MAL
qué à «es angles de quatre tours carrées, surmontées d embrasures à canons, qui lui donnent de loin l'aspect d'une forteresse. On descend ensuite dans la petite vallée de BoschettC-Ja seule vallée de l'île véritablement boisée. On y trouve un beau jardin d'orangers et une grotte en cailloutis, avec un frais bassin. Boscbetto est la retraite favorite des Maltais pendant les chaleurs de l'été.
2°. PARTIR OCCIDENTALE DE L'iLE.
Ben-Gemma *à 3 milles (5 kil.) O. de Città-Vecchia. — Une mauvaise route , qu'on peut parcourir à âne , conduit au mont Ben- Gemma , le point le plus élevé de l'île (IfcO met. au-dessus de la mer). Des grottes sépulcrales fort anciennes ont été creusées sur cette montagne : les Maltais les appellent les Tombeaux carthaginois, mais elles appartiennent plutêt à l'époque grecque. On en compte une centaine : elles reçoivent le jour par de petites ouvertures, dont quelques-unes ressemblent de près à une décoration de porte. Les tombeaux qu'elles contiennent sont d'une remarquable exécution.
Grotte de Calypso, à 8 mille?
(13 kil.) N. O. — Kien dans cette grottene répond aux poétiques descriptions d'Homère et de Fénelon.
Dans un rocher à pic d'une assez grande élévation, s'ouvre une large fissure horizontale, où l'on monte par des escaliers. On trouve alors deux étages de grottes sombres et humides, qui n'offrent nullement l'apparence d'une demeure agréable. Le prétendu boudoir de la dresse n'est qu'une chambre que l'élévation de son entrée distingue seule des autres. On n'a aucune raison pour regarder cette groite, plutôt que toute autre parmi celles que renferme l'île , comme la grotte de Calypso." Mais il parait positif que l'antique Ogygie d'Homère est bien Malte et non Gozzo.
Baie de Melleha (à 1 kil.). —
TE. [Routb 2.'
L'armée sicilienne qui vint secourir le grand-mattre La Valette à la (in du siège de 1565, débarqua dans la baie profonde de Melleha. Une chapelle voisine renferme une image miraculeuse de la Vierge.
A peu de distance est Marfa, où l'on s'embarque pour passer de Malto à Gozzo.
En revenant à La Valette, on rencontre, à 2 mil., la Calle ou Port de St-Paul, qui, selon la tradition, aurait été témoin du naufrage de l'apôtre ; 2 mil. plus loin , se trouve la Calle des Salines, ou Port de Benhouarra. Toutes ces baies ont été fortifiées par les chevaliers. On revient ensuite a (4 mil.) Casai Nasciar, où se trouvent encore quelques grottes sépulcrales. A 1 mil. au S., on peut visiter à Casal-Mousta une église nouvelle , bàtic sur le plan du Panthéon de Rome , et dont la grandeur doit surprendre dans un simple v. Elle a été élevée par les contributions volontaires des Maltais. Casal-Lia, Casai Balzal, sont tout à côté, ainsi que Birkir— cara, qui contient aussi une église assez remarquable.
Le Jardin de San-Antonio, ancienne villa des grands-maîtres, appartenant actuellement au gouverneur de l'Ile, est une véritable conquête de l'art sur ce sol aride et pierreux. On y voit de magnifiques orangers : des fontaines et des bassins y entretiennent une agréable fraîcheur. Dans ces bassins, on remaraue des popyn/*. — On rentre à La Valette par la Floriana (3 mil.) —De ce côté de l ile, mais plus près de la ville, on peut aussi faire le tour du port de la Quarantaine, voir la villa dite le Kremlin, et la baie de St-Julient avec le jardin de Spinola et quatre villas anglaises.
So. PARTIE S. E. DE L'ILE,
Ruines de Crendi. — De la Valette on se rend à Casai Crendi ib' mil., 10 kil.) par Casai Luca et Casai Miccaba , ou par Casai
Ret TK 2 j
Kurmi :cité riuto), Casai Zébug rcité Rouan), deux des plus grands villages de l'île, et Casai Siggeo
.7 mil.^ ^, , .,
C'est à 1/2 mil. au S. E. du village que se trouvent les Ruine* de Crendi i, les ruines pélasgiques les plus considérables de 1 île de Malte. Ce sont deux enceintes éloignées l'une de l'autre d'env.
400 m. De loin elles ressemblent » une masse de roches naturelles; de près on y reconnaît la trace de l'art des âge* primitifs. Ces ruines sont formées d'énormes pierres, encore à peu près telles que les a fournies la nature. Les unes sont
fichées tout droit dans le sol et se dressent jusqu'à 12 m. de hauteur:
les autres, de7 m. de long sur 4 m.
de large et 1 m. d'épaisseur, sont enclavées dans les murs, qu'elles soutiennent comme des piliers.
En pénétrant dans ces ruines, on voit qu'elles forment des salles à cifl ouvert, de grandeur et de forme différentes, qui paraissent avoir été des temples. Les parois intérieures sont aplanies et travaillées avec une régularité bien différente de l'aspect extérieur de l'enceinte. Le sol est formé de pierres concassées au-dessous desquelles on trouve de larges blocs. -Les murs de fond de ces salles dessinent un hémicycle :
le3 portes principales , creusées dans les côtés droits, sont bâties avec quatre pierres formant une baie trapézoïde de 2 à 3 m.
Le premier de ces temples, nommé Djebel Kim, ou Hagar Kim, a son entrée du côté du S. E. Il se compose de deux salles parallèles d'inégale longueur, divisées en plusieurs appartements communiquant les uns avec les autres, et «e terminant en hémicycle. On a trouvé dans ces salles beaucoup d'ossements d'hommes et d'animaux, des vases et quelques figures sculptées à formes obèses et monstrueuses , quelques restes d'autels, mais aucune inscription
EXCURSIONS. 17 Le second temple, appelé El ifnaïdra, plus considérable, mais moins régulier que le premier, se compose d'une grande salle semicirculaire, de doux autres en hémicycles, et de plusieurs chambres secondaires. On y voit de larges tables monolithes supportées par un gros pilier : d'autres tables sont ovales et portées sur un piédestal évidé sur les côtés.
On trouve encore ça et là quelques autels mobiles. On a beaucoup discuté sur l'origine de ces ruines, sur leur nature et sur les divinités inconnues à qui les temples étaient consacré». On les a attribués aux Phéniciens, mais leur construction indique une civilisation moins avancée, et doit être rapportée plutôt aux Pélasges.
On revient de Crendi à Casal- Zorrick. où l'on voit les ruines d'une maison grecque d'un style très-pur. L'église contient deux tableaux du Calabrais. Près de là, on va visiter l'abîme de la Makluba. C'est une excavation de plus de 33 m. de profondeur, et dont la forme est celle d'un cône tronqué. Elle paraît s'être formée par l'affaissement d'une caverne
qui communiquait avec la mer.
Le fond est rempli d'une couche épaisse de terre végétale entraînée des collines voisines. On a pratiqué des escaliers pour y descendre. A Casai Gudia (2 m.), on montre aussi, près d'une chapelle de St-Antoine , le soubassement d'un édifice grec.
Galle de Marsa Scirocco (à 2 m.
plus au S.). — Cette baie est entourée de tous côtés de fortifications. A la pointe de Ben-Isa, au S., on peut visiter une caverne, la plus grande de l'île, quiporte le nom de Grande grotte ou Grotte de Hassan, célèbre corsaire. Près de Casai Zeitoun, était le temple d'Hercule. L'église de St-Grégoire à Zeitoun est une des plus révérées de l'île. De Zeitoun on revient visiter les fortifications de Cot-
| toner, Città Vittoriosa, la Burmola t. Vo^ei rittmtratum,mû 1857, P. «87. I et la Sangle, et l'on rentre à la
Valette par le Corradin , lu Casai neuf et la Floriana.