‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 46 sur 511 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

GÉNÉRALITÉS

Section I : Géographie.

S 1.— Situation, limites, étendue et divisions naturelles.— La Grèce

[ L*y*>,i'', la plus orientale des trois péninsules de l'Europe méridionale, est située entre 17° et '22° de long. E. et 40° de lat. N., en y comprenant l'Épire et la Thessalie. Ses limites au N. ont varié aux différente* époques historiques, puisqu'on y a souvent fait entrer la Macédoine, et que le royaume de Grèce actuel dépasse à peine le 39° de lat. N., et ne renferme plus la Thessalie. Réduite à ses limites naturelles, la péninsule Hellénique ne commence qu'à la partie comprise entre le golfe de Salonique et le canal d'Otrante. A cette hauteur, une chaîne de montagnes (les monts Cambuniens et Lingons), qui courent de l'E. à l'O., la sépare de la Macédoine et de l lllyrie depuis le mont Olympe jusqu'aux monts Acrocérauniens. De tous les autres côtés, elle est entourée par la mer, a l'K., par la mer Egée ou l'Archipel, qui prend au S. le nom de mer de Candie, et à l'O., par la mer Ionienne, qui se continue au N. avec le canal d'Otrante et la mer Adriatique. Le golfe de Corinthe la coupe transversalement et la divise en deux parties bien distinctes : la péninsule de Morée ou Péloponèse au S., qui n'est reliée au continent que par un isthme étroit, et la Grèce propre au N.^g^i est elle-inôme séparée de l'Albanie etde

i. Le* nom» de Graeci, Gracia ratent donne» par Te» Romains aat peuple* et an pays qui s'appelaient etrt-<ném«* Hellènes, ilellas. Le nom de G rase i ( V f.'x.tx.Ol ) paraît être celai d'une ancienne ptoplade des enrirons de Dodone, qui s'étendit le long de l'Achéloûi snr les côtes occidentales de la p«nin»ale. I!» furent uns doute le* premiers à entrer en relations atec les peuples de l'Italie, qui appliquèrent leor nom à tous les habitinl» de l'HelUs. C'est par une raison analogue que nou* npmraon* Allemand* le* peuples qui s'appellent eiu-tnèmcs lleutechcn, et qui s'appelaient Germains dan* l'antiquité. Du rc«le le nom d'Hi'Hcm.'* ne fut appliqué qu'a* ici lard aux peuples de \x Grrt». Dan» )ç* pnênits homérique* ils sont d'-sigu» ' *»>u> l<» nom de Danaoi, Actuiui, Ar— !<ioi. Le* Hellène* étaient les descendant* de Dennlion et originaires de la Thc<s.ilie .* leurs triks», Ioniens, jEoliens, Dorien* et Achécn*, finirent par occuper tout»; la Grèce, et se reconnurent e&aune Hellène» dams les temps historiques. Aprè* la conquête romaine, la Grèce porta le nom iftciel 4'Aetuia,

la Thessalie par une chaîne do montagnes, le mont Othrys, courant de TE. à l'O.. elles deux golfes de Volo et d'Arta ou d'Ambracie. D'autres golfes, dont les principaux sont les golfes d'Arkadia, de Coron ou de Messénie, de Marathonisi ou de Laconie, de Nauplie ou d'Argos, d'Egine ou d'Athènes, d'Atalanti et de Lamia, découpent profondément ses côtes et en multiplient considérablement l'étendue. La Grèce présente 5 caps principaux, les caps Oallo, Matapan et Malée ou St-Ange, au S. delà Moréc, le cap Scyllée (Skyli) à l'E. de l'Argolidc, le cap Sunium (C. Colonnes), au S. E. de l'Attique.

La plus grande longueur de la péninsule hellénique, du cap Matapan au mont Olympe, est de 411 kil.; sa plus grande largeur, de la côte O. d'Acarnanie à la côte do Marathon, d'env. 195 kil.; sa superficie, de 180 milles carrés géograph. pour la Grèce propre, et de 478. 5 pour la Morée.

A la Grèce continentale, il faut ajouter les (les, qui se divisent naturellement en deux groupes principaux, les îles Ioniennes et les iloa de l'Archipel, comprenant lus Cyclades, l'île de Crète ou Candie, l'Eubéeou Négrepont, etc.

§ 2. — Configuration du sol. Montagnes, lacs, rivières, cavernes, katavothra, volcans, etc. — Les montagnes de la Grèce peuvent être considérées comme une dépendance de la grande chaîne de l'Hémus. Des monts Cambuniens et Lingons, qui bornent au N. la péninsule Hellénique, se détache la chaîne du Pinde, qui court du N. N. O. au S. S. E., du mont Lacmon (aujourd'hui Zygo) au mont Tymphreste (aujourd'hui Veloukhi). Cette chaîne qui constitue l'arête principale de la Grèce, et dont les sommets dépassent souvent 2000 mètres, sépare la Thessalie de I'Epire. A la hauteur du mont Tymphreste, elle envoie différents chaînons qui séparent la Grèce propre de ces deux provinces, savoir : le mont Othrys qui s'étend directement à l'E. entre les golfes de Volo et de Lamia ; et l'Œta, qui s'étend vers le S. E.; du côté de l'O., vers le golfe d'Arta et la mer, il n'y a pas de montagnes aussi importantes que l'Othrys ^t l'Œta, mais de nombreux chaînons dirigés du N. au S. qui font de I'Epire une région très-montagneuse. De l'autre côté de la chaîne du Pinde, la Thessalie forme au contraire la plus grande plaine de la Grèce. Outre '.es monts Cambuniens, le Pinde et l'Othrys, qui la bornent au N., h l'O., et au S., elle est encore fermée à l'E. par le mont Olympe, le plus oriental des monts Cambuniens et le point culminant de la Grèce, auquel font suite le mont Ossa et le mont Pélion. Ces montagnes, ainsi que l'Othrys, doivent être considérées comme l'origine de la grande chaîne de l'ile d'Eubée, qui se prolonge dans les Cyclades Andros, Tinos, Myconi et Naxos.

Le mont Lacmon ou Zygo, par lequel le Pinde s'unit à la barrière septentrionale de la Grèce, donne naissance à cinq des principales rivières de la péninsule, savoir: deux à l'E., qui se jettent dans le golfe de Salonique, l'Haï iacmon ou Yistritza, qui appartient à la Macédoine, et le Pénée, qui arrose la Thessalie, et traverse l'étroite vallée de Tempe, entre l'Olympe et l'Ossa; deux à l'O., qui appartiennent à I'Epire, l'Aoùs {Voiousa), qui se jette dans l'Adriatique, et l'Arachtu» ou

Aria, qui se jette dans le golfe d'Arta; enfin l'Achélous ou Atçropotamo, qui se dirige vers le S. à travers l'Épire, l'Acarnanie et l'Etolie, et se jette dans la mer Ionienne à l'entrée du golfe de Corinthe.

La vallée qui sépare le mont Otkrys de l'Œta est arrosée par le Ûeuve Sperchius. qui se jette dans le golfe de Lamia. Au S. du mont Tymphreste, la chaîne du Pinde perd son nom et se divise en deux branches principales, l'une dirigée vers le S. 0.,qui, sous le nom de Corax et de Taphiassus, s'étend jusqu'au promontoire d'Antirrhium, à l'entrée du golfe de Lépante; elle constitue les régions montagneuses de I'Etoli£ etde I'Acarn anik, où l'on trouve cependant trois petits lacs et les fleuves Achéloûs et Évenus; l'autre, dirigée vers le S. E., s'étend àtravers la Phocide, la Béotie et l'Attique, et forme le Parnasse, l'Hélicon, le Cithaeron, le Parnès, l'Hymette, le Laurium, et parait se continuer daos les îles de Céos, Cythnos (Thermia) Seriphos et Siphnos. Une chaîne plus petite s'étend parallèlement à la précédente du mont Œta au cap Sunium, forme le Callidrome, le Cnémis, les monts Cyrtones, le Ptoûs, le Messapus , s'unit au Parnès, et par le Pentélique se prolonge jusqu'au Laurium. Entre ces deux chaînes parallèles s'étend la grande plaine de la Bûotik, arrosée par le Céphise, l'Hercyne, le Permesse et l'Asopus, et où l'on trouve le grand lac Copaïs et les deux lacs plus petits de Hylica et Paralimini. L'Attiqib n'offre pas do lacs, et n est arrosée que par de faibles cours d'eau, dont les principaux sont le Céphise Eleusinien et le Céphise d'Athènes.

La Mégaride, qui constitue la partie principale de l'isthme qui unit la Gr* ce propre à la Morée, renferme les monts Géranieng, qui sont une prolongation du Cithœron vers l'O. A l'isthme proprement dit, les montagnes s'abaissent , et le terrain n'a guère plus de 73 m. au-dessus du niveau de la mer ; maia elles se relèvent aussitôt derrière Corinthe.

Les montagnes de la Morée n'ont rien de commun avec celles de la Grèce propre. Leur point culminant est formé par la haute muraille qui s'élève au N. de l'Arcadie, et s'étend de l'E. à l'O. entre les monts Cyllene {Zyria\ Aroaniens {Khelmos) et Erymanthe {Olonos). De ce nœud principal se détachent 3 grandes chaînes, la prcmièie vers l'E., comprenant les montagnes de I'Argolidk jusqu'au cap Scyllée iSkyîi), la seconde vers le S., comprenant les monU Artémisium (Malevo de Tounuii), Parthenium {Rhoino) et Parnon {Malevo ou Kani), et s 'étendant, sous le nom de mont Malevo, jusqu'au cap Malée; la troisième, parallèle à la seconde, se détachant du mont Erymanthe, comprenant les monts Pholoë, Lycée {Dhisforti) et s'étendant par la chaine du Taygète jusqu'au cap Matapan. Du côté de l'O. et du N., vers l'Elide et l'Achaïe, la chaîne principale n'envoie que des rameaux sans importance. Autour du montCyllène se trouvent le lac Stymphale {Zaraka), le lac de Phénée {Phonia), et la chute du Styx. Le nord de la Morée, c'est-à-dire la région comprise entre les montagnes et le golfe de Corinthe, et qui constitue l'A( haïe la Sictonie, et la Corînthie, ne présente pas de cours d'eau important, non plus que la péninsule montagneuse de l'Argolide. L'Arcadie, située au centre de la péninsule, et surnommée la Suisse du Péloponèse, forme un quadrilatère

entouré de hautes montagnes, et qui ne contient pas de grandes plaines. Le fleuve Alphéc (Ri</îà), en sort par une interruption de la. chaîne du Lycée, pour arroser l'Elide et se jetter dans la mer Ionienne - Par sa frontière méridionale, elle donne naissance a l'Eurotas [Iri oix Vasili-Potamo) dont la large vallée, comprise entre les chaînes parallèles du Taygète et du Parnon, constitue la Laconie. L'Eurotas se je:**; dans le golfe de Marathonisi. La région montagneuse et sauvage, qui s'étend jusqu'aux caps Matapan et Malée, a reç u dans les temps modernes le nom de Magne ou Maïna. La Messéme, située à l'O. du Tayget a, ne contient pas de chaîne bien dessinée, mais de3 montagnes isolée^, dont les principales sont le mont Ithôme [Vourkano], le mont Lykodiino et le mont St-Dimitri, qui s'étend jusqu'au cap Ah'itas ;cap Gallo). La vallée principale est arrosée par le Pamisus (Piniatza), qui se jette dans le golfe de Coron. L'Elide, située à l'O. de la Morée et au N. do la Messénie, est une région beaucoup plus plate, arrosée parla Néda, par l'Alphée, déjà nommé, avec ses deux affluents TErymanthe et Je Ladon, et par le Pénée [Gastoùnïj , dont l'affluent principal porte aussi le nom de Ladon.

Katavothra. — Les cours d'eau de la Grèce sont pour la plupart des torrents redoutables en hiver, qui se dessèchent quelquefois entièrement à la fin de l'été. Cn certain nombre se perdent dans les sables ou dans des gouffres souterrains, appelés Katavothra. Plusieurs des lacs de la Grèce perdent aussi leurs eaux de cette manière. Nous citerons particulièrement les Katavothra du lac Copaïs et du lac Stymphale : les eaux qui s'engouffrent dans ces conduits souterrains voi.i. reparaître plus ou moins loin et forment des fontaines ou d'autres cours d'eau. Lorsque les Katavothra se bouchent, il en résulte souvent des inondations désastreuses pour les vallées de la Grèce, qui forment en général des bassins clos de toutes parts (F. lac Copaïs). Mais, grâce à ces ouvertures et à l'évaporation, la plupart de ces bassins sont complètement desséchés à la fin de l'été, et ne se remplissent de nouveau qu'à la saison des pluies. Ce sont les terrains calcaires qui présentent le plus grand nombre de Katavothra, dont la formation parait ducaux tremblements de terre. Pendant la saison sèche, on a pu pénétrer dans quelques-unes de ces ouvertures; on a trouvé dans le limon qui les recouvre de nombreux ossements d'animaux et même d'hommes, que les eaux avaient entraînés.

Cavernes. — La Grèce contient un grand nombre de cavernes, dont quelques-unes ont une grande célébrité, telles que le labyrinthe de Crète, la grotte d'Antiparos, celle de Polycaudro, les grottes de Vari, de Marathon en Attique ; l'antre prophétique de Livadie , la caverne corycienne de Delphes, etc.

Volcans. — Nous avons déjà signalé dans les montagnes des lies de l'Archipel deux directions principales correspondant à celles des chaînes de la Grèce propre. 11 nous reste u en mentionner une autre non moins importante ; c'est une bande volcanique qui part de l'île de Santorin, passe par les lies de Milo et Anti-Mtlo, et a'arrétc à la haute presqu'île volcanique de Methana, située dans le golfe d'Égine. Le groupe de Santorin a été le théâtre de curieux phénomènes volcaniques

à uno époque a*sez rapprochée de la nôtre. Mais Methana n'a subi aucune modification physique depuis les temps historiques. Les montagnes de la Messénie, près de Modon, et le mont Ocha en Eubt'e, présentent aussi le caractère volcanique. Enfin, les sources chaudes des Tbermopyles, d'Œdipsos en Eubéc, de l'ile de Thermia, se rattachent « on ordre de faits analogues.

Les tremblements de terre ont de tout temps été fréquents en Grèce. L'histoire mentionne surtout celui qui détruisit Sparte en 46-1 av. J. C; celai qui, en 373 av. J. C, engloutit Hélice et Cura, en Achaïe, sous les flots soulevés du golfe de Corinthe, etc., etc. Dans les temps modernes, on cite celui de 1817, qui menaça Vostitza du même sort que ces deux villes. Enfin, le tremblement de terre d'octobre 1856 s'est fait sentir à Rhodes, en Crète et dans tout l'Archipel.

§3. Climat, vents, etc. — Le climat delà Grèce parait avoir été plus sain dans l'antiquité qu'il ne Test aujourd'hui. Les calamités de toute sorte qui ont désolé ce malheureux pays, la destruction complète des arbres, le défaut de culture, peuvent expliquer ce changement, et le développement des fièvres et de la malaria. Une extréine fécheresse et des variations brusques de température, causées soit par lescirocco, soit par le vent du N., caractérisent surtout le climat grec. Le vent du N. est un véritable fléau. On se ferait difficilement une idée de sa violence et du refroidissement subit qu'il produit. Il règne presque constamment en été, où il atteint son maximum. 11 souffle par rafales, et surtout pendant le jour ; il diminue le soir et cesse la nuit. Le vent du S.-E. se fait sentir vers la fin de l'automne, après le solstice d'hiver et au commencement du printemps. Chargé des vapeurs de la Méditerranée, il amène souvent la pluie. Le vent d'O., ou zéphire, est loin d'être aussi doux que les traditions classiques nous porteraient à le croire ; c'est souvent un vent violent, et, à la fin d'août et en septembre, il amène constamment des pluies d'orages. Il sévit spécialement su r laBéotie et l'Eubée.

Les pluies commencent en septembre, ou roctobre ; durant l'automne, ce ne sont que des pluies d'orage violentes, mais de courte durée. Les pluies continues, et les neiges ne tombent que plus tard, vers la fin de décembre et durant les mois de janvier et de février.

Le climat varie beaucoup, du reste, selon les localités. Dans les montagnes de l'intérieur, l'hiver est long et rigoureux, et la neige reste sur le sol pendant une partie du printemps. Dans les plaines, près de la mer, l'hiver est doux et la geleV presque inconnue. En quelques jours de voyage, on peut, comme dans tous les pays de montagnes, passer des chaleurs de l'été aux neiges de l'hiver. On vante, avec raison, la pureté du ciel de la Grèce et la transparence de .'air; mais, sous ce rapport encore, on remarque de grandes différences selon les diverses localités.

Nous parlerons des produits du sol dans le résumé statistique de la • Grèce moderne que l'on trouvera plus loin. Aux renseignements qui précèdent, nous n'ajouterons que le tableau suivant.

& 4, — Hauteur des principales montagnes, localités, etc., au-dessus

du niveau de la mer.

Grèce septentrionale.

Mont Olympe

Pclion et Ossa, environ .

Pin de (mont Bougikaki), Tymphrestc (Veloukhi) . ,

Guiona

Parnasse

OEta{M. Katavothra)..

Helicon

Ctthœron

Parnèi

Callidrome (Saromata). .

Cyrtone

PtoUs

Messape

Mont Ocba (Hagios llias)

Delphi (Eubce)

Pentélique

Hymetle

Lycabette

Acropole d'Athènes (

Parthénon)

Lac Copaïs

Plaine de Thèbes

Lac Hylica*

Lac Paralimni

Mont Makriplagi (Géranien).,

du

MOREE.

Mont Taygète

Cylléne (Zyria) ....

Aroanien (Khelmos)

Érymanthe (Olonos)

Parnon (Malero ou Kani)

Artemisium (Malero de Tourniki).

Lycée (Diaphorti)

Parthenium (Rhoino)

Temple de Bassre

Mont Lykodimo (près Modon) ....

Kalpaki (Acropole d'Orchomèoe). .

Mont llhome ( Vourkano)

Lac de Soudhéna

Lac de Phonia

Methana (presqu'île de)

Marais d'Orchomène et deCaphies. Mistra (citadelle, point culminant).

Mantinée (plaine de Tripolitra). . .

Lac Stymphale

Hydra (point culminant de l'Ile).

Acro-Corinthe (sol de la Mosquée).

Egine (St-Élie)

Cap Gros (à l'O. du Magne)

Sparte ( ruines au - dessus du

Théâtre)

Alphée (sa jonction avecleLadon).

Section II : Histoire.

L'histoire de la Grèce ancienne est trop étendue pour que nous puissions en faire entrer, dans un cadre aussi restreint que le nôtre, un précis général, si abrégé qu'il lût. Elle est d'ailleurs si généralement connue, qu'un résumé en serait inutile. Si nous croyons devoir en rappeler les faits principaux, ce sera sur les lieux mêmes qui en ont été le théâtre ; car notre récit offrira alors un intérêt plus grand. Nous nous bornerons donc à rappeler ici un certain nombre de dates importantes, que les mémoires les plus sûres d'elles-mêmes peuvent avoir quelquefois besoin de consulter.

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