‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 467 sur 511 · DK BOULAK A ABOU-GIRGÈH · texte numérisé non relu

DK BOULAK A ABOU-GIRGÈH

(189 kilom. — Pour lei moyen* d'accomplir le totraçe du Nil, V. clup. I, g 5.)

Après avoir dépassé le vieux Caire et Gizèh, laissant derrière soi les minarets du Caire et les grandes Pyramides, on arrive en vue des villages de (16 kil.) Torah et de (4 kilom.) Mûhxarah, situés sur la rive orientale du Nil, au pied d'un massif calcaire dont les dernières pentes s'avancent à une demi-heure du fleuve, et qu'une étroite vallée sépare au S*, du Gébel-Mokattam. Les deux villages sont renommés pour leurs carrières, dont l'exploitation remonte à une époque immémoriale; c'est de là que furent tirées les pierres qui servirent à élever les Pyramides et à construire Mcmphis, comme aujourd'hui on en tire encore celles qui entrent dans les constructions du Caire. Les Grecs, par une singulière altération à la-

3uelle ils n'avaient pas manqué e rattacher une légende, avaient fait de Tara, qui était le nom égyptien, Troja. et ils appelaient la montagne Troikôn orot. Les carrières, situées h l'E. entre les deux villages, sont d'une grande étendue ; on y a trouvé des inscriptions hiéroglyphiques et beaucoup surtout en caractères démotiques. Parmi ces inscriptions égyptiennes, les plus anciennes qui existent actuellement sont «lu temps d'Amosis , le fondateur de la xvine dynastie, et les plus récentes du règne de Ptolérnée Philadelphe.

Une heure après avoir dépassé Mahsarah, on est vis-à-vis de (4 kilom.) Bédrcchein et du site où fut Memphis ;K. p. 1008). Vis-à-vis de Bédréchcïn, sur la rive opposée (c'est-à-dire sur la rive orientale .

on aperçoit le village de

Halwan, auquel se rattache un autre souvenir. C'est là que les Arabes, sous le règne du sultan Abd-el-Mélik . construisirent leur premier Mckyas, ou Nilomètre, en l'an 700 de notre ère. Celui de l'île de Roudah, qui subsiste encore (K. p. 991), fut construit 16 ans plus tara. Apres Memphis, on continue de remonter le Nil pendant plusieurs heures fans qu'aucun nom réveille un souvenir historique. On a à g. l'étroit rivage que serre la chaîne arabique, et à dr.

la plaine teinte de villages fellih qui s'étend , sur une largeur moyenne de 8 kilom. ou d'environ 2 h., jusqu'au pied de la chaîne Libyque. Le village d'el-Mekandé [2ô kilom.} , sur la rive occidentale, rappelle par son nom, comme il s'y accorde par sa distance de Memphis, l'ancienne cité d'Jcanthus. Mékandé est en face de Tamèh, point de départ de laroute N. du Fayoum. On rencontre ensuite (1 kil.) Kafr eUAyal, et (4 kil.> Matamjèh. Ce dernier village, ouohjoue également situé sur le bond »

du fleuve, sert à désigner deux Pvrainides que l'on distingue à .

l'horizon, dans la direction du S.* 0. ( V. p. 1013).

Atflèh rive orientale), à 19 kil..

environ 5 h. au-dessus de Maunyèh. Des monticules, comme i en présentent la plupart des loca- 1 1 i tés anciennes, marquent le site

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