‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 43 sur 511 · P. DE LA VALETTE A CITTA-VKCCHIA · texte numérisé non relu

P. DE LA VALETTE A CITTA-VKCCHIA

6 mille» 1/4 «nglais.-lO kil.

On sort de La Valette par la Porta-Heale, et de la Floriana par la Porte des Bombes. Pendant 2 mil. on longe l'aqueduc de Vignacourt, à gauche de la route. Du même côté, on aperçoit le v.de Cesal-Kurmi ouCittà-Pinto. Bien tôt l'aqueduc franchit la route sur une arcade, qui porte une inscription eu l'honneur de Vignacourt; puis il disparait sous terre. Cetaqueduc a plusdel6kilom.de long. Il vient de la partie de l'ile la plus éloignée vers le S.-O. A droite, on laiBse plusieurs gros v. dont nous parlerons plus loin. On traverse le v. de Casal-Hattar , où l'on remarque l'église Sta-Maria. Les trois portes de sa façade sont ornées de fines sculptures, et sur les côtés on voit des pilastres corinthiens dont les chapiteaux sont surmontés de pièces de canon sculptées en pierre.

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Cittâ-Vecchia, ou Notabile (Me- liano Correa; — une

hta des Grecs, Medina des Arabes), est l'ancienne capitale de l'île. Sa situation sur un plateau élevé, ses fortifications, dominées par le palais des grands-maîtres et la cathédrale, lui donnent de loin un aspect important. En gravissant la côte qui y conduit, on remarque une fontaine sculptée et deux hôtels :

Victoria Hôtel et British Hôtel. La ville, entourée d'une enceinte bastionnce, est déserte. Elle renferme cependant de beaux édifiées, entre autres le palais des grands-maîtres, le palais de lVvéque, le séminaire et la cathédrale. Cette église est un édifice moderne, assez vaste, de style corinthien , avec deux clochetons au-dessus de la façade et un dôme. L'intérieur n'a rien de remarquable, mais il est grand.

Dernière le maître autel se trouve une fresque assez médiocre et confuse, représentant le Naufrage de saint Paul. On y voit une figure de saint Paul en relief, dont les draperies sont couvertes d'argent plaqué. On remarque enfin dans le pavé quelques dalles d'une date récente, représentant des figures allégoriques bien exécutées, et oui rappellent le pavé de l'église St Jean:— ce sont les tombeaux des chanoines de la cathédrale. — On ne devra pas oublier de monter sur la terrasse élevée de la cathédrale, d'où la vue embrasse presque toute l'ile de Malte.

M adonna di Loreto, couverte d'une robe d'or, avec la figure et les mains noires.

Cette peinture, d'une époque inconnue, a été, dit-on, rapportée de Rhodes par les chevaliers.

Pour descendre dans la Grotte de St-Paulf il faut traverser la sacristie de l'église. Cette grotte est creusée dans la roche caloaire de l'ile, et divisée en trois parties par des grilles de fer. On y voit une statue du saint , attribuée au Oernin, mais peu remarquable.

Une autre statue de saint Paul, bien supérieure à la première, et due au ciseau de Meichior CafTa, orne un autel voisin. À en croire la légende , saint Paul aurait habité cette grotte pendant trois mois. On y recueille l'argile fébrifuge dont nous avons parlé.

Bien qu'on en enlève continuellement, la grotte a, dit-on, la singulière propriété de ne pas s'agrandir.

Les Catacombes sont près de l'église de St-Paul; on y est conduit par lo sacristain de cette église. On descend par un couloir et un escalier bas et étroit dans des galeries plus larges, garnies sur les côtés de grottes sépulcrales de toute grandeur, jusqu'à celle du plus petit enfant. Une salle plus large, soutenue par deux piliers taillés de la voûte au sol dans le même roc, servait d'église. On ne sait pas au juste à quelle époaue

JSn dehors de Città-Vecchia s'é- ' remontent ces catacombes: prooa-

tend le faubourg de Rabbato, plus peuplé aujourd'hui que la ville. — On v visitera l'église et la grotte de St-Paul, et les catacombes.

L'église de St - Paul , surmontée d'un dôme élevé , a beaucoup souffert du tremblement de terre d'octobre 1850. A l'intérieur, on remarquera : le tableau du maître autel , Saint Paul mordu par une vipère; il est de Gherardi, peintre maltais, 1668, et ne manque pas de^ valeur; — le Martyre de saint Etienne , par le Calabrese, bien inférieur ; — une TSte de la Madonna délia Urazia, par Scbas-

blemcnt à la domination byzantine. Leur étendue est considérable, mais on a fermé les couloirs principaux. Des conduits sont ménagés dans le sol pour l'écoulement des eaux que les pierres poreuses de la voûte laissent filtrer.

Boschetto, à 2 milles (3 kil. ) S. O. de Città-Vecchia. — En allant de Citta - Vecchia à Boschetto , on rencontre d'abord le chdtcau de Verdale, construit par le grand-maître de ce nom en 1586.

C'est aujourd'hui une villa du gouverneur. Ce château est flan-

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