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IV. Places publiques, fêtes, etc

Parmi les places publiques du Caire, la plus digne d'attention c'est lEsbekyèh. C'est par l'Esbékyèh que l'on entre dans le Caire, en venant d'Alexandrie ou de Bou-

apporté du Nil à dos de chameau. Elle est de forme trapézoïde

Elles sont en général ornées de cl mesure environ 700 met. sur ses

deux côtés les plus longs, à 10.

et au N. C'était autrefois une plaine basse que l'eau du Nil couvrait au temps de l'inondation, et qui était néanmoins, comme aujourd'hui, entourée d'habitations. Mohammed-Ali, en relevant le niveau du sol, par des terres rapportées, et

colonnes «le marbre et de grilles.

Les plus élégantes, dans l'ancien style sarrazin, sont les deux qui se trouvent près de la face E. de la mosquée de Hassan. La rue qui va le long du Khalig, vers la porte Es-Seidèh-Zeineb en contient aussi plusieurs. Dans ces dernières an-

nées, on en a bâti quelques-unes | en l'entourant d'un canal extérieur dans le style de Constantinople | où les eaux se renferment, a fait (294), mais ces essais n'ont généra- ! de cette place une charmante prolement pas été heureux. Les mieux menade, où se dressent, à l'ombre réussies sont celles de Toussoun de magnifiques sycomores , une et d'Ismaïl- Pacha, foule de cafés en plein vent. Des

Ordinairement l'étage supérieur; palais et des maisons assez régude la fontaine, est surmonté d'une lifcres l'environnent de tous les école gratuite , entretenue par la côtés. A l'O. de la place, h l'angle môme fondation que la fontaine, de l'avenue de lioulak, on montre

que

et où l'on enseigne aux enfants du peuple les éléments de la lecture, de l'écriture et de l'arithmétique. Les parents ont tout au plu* à payer au maître de l'école une demi-piastre par semaine, et cette

la maison où Napoléon Bonaparte avait établi son état-major générai pendant son séjour au Caire, et.

un peu plus haut, du même eô:é, le palais du Defterdar- Bey , ou Kléber tomba sous le couteau d'un

légère rétribution est môme plus fanatique. Le côté S. de la place que compensée par ce que chaque j est bordé de grandes habitations

enfant reçoit une fois par an aur le fonds commun : une mousseline de téte, 1 ou 5 piks de cotonnade, quelquefois plus, une paire de souliers, et, en argent, une piastre ou une demi-niastre. 11 est très-rare <jue les filles participent à cette instruction.

Une autre sorte d'établissements également entretenus par des fondations charitables sont les abreuvoirs pour les animaux [hâd). Ils ■ont, comme les citernes, très-souvent accompagnés d'une école gratuite.

C'est encore à des fondations pieuses que sont dus les trkkich:

ce sont des maisons où les voyageurs et les malades reçoivent l'hospitalité.

qui contrastent avec les maisons coptes du côté N. Le Mouski, ou quartier Franc , avec La grande rue qui le traverse, forme le côié oriental où se sont élevés la plupart des établissements européen?, notamment les grands hôtels anglaise! français, lïn hôpital de 700 lits , exclusivement réservé aux femmes et aux jeunes enfants, qui ne sont pas reçu3 à l'hôpital de Kassr el-Aïn, avec une école d'accouchement pour les sages-femmes, y est aussi une innovation européenne. L'Esbékyèh est le centre d'un mouvement perpétuel de pietons, de cavaliers, d'ânes et de chameaux. C'est aussi le rendezvous des chanteurs ambulants et des baladins de toute espèce.

La place de Boumeilïh a été dé-

[Route 162.]

crite précédemment, les monuments qui l'entourent, l'activité qui y règne en font un des endroits les plus pittoresques do la ville.

La place Karameîdan (le champ de course], qui n'est séparé de la place Roumeïleh nue par une muraille, est un parallélogramme qui mesure un peu plus de 600 mètres de longueur sur 100 mèt. environ de largeur. 11 est dominé à l'E.

par la citadelle, le côté O. est occupé par des casernes; à son extrémité S. s'ouvre la porte Bab el- Karafah, qui conduit h la nécropole de Yimam-Chafey.

Le Birket el-Fyl n'est qu'un terrain marécageux entouré de tous côtés de maisons particulières, et ne présente aucun intérêt.

Le carrefour en dehors de Bab ez- Zoueilèh mérite au contraire une mention spéciale. Les grosses tours delà porte, dominées par les minarets élégants de la mosquée , la population active et affairée qui se presse dans les quatre rues attenantes serait un motif plein d'intérêt pour un peintre. Ce carre-

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