‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 486 sur 511 · ASSOUAN. 10G · texte numérisé non relu

ASSOUAN. 10G

plus grand nombre. Cette avenue, dont on peut se figurer la magnificence monumentale, est connue sous le nom de Propylées du Sud.

Les pylônes sont plus ou moins dégradés, le premier surtout et le quatrième sont dans un état de ruine presque complet. Le second (et le précédent aussi, probablement) doit être du règne de Thouthmès 1, dont il porte sur la face N. les légendes et les bas-reliefs ; le troisième et le quatrième, élevés cent ans plus tard, appartiennent à Amenhotep III , ou Horus. Mais les légendes, ainsi que les inscriptions des statues colossales, portent aussi les noms de plusieurs autres pharaons, des xvm«, xix* et xxe dynasties, qui sans doute firent travailler à l'ornementation des pylônes.

A partir du quatrième pylône (le plus méridional), une longue avenue de sphinx (marquée e sur le plan) conduit à une grande enceinte en briques crues (d), qu'un mur transversal partage en deux parties. C'est dans la partie du N.

que sont les ruines. On y trouve les restes d'un temple environné d'un mur et qui était consacré à la -déesse Mouth, deuxième personnage delà triade tbébaine; cette destination de l'édifice est attestée par les restes d'inscriptions et de sculptures retrouvés dans ses ruines. Cesdébris fournissent des portions de légendes de Touthmès III et d'Aménophis III, de la xvuie dyn., ainsi que de Ramessès II (Sésostris) de la xix«; au S. du temple, on croit reconnaître les vestiges d'un bassin. Enfin, on voit quelques restes de constructions dans 1 angle N.-E. et dans l'angle S.-O.

de 1 enceinte.

DE TIIÈBES A ASSOUAN.

(ÎOS k.l.)

Braient (15 kil. rive O.). — La première localité digne d'attention que l'on rencontre, en continuant

ÉGYPTK

de remonter le Nil après avoir quitté Thèbes, est le village u'Krment, situé à un demi-quart d'heure du fleuve, sur la rive occidentale. Le village marque l'emplacement de l'ancienne Hermonthis, comme il en a gardé le nom. Ce fut autrefois un lieu d'une certaine importance, cheflieu d'un nome sous les Ptolémées et les Romains, siège d'une légion au temps des Césars, et ayant une monnaie à son type.

Entre le Nil et le village, le sol est jonché de débris de colonnes et de blocs de pierre, dont beaucoup gardent des fragments d'inscriptions où Ton a lu les noms de Touthmès III, le grand conquérant, et de son successeur AmcnhotepII,de la xxui'dyn. L'ancien temple datait sûrement de leur époque. Mais un second temple fut bâti plus tard, environ 100 ans avant l'ère chrétienne, par Ptolémée Alexandre et sa mèreOléopàtre. Celui-ci est à gauche des ruines; quelques parties en sont assez-bien conservées. On y trouve aussi les cartouches de Césarion.

fils de César et de Cléopâtre, qui occupa le trône, conjointement avec sa more, depuis 1 an 42 jusqu'à l'an 32 avant le commencement de notre ère. Le temple était dédié a Harpékhrot, Horus enfant, le symbole du soleil à ««on lever, ce qui explique les emblèmes astronomiques que l'on voit partout mêlés aux ornements. Non loin de là sont les restes d'une église chrétienne, du temps du Bas-Empire.

Vis-à-vis d'Erment, sur l'autre rive du Nil, à 3/4 d'heure dans l'intérieur, le village de Toud occupe l'emplacement de Tuphium Les restes d'un petit temple, presque ensevelis sous les décombres, ne valent guère le temps que l'on emploierait à les visiter.

Après avoir dépassé (16 kil.) Gé~ brlttfi(lesdeux montagnes), groupe isolé que domine la tombe d'un cheikh arabe, et où il y n des grottes dont les sculptures sont détruites j puis ua peu plus haut,

le village de Tofnis, et enfin c*L:

d'Asfoun (31 kil. Rive O. ar- de nombreux monticules de encombres, I Asphyni6 des notkv* peut-être l'Aphroditopolis de S tribun, on arrive h

Esnéh (lu kil. Rive O.) , une places relativement importantes., la haute Egypte, dans la part!-, gauche ou O.' de la vallée, sur bord même du fleuve. Los m».rï:ignes qui bordent les deux e< : de la vallée sont ici distante?

8 kilom. l'une de l'autre. Esm-h i près de 1 kil. de longueur du Y au 5>. ; sa largeur est moitié mordre. C'est du côté du S. que la v-.;!<r se présente sous son meilleur aspect; c'est le seul endroit où !

fleuve porte son inondation et v favorise la végétation. Mohamir..1 Ali y a fait construire une prauJe habitation, entourée de jardin*. Plus bas, la hauteur des rives retient les eaux dans leur lit, et pnxe la plaine de leur bienfait. Il faut avoir recours aux sakyôb. I r?

partie de la population se livr* i ues travaux de manufacture: u ville a une certaine réputatjcn pour ses toiles de coton bleue* ses châles appelés mélayèh dor:

on fait un très-grand usage dan* toute l'Egypte, et ses poteries U caravane annuelle du Sennaar y apporte aussi un peu d'activer commerciale. Le commerce *t l'industrie y sont surtout exerr.s par les Coptes. Esnèh est au>*i le pays classique des Aimées Y.

p. ÎMÔ).

La grande place est ornée d'édifices assez réguliers construits en briques de différentes couleur* d'un effet agréable. On y remarque aussi un beau minaret. Vn?

ruelle située à l'angle S.-O. de U daee conduit au temple, qui c*t e grand monument de l'ancienne ville. U était presque entièreinert caché sous des amas di m m on die» * lorsque Mohammed-Ali le fit à*gag«T à son passage dans la ville, en 184$. Il était naguère, et peutêtre est-il encore en partie occupé par un magasin de blés, L'édifice

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