VI. Excuriion A Gosso
(Cof t<t excursion demande un ou deut jours).
On se rend de Malte à Gozzo, soit directement par mer, soit en allant s'embarquer à Marfa à l'extrémité O. de l'île de Malte. Dans lu trajet on passe près de l'îlot de Cumino, qui doit son nom à une espèce d'anis, le cumin, qui y croit avec abondance.
L'île de Gozzo, éloignée de Rkil.
de Malte , a environ 48 kil. de circonférence, 19 de long et 8 de large. La population est d'env.
17 mille h. On y trouve plus de végétation qu'à Malte, mais pas de grands arbres. On y cultive avec succès le blé, le coton et les arbres fruitiers . Elle produit aussi de l'albâtre. Ses habitants sont d'excellents marins et se livrent h la pèche et à la chasse des oiseaux.
On débarque a la Calle Miggiara, petit village près duquel on aperçoit le fort et la cité Chambray. On trouve à Miggiara des ânes et des voitures pour se rendre a Rabbato, la forteresse et le chef-lieu de l'ile, bâti sur une colline élevée, où l'on remarque dans une grotte une soixantaine de tombeaux antiques. Prèsde Casai Zebvg on peut visiter un couvent de capucins et une autre grotte qui n'a, du reste, rien de bien remarquable. Un peu plus au N. est la saline de l'Horloger. C'est une plate-forme de rocher qui s'étend au dessus d'une grotte dans laquelle pénètre la mer. Un horloger maltais v fit creuser un puits pour élever l'eau de la mer jusque sur la plateforme, où il espérait la faire évaporer. Son attente fut trompée, car la roche était trop poreuse pour tenir l'eau. Mais, un jour de tempête, la mers'engoutTrant dans Je puits, jaillit par son ouverture a plus de 20 m. de hauteur, et, en retombant, inonda les terres voisines à plus d'un mil. de distance.
MALT E. [Koutb 2.]
Vainement on a bouché le puits avec de grosses pierres, la violence des vagues et de l'air comprimé dans la caverne sous-marine l'ont déjà débouché plusieurs fois avec une violente explosion.
Vers l'extrémité S.-O. de Uile on va visiter VEcueil aux Champignons, rocher détaché à près do 100 m. du rivage, et élevé de 30 m.
au-dessus du niveau de la mer. Il y croit une espèce de champignon (fungus coccineus ou inelitertsis) fort estimée. On passe sur ce rocher au moyen de deux câbles solides, tendus entre Técueil et le rivage, et sur lesquelles roule, au moyen de quatre poulies, une caisse qui peut contenir, deux personnes : pour mettre cette caisse en mouvement on n'a qu'à tirer sur une corde fixée au point où l'on veut se rendre. En revenant dans la partie orientalede l'île, on visitera, près du village de Xara, la Tour des Géants, vaste monument pélasgique, semblable aux ruines de Crendi, mais d'une plus grande dimension. L'ensemble de ces ruines est de forme circulaire; les portes sont formées de 2 larges
Sierres de 3 m. 30 de long sur 2 e large. L'édifice se compose de deux temples ou enclos ayant chacun la forme d'un double, trèfle.
Les autels, les tables de pierre et les débris sculptés qu'on y a trouvés sont analogues à ceux de Crendi. Quelques fragments visibles à côté de ce monument donnent à penser que des fouilles mettraient a jour encore d'autres chambres semblables.
Tour de Goszo en barque. On admirera surtout ses rochers à pic, les vastes cavernes qui s'y sont ouvertes et où la mer s'engouffre avec un fracas assourdissant, la hardiesse des habitants qui se suspendent à de longues cordes soit pour se livrer à la pèche ou mnétrer dans les cavernes à la chasse des oiseaux aquatiques; mais cette navigation intéressante ollre parfois quelques dangers, quand la mer n'est pas très-calme.
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