LE CAIRE. *- RENSEIGNEMENT
fois la nuit tombée, la lanterne [fanons)
etc.— A la nuit tombante, les portes d* la ville se ferment, et la plupart des quartiers sont clos eux-mêmes par des portes de bois. On peut cependant se les faire ouvrir en réveillant leur gardien par le mot intab et par un léger baghchich. Une
OntENT.
est obligatoire. On trouve à en acheter partout.
Firmans, visite des mosquées. — On •
peut visiter sans permission la plupart des édiâces du Caire, et môme des mosquées. Un firman est cependant nécessaire pour visiter la mosquée d'El-Azhar, le palais de la citadelle, le nilomètre; on obtient ces firmans par l'intermédiaire des consuls.
Médecins.— MM. les docteurs Burguières-Bey, médecin sanitaire de France, directeur de l'école de médecine, etc. Paterson, médecin anglais, etc.
Sociétés littéraires, Bibliothèques.— Il s'est formé au Caire, depuis une trentaine d'années, deux sociétés savantes auxquelles on doit déjà quelques utiles publications, et qui peuvent rendre de plus grands services encore, maintenant que l'Egypte est entrée dans l'étude sérieuse de ses propres antiquités. Ces sociétés peuvent être aussi très-utiles aux étrangers par les relations qu'elles leur ouvriront ; ils peuvent s'y faire recevoir s'ils le désirent. L'une est la Société égyptienne, l'autre l'Association littéraire d'Egypte (Egyptian litterary Association). Elles ont chacune «une bibliothèque, ouverte nonseulement aux membres, mais aux étrangers.
Le Caire a plusieurs grandes bibliothèques indigènes, la plupart attachées aux mosquét s; elles se composent à peu près exclusivement d'ouvrages de jurisprudence, de théologie et de grammaire. Il y a aussi un certain nombre de libraires arabes et turcs, notamment près du bazar de Khan-Khalil; mais il est très-rare de rencontrer dans leurs boutiques les ouvrages recherchés en Europe pour leur valeur historique.
Théâtres, Danseuses, etc.— Les Européens ont, il y a quelques années, organisé un théâtre dans le quartier Franc ; mais jusqu'à présent il n'y a pas eu de troupe permanente.
Quant aux soirées de danseuses [V. p.
946), c'est chez les Levantins ou chez les Européens auxquels on aura pu être recommande, qu'on pourra y assister. La difficulté n'est pas d'avoir les danseuses, mais de trouver un local, car les mœurs
EGYPTE
• Roi: te h i
musulmane* s'opposent ù ce que ce divertissement ait lieu ostensiblement chez les Francs.
Il y a tous les vendredis des représentations de derviches, tantôt de hurleurs, plus rarement de tourneurs dans le grand couvent au bord du Nil.
U. Histoire.
Gowhèr, général des sultans fatimites du Moghreb, après avoir conduis l'Egypte au nom d'Kl- Moèz, son souverain, en l'an de l'Hégire 358 ;Î)G9 de l'ère chrétienne), y lit élever un peu audessous de la ville arabe de Fostat, et à une petite distance de l'orientdu Nil, une nouvelle cité, qu'en commémoration de sa conquête il nomma cl-Kâhirah, la Victorieuse, mot dont les Européens ont fait par corruption le Caire. Dès l'année 362 (973) lesFatimites
1500, sous le règne d el-Ghcu-:
C'est aussi sous le règne do v ladin que des marchands ehroti.:
obtinrent l'autorisation Je blir au Caire, et donnèrent ri sanee au quartier Franr . 'innommait el-Mouski. Aucun fait ' table connu ne signale l'kist' :
de la capitale égyptienne dar>:-; siècles suivants, jusqu'à l'tpo:
de l'expédition française. U Utaille des Pyramides nous livn ville, dont l'armée prit posse^i i le 22 juillet 1798. On sait avquelle adresse Bonaparte sut r»rtiver les cheikhs, le» imams, i s'attacher la population du Ore.
L'insurrection qui eut lieu le il > tobre. par les intrigues des tgv'.t* de Mourad-Bey, fut réprinitt' t:
un instant. On connaît enfin circonstances de la mort de K • ber. Les événements qui t'p'>rent l'évacuation ne nous U: ■=>••-
y avaient transporté leur résiden- ; rent pas le temps de mettre â« : ce, et elle était reconnue comme cution les plans d'amélioration • la capitale de l'Egypte.Les Arabes d'assainissement que nos m?lui donnent le nom de l'Egypte i nieurs avaient élaborés ; quelq;.*
été réalisés
môme, Alesr, ils désignent l'ancienne Fostàt sous la dénomination de Mesr cUAtikah , le vieux Mesr, ou comme disent les Européens, le vieux Caire. La plus ancienne partie de la villede Gowhèr, dans laquelle est située la mosquée d'el-Azhar, %fut ce que l'on j tants y* ont été exécutés qui c;nomme encore ei - Kasrcin , les j ont presque renouvelé l'aspco;. deux palais, dont l'un, qui fut au xii« siècle habité parSaladin, fut plus tard occupé longtemps par la cour du Cadi, à quelque distance
uns ont été réalises sou> s gouvernement réformateur de M^hémet-Ali. Beaucoup de constructions nouvelles se sont élevas depuis un demi-siècle dans -> parties du Caire qui avoifin f l'Esbékyèh, et des travaux impur
ni. Topographie. Aspect générai
Le Caire, capitale de rKgyp^'est situé par 29° de longit. F-, el d'el-Azhar, vers le N. Cette partie i par 30» de lat. N., à 1800 mît caprimitive de la ville est aussi dé- | viron de la rive droite du S\\. 1 signée sous le nom de Médinch . | la pente occidentale du mont Mo-
kattam , auquel s'adosse la ciudélie. Limitée à l'E. et au S.
les terrains sablonneux qui 6 • t, îi'
comme en Europe le nom de cité est souvent resté attaché au quartier le plus ancien d'une grande
ville. Aux murailles de briques | dent au pied de cette montJ^' dont le fondateur l'avait entourée, ■ et portent les deux uécropolesû« Salah-eddin (Saladin) substitua Kaït-Bey et de l'imain-Cbafev. et vers 117G une enceinte en pierre, ! par la plaine couverte de déconien môme temps qu'il construisit
la citadelle et qu'il étendait considérablement la ville du coté du S. L'aqueduc en pierre qui y amène l'eau du Nil fut construit en
ores qui la sépare du vieux Caire, la ville touche du coté de 10. à de vastes plantations de palmiers, il de magnifiques avenues dardas et de sycomores, qui s'eten-
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