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d'Aphroditopoiis, ou la ville d'Hathor, la Vénus égyptienne (p. 926).
C'était la capitale n un nôme, et la déesse y était adorée sous l'emblème d'une génisse blanche. Sur la rive opposée s'élève Rekka eU- Kébir, et plus loin dans les terres, Meïdoun, qui est aussi un ancien «ite ; une pyramide s'élève en arrière du village, à 10 kilom. du Heuve ( V. p. 1110).
On laisse à g. (23 kil.) d'Aftyèb, un couvent copte, sous l'invocation de saint Antoine rive E), et à dr. 7 kil. (Rive O.) le village de Zéitoun et la ville de Bouch qui en est voisine. Bouch est une ville assez importante, mais où rien ne sollicite la curiosité du voyageur ni l'intérêt de l'antiquaire. Elle renferme un certain nombre de chrétiens coptes. La gorge d'Ellaoun , qui conduit au bassin du Favoum [V . p. 1017;, est précisément à l'O. de Bouch, à la distance de 18 kilom., mais cachée par des hauteurs. On arrive enfin à (15 kil.
' Rive O.)
Bénisouèf. C'est une capitale de province; le gouverneur y a son palais. L*n marché s'y tient chaque semaine. Vis-a-vis de Bénisouèf, sur la rive E. et très-près du Nil, s'élève le Gébel }lémour- Chiboul, au pied duquel, du côté du S. , serpente le wadi-Sennour qui conduit à des montagnes d'albâtre situées à 1*2 h. de là dans le désert, à mi-chomin entre le Nil et le golfe de Suez. C'est aussi > de Bénisouèf que part une des principales routes du Favoum.
HaUanka (12 kil.) et Itibeh, (7 kil.) sur la rive occidentale, n'ont rien de remarquable.
Fechn (17 kil. Rive O.) est une capitale de province, sans monuments ni antiquités. Mais vis-à-vis, sur l'autre rive, sont les restes d'une ville antique, ou M. Brugsch a trouvé des inscriptions de Thouthmosis III ; xvme dyn.) Sur une de ces inscriptions on retrouve le nom égyptien de la ville, Iscmch c6, dont la trace s'est conservée dans le nom de Hhébéi\\\Q garde le village
ABOlMt IKGKH. 1021
voisin (2 kil. Rive E.). On reconnaît encore, sur la rive du fleuve, les restes d'un quai qn pierre.
A 1 h. 1/2 de là, on arrive aux premières pentes du Gébel-Cheikh- Embdrek, montagne considérablo qui serre de près la rive orientale.
A l'O. du fleuve, au contraiie, la plaine riveraine s'est considérablement agrandie depuis Bénisouèf; sa largeur n'est pas moindre do 20 kil. On atteint enfin (38 kil.
Rive O.)
Abou-Girgèh (on dit aussi Abou- Girg). C'est une grande ville fellah, assise en une riche plaine à 3 kil. du Nil. A 11 kil. (2 h 30 m.) dans l'intérieur, en montant ver»
le N.-O., se trouve une place notable, Behnesèh, située sur la rive occidentale du Bahr-Youçef, près des montagnes Libvques. C'est l'ancienne Oxyrinchus , dont le Dieu patronymique était l'oxyrinque , poisson du Nil à museau pointu ( ce qu'indique son nom grec\ Ce fut autrefois une ville considérable. Elle garda son importance jusqu'à une époque relativement récente; aujourd'hui la ville égyptienne , et la ville musulmane n'ont presque laissé que des ruines. A 35 min. de la ville, du côté du N., il y a des grottes, ou plutôt des excavations remplies d eau, dans l'une desquelles on voit, dit-on, une rangée circulaire de colonnes. Aucun voyageur que nous sachions n'a visité ces grottes.