X. Renseignements généraux
Arrivée. — Ea sortant de la station, le * voyageur aura le choix, pour se rendre à l'hôtel, entre les omnibus et les àniers, qui se disputeront sa personne. Il n'aura, du reste, à rencontrer ni douaniers, ni gendarmes, comme dans nos pays civilisés.
Entrant par Bab el-Hadid, on est en quelques minutes à la place de l'Esbékyèh et au Mouski, centre du quartier Franc.
Hôtel». — Les principaux sont sur l'Esbékyèh: Shepsherd's hôtel, ou Hôtel Zeg. 1« meilleur du Caire, et où descendent les voyageurs de la malle des Indes. Les appartements sont beaux; la table est bonne. 10 shell. (12 fr. 50) par jour, service compris. Le vin est, partout, en dehors.
Hôtel d'Orient, tenu par Coulomb. C'est, pour les Français, ce que le précédent est pour les Anglais. Le service est à peu près le même. 11 fr. par jour, tout compris.
Indian Family hotel, lo shellings.
Hôtel des Pyramides, à l'entrée de la grande rue du Mouski, tenu par un Allemand. Chambres très-laides, cuisine excellente et copieuse, bon service. 10 fr.
Hôtel Horic, 10 fr.
Hôtel du Kil ou le Giardino, dans une petite ruelle attenante à la rue du Mouski, tenu par un Français. 8 fr.
Hôtel Olivier, prés du consulat anglais, 5 fr., non compris le service et la bougie.
Hôtel delà Belle Grèce, dans leMouski, un peu avant la poste européenne, tenu par des Grecs. On y mangea la carte, à très-bon marché.
L'hvtel Dellerue, en dthors de la ville,
>TK. Route 162.
près du vieux Caire, sur les bords du Nil, est dans une position belle et &alub:e. Recommande pour les malades. Bonc?
nourriture. 6 fr.
Logementa particuliers. — Les personnes qui veulent, pour raison de *at>* ou autre, se fixer au Caire pour un t<rtain temps, auront beaucoup plus daraitages à louer au mois une maison , daat i< quartier Copte ou dans le quartier Fran: On n'en trouvera aucune qui soit confortablement disposée, surtout pour l'hive-, selon nos besoins et nos habitudes ; m*j on peut aisément y faire les approbations nécessaires. Les prix varie nt nécessairement selon le quartier et le logement ils sont plus élevés dans le quartier Frir: que dans le quartier Copte. 100 piastre (20 fr.) par mois peuvent être regarder! comme un bon prix moyen. On peu; descendre jusqu'à :>0 et monter à 200 et 2.".?. Le salaire mensuel des domestiques es:
à peu prés comme à Alexandrie ; F.p.S>'. plutôt moins que plus.
Cafés. — 11 y en a plusieurs sur I'Esbrkyèb, tenus par des Grecs ou des Le tutins; on peut aussi recommander le cafi d'Europe, dans le Mouski, un peu arsr:
la petite place circulaire On y trouve fcs journaux français Quant aux cafés arabe, ils sont innombrables: leur nombre depasse peut-être 1200; ils ne di lièrent *2 rien des cafés de la Turquie [V. p. 3£> ou du reste de l'Orient. Le maître ducs* a toujours une quantité de pipes commii nés pour ceux des consommateurs qui t s demandent. Les prix sont eitrèmener.
modiques; dans quelques cafés on veci aussi de l'opium et du hachich. C'est aursi la qu'on entend les conteurs \ V. p. $4-' les musiciens ambulant», etc.
Poste — Le bureau de la poste eur?- |>éenne est dans le Mouski . près de !i petite pince circulaire. — Pour la poste de la haute Egypte, les lettres doivent être adressées aux consulats qui les envoient chez le gouverneur du L'aire, lequel les expédie aux points indique» moyennant une modique rétribution.
Anes, chevaux, ohsmMax, etc.— Oa trouve à tous les points du Caire des àori de louage avec leurs conducteurs, à si bon marché, qu'où ne fait pour ainsi dire p*»
Route 162.]
in pas sans enfourcher cette monture omraode. (Y. p. ÎH9) Une course ordilaire se paye 1 piastre ; une heure. 1 p. & ; la journée dans l'intérieur du Caire, ! piastres et quelques paras de baghchich i l'ànicr ; la journée dans les environs du 'aire, 10 à 12 piastres. Le cheval est jeaucoup moins employé ; cependant m trouve aussi à en louer pour faire des promenades à Choubra, aux plantations 1* Ibrahim-Pacha, etc. Lorsqu'on se sert l'un cheval ou d'une voiture dans l'intérieur de la ville, on doit se faire précéder l'un sais qui court à pied en avant, pour faire ranger les passants, par ses cris et par les coups de courbach (cravache) qu'il administre à droite et a gauche. L'insouciance des Arabes est telle qu'ils se dérangeraient à peine sans ces avertissements énergiques. S'il néglige de se ranger, l'Arabe néglige aussi souvent de crier gare, et lorsqu'on marche à pied dans les rues, il faut avoir la plus grande attention pour n'être pas à chaque instant heurté par les portefaix ou écrasé par les chameaux. Pour ceux-ci, les grandes stations sont en dehors des portes Bab en-Nasr, Bab el-Foutouh, et surtout en dehors de Bab el-Hadid, au lieu appelé le Transit. Le chemin de fer a cependant diminué beaucoup l'importance de cette station. Le voyageur qui serait désireux de faire une course sur ses singuliers animaux, serait infailliblement repousse s'il s'adressait directement aux chameliers. Il faut l'intermédiaire indispensable d'un drogman ou d'une personne du pays.
Drofmans, Cicaroni. — C'est dans les hôtels qu'on indiquera des drogmans pour parcourir le Caire et ses environs. Les aniers, qui écorchent quelques mots de français ou d'italien, sont souvent suffisants; quant aux drogmans pour le voyage de la haute Eg\*pte, il faut ne les accepter ' que sur la recommandation du consulat.