‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 429 sur 511 · D'ALEXANDRIE AU CAIRE · texte numérisé non relu

D'ALEXANDRIE AU CAIRE

LE CHEMIN Dl FER.

L'emlurcadèr* e»l à l'cilrémité S. 0. d« U

ville , Hors de la porte Caban , a. 35 min. du quartier franc. Quatre train» «le toyawuri par jour, Dcut train* oinnibu» à 9 li. du matin et 4 h. 30 m. do eoir. Trajet en 7 b. Deux Uaim exprès» à 1 b. du »«ir et i minuit 45 in. Trajet en 6 b. Pria de* place* d'Alexandrie au Caire, \r» cl., ib7 piastre! (41 franc»;; S?r cl., 105

piastre» (27 fr.;; 3t? c! , 40 piastre» (10 fr. 50.) ' aurait Commencé n» do I" et 2«* cl. »ont ben», retu d« d'eau doUCC, oui l à peu prà* exclusivement occupai par

3« cl.

le» fellah». Pour le transport d'un chev.il, 200 pia»lre»; un chien, 20 pa-lre*. Au-des*mi* de 10 an» le» enfant» payent demi-place ; ceui qu'un porte »ur le> genoux ne payent pa».

EGYPTE. LRorTi 152.

immense marais qui dépose ut, couche de sel et infecte Akxirdrie de ses miasmes pernieirui Dès le temps de Mohammed-A il avait été question de rendre immense terrain à la culture.

par linci aurait lav* terres et y aurait déposé un i: ; fertile; malheureusement l'tv i tion de ce projet a tlû «*• tre ajour La première impression ou \> ■ geur qui s'éloigne d'AlexanJr.

toute de tristesse , à la vu»

cette plaine inculte çà et 1a gnée par une eau .stag-tiante qt vent ride à peine. > Au bout*:

min., la chaussée est i>o!milieu du lac, et l'on ne vo :

que les rails, ainsi que Jesp.H': et les fils du télégraphe élev tru

Depuis la fin de 1855, époque à laquelle le chemin de fer au Caire a été terminé, les anciennes routes, soit par terre, soit par eau, que Ton suivait pour gagner la ca]>it;ile de l'Egypte, ont été tout à fait abandonnées. Elles offraient d'ailleurs très-peu d'intérêt; maintenant, du

moins, la monotonie du pays est Bientôt on sort du tac et l'or. sauvée par la rapidité du voyage, verse des champs cultivés. U

« Les ingénieurs qui ont construit le chemin de fer d'Alexandrie au Caire, dit M. Paul Merruau dans son remarquable volume {l'Egypte contemporaine, 1858j, n'ont pas eu de grandes difficultés à vaincre. Cette partie de l'Egypte offre une surface tellement plane qu'on a été dispensé d'y faire ce qu'on est convenu d'appeler des travaux d'art, tunnels, viaducs, etc. Le chemin traverse, indépendamment d'une multitude de canaux qui forment comme le système veineux de cette terre, deux grandes artères, la branche de Rosette et la branche de Damiettc. » En réalité, on n'a eu que des ponts à construire.

Au sortir d'Alexandrie, la voie ferrée court entre le canal Mahmoud ièh et le lac Maréotis. A

Sauche, on reconnaîtra la colonne e Pompée, les villas et les fabri-

Sutfs élégantes, les moulins àforme ollandaise qui bordent le canal et contrastent avec les humbles huttes des fellâhs. A droite s'étend à perte de vue le lac Maréotis.

« Ce lac était autrefois rempli d'eau vive cteontcnait une grande quantité de poissons. Les Anglais, en y introduisant les eaux de la mer, en 1801 ( J\ p. 96-2), en ont lait un

'du 'la

canal. Kafr-Dautiar lr> ~ première station, n'otfre r d'intéressant, et l'aspect dj ;t « est très-monotone. Il a cèpes "m." bien gagné, grAce au, caru! moudièh, depuis l'époque eu . fmée de Bonaparte y ta:*a:î -* deilx premières étapes surlai d'Egypte, et où les plu* î<r»v Lanne et Murât, se livraient j j tristesse et au <3écouragemi?r:. ■ - atteint (50 min .)

Damanhour, gros bourg <p> > ii nonce de loin par de haut* n rets octogones. De près, u i qu'un assemblage informe -i l* tations en briques creuses. I s ^ metière arabe, avec ure il.*' mosquée en terre et ombragé d'un beau bouq;^*.

palmiers au S., lui donnes: ipendant un peu de ptttoresq jv.

Au delà de Damanhour •: a mence un pavsage Qui rappel.

entièrement la Hollande, sz^- ■ palmiers, l'azur inaltérable jj et l'aspect de la population, r , la nature du Delta qui oumr.vj: - '■■ A une plaine immense eu '< rizon n'est fermé par aucune * ■ vation de terrain, KuceéJest !• champs admirablement cultes ' entrecoupés de mille canaux >

(Routk 16Î.)

se croisentdanstousles sens, qu'on pourrait compareraux mailles d'un filet jeté à terre. Ici s'élèvent des villages composes d'une trentaine de huttes, construites avec de la boue ; là des villas en pierre, surmontées de minarets et de coupoles, et abritées ça et là par des bouquets de palmiers. La population est laborieuse, active. Point de ces noirs couchés, comme des lézards, le dos au soleil, pendant les heures de travail. Les uns puisent de l'eau pour l'arrosage des terres, les autres lient les gerbes de maïs. Nous n'avons jamais vu d'habitations humaines donner une imitation plus parfaite d'une ruche en travail que tel village, aux rues étroites et sinueuses, où notre om!

LE CHEMIN DE FEÎt. 971

Tantah, où l'on distingue une

jolie mosquée avec un dôme ogival, et un beau minaret octogone.

C'est une ville riche, commerçante, entrepôt de beaucoup de marchandises qui viennent de l'intérieur, lieu de foire où se rendent les spéculateurs et les

reprosen-

aeheteurs sérieux, les tants des maisons d'Alexandrie, de Marseille, de Triestc et d'Angleterre.

A Tantah se détache l'embranchement do Damiette , achevé jusqu'à Samanoud.

Au delà de Tantah, le chemin se dirige au S.-E. à travers de riches cultures, coupées d'un nombre énorme de canaux. La station de Birktt es-Sabb (30 m.)

plongeait du haut des wagons, et n'offre aucun intérêt. On traverse

où il était impossible de signaler

la moindre trace d'oisiveté >

(Merruau .)

On atteint (l h. f» min.l le Nil, ou plutôt la branche de Rosette, près du village de Dahari. Le fleuve est très-large en cet endroit, et le pont qu'on a jeté entre les deux rives est le plus bel ouvrage du chemin de fer. Il a 12 arches, et il est construit tout en fer, même les pile, qui sont formées de tubes métalliques. Il a coûté 10 millions de francs. C'est le dernier qui ait été terminé; longtemps on a été obligé de passer le fleuve a bac.

Au bout du pont se trouve la station de ^

Kafr Zayad. qui marque la moitié du trajet entre Alexandrie et le Caire. Buffet confortable, 35 min.

d'arrêt .

A 15 milles au 8. de Kafr-Zayad, sur la . rive droite de la même branche, est l'ancienne Balte la ville des Psammctiks. Le village voisin des ruines garde encore le nom de Sa, qui est la forme égyptienne et hiéroglyphique de l'ancien nom. Les habitants disent Sa e1-Ha<Jjar. Il ne reste de la ville qye les murailles et les ruines abandonnées des maisons.

Au delà de Kafr-Zayad, la locomotive emporte le voyageur à travers le Delta, jusqu'à (30 m.)

sur un beau pont en fer la branche de Damiette, pour arriver Ç.lh m.) à la station de

Benâ'l Assal, où l'on voit un palais de style italien, construit par Abbfcs-Pacba dans une belle situation au bord du fleuve, mais dont les jardins manquent d'arbres. A côté se dresse un de ces énormes monticules de décombres, que l'on voit fréquemment en Kgypte. On y a, dit-on, trouvé beaucoup d'antiquités lors de la construction du palais. *

De Benà'l-Assal se détache un embranchement pour Zaggazig, ville sans intérêt pour le voyageur, près de laquelle un monticule appelé Trll-Uu*t<i, repond sans doute à l'antique Bobaatis; là commence aussi le canal ou Wadèe, qui va rejoindre a l'E. le lac Tunsah. [V.ÎX. 1G3)

De Benà au Caire, il n'y a plus qu'une distance de 1 h. *Le pays perd sa verdure, mais on commence à apercevoir au S.-O. les deux grandes pyramides de Gizêh. A la station* insignifiante de Ktilioub, ou les trains express ne s'arrêtent pas , on apercevra vers l'O. les tours de briques du barrage du\U{V. p. 9îHî;. Bientôt on voit se dessiner, au delà des pyramides, à l'O. la ehaîne libyque, tandis qu'à l'K. se dresse la chaîne

K(iY

arabique, précédée par le mont Mokattani, au pied duquel on voit resplendir les coupoles et les minarets du Caire. Franchissant Ircanal de Cherkawi. on laisse à droite le palais de Choubra et sa belle avenue de sycomores, à gauche l'immense palais de YAbbasièh et l'embranchement de Sue/, et l'on arrive au débarcadère du Caire, situé devant le terrain dit le transit, hora de Bab el-Hadid {la porte de fer).

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