie ur peu monotone que l'on mène sur une cange, en remontant le Nil, e*t un des meilleurs stimulants à l'étude, et le touriste le plus frivole devient par nécessité un voyageur sérieux. Quelques livres bien choisis deviennent alors une ressource précieuse : il ne faut pas craindre de grossir son bagage de cette manière. Le dessin, la peinture, l'histoire naturelle offriront d'utiles délassements à celui qui craindrait trop les études archéologiques. Tout le inonde ne possède pas ces talents ou ces connaissances, mais un des passe-temps qui peuvent rendre le plus fructueux les loisirs de ce long voyage, c'est la photographie, dont les procédés sont h la portée de tout le monde, et qui' permet de rapporter une collection de souvenirs aussi précieux pour les savants que pour les gens du monde.

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