‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 68 sur 511 · G HE · texte numérisé non relu

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penses considérables et dont l'entretien est fort coûteux {malheureusement il est trop jeune encore pour avoir de grands arbres : les sécheresses de IV té et la violence du vent du N. rendent leur conservation très-diïficile. On a trouvé en le défrichant les restes d'une villa romaine, et un vaste pavé en mosaïque; on l'a utilisé pour construire une grotte et des cabinets de verdure. L'entrée du jardin est publique , à certaines heures de la journée, en l'absence du roi et de la reine.

Le Sénat, la chambre des députés, les ministores, les tribubunaux, sont établis dans des maisons provisoires, qui ne méritent aucune attention.

L'Université (l'Iavt7rwn{4«Mv) a été bâtie en J837 par M. Hansen, architecte danois, qui a essayé de faire revivre l'architecture polychromique des anciens. Il a montré beaucoup de goûtet de talent dans cette tentative, et l'édifice qu'il a élevé est sans contredit le monument le mieux réussi de l'Athènes moderne. La façade présente un élégant portiaue ; deux couloirs ménagés de enaque côté donnent accès aux différentes 6alles des cours, à la salle du conseil, à l'amphithéâtre d'anatomie , etc. Au centre, une double rampe d'escaliers conduit à la bibliothèque et à la grande salle. Le bâtiment n'est pas entièrement achevé. — L'Université a été fondée principalement par souscription. Kl le compte envir. six cents étudiants. Les professeurs sont nombreux, et, pour la plupart, ils ont fait leurs études en Allemagne ou en France. L'Université est gouvernée par un conseil académique, que préside un recteur, choisi a tour de rôle parmi les professeurs.

La Bibliothèque contient environ 80000 volumes, provenant pour la plupart des dons des gouvernements étrangers. Klle est ouverte de 10 h. à :j h. Le conservateur, M. Typaldo, en fait les honneurs avec beaucoup d'amabi-

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lité. Il a réuni également une collection d'env. 5000 médailles. — Les collections d'histoire naturelle, d'anatomie, de physique, ne méritent pas une visite.

Derrière l'Université s'élève V Hôpital civil , qui contient en tout soixante-dix lits (médecine et chirurgie), dont dix seulement pour les femmes. — VHfipital mtU— tnire est situé au S. de l'Acropole, près du temple de Jupiter Olympien.

h' Observatoire astronomique, élevé sur la colline des Nymphes, audessus du temple de Thésée, est une fondation de M. le baron Sina, consul de Grèce à Vienne, et l'un des principaux banquiers de cette capitale.

Le Gymnase, collège pour l'éducation des garçons, — l'École nationale des demoiselles, fondée par M. Arsakis , — le Séminaire, fondé par M. Kizaris, — YÊcole polytechnique,— l'École normale, n'offrent rien d'intéressant pour le vovageur.

Le Théâtre, élevé aussi par souscription, reçoit, de temps a autre, une troupe italienne. La salle est d'une extrême simplicité, comme celles de l'Italie. La plus grande partie des loges appartient aux fondateurs du ihéâtre.

L'École française d'Athènes est installée dans une maison d'assez belle apparence, sur l'esplanade du palais. Celte école, fondée en 1816 par M. de Salvandy, a été placée en 1850 sous le patronage de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, comme l'école de Rome est placée sous le patronage de l'Académie des beaux arts Elle se compose de cinq membres, choisis au concours parmi les jeunes professeurs de l'Université.

Chaque membre est nommé pour deux ans, et tenu d'envoyer chaque année a l'Académie un mémoire sur un sujet d'histoire, de géographie, ou d'archéologie grecque : il peut être autorisé à passer une troisième année en Grèce à titre de récompense. Les membres de l'École française doivent pen-

:Koi rt 3.1 ATHE.VES

dan tune partie de l'année parrourir l'ancien monde grec, et leurs excursions scientifiques se sont déjà étendues dans l'Archipel, dans la Turquie, et jusqu'en Syrie et en Egypte. L'École d'Athènes a déjà donné à la France un certain nombre d'hommes distinguas , MM. Jteulé, Girard, Guérin, Hannot, Mézières, About, etc., dont les noms sont si souvent cités dans le cour» de cet ouvrage, et qui, à leur retour en France , ont su conquérirdes positions honorables dans le professorat ou dans la littérature.

LAthènes moderne ne possède donc, on le voit, aucun des éléments qui constituent une capitale. Son aspect provisoire et décousu n'a aucune couleur orientale, et les monuments merveilleux de l'antiquité placés en dehors de son enceinte ne contribuent pas à l'embellir. Toutefois, nous dirions volontiers avec M»« de Gasnarin : < Cela plaît, et une Athènes tirée au cordeau, avec des théâtres, des hôtels, des magasins de nouveautés, des restaurants et de« cabinets littéraires, serait une Athènes vandale. •» Il faut éloigner la ci vilisation moderne des ruines de Vantiquité, si l'on veut leur conserver leur effet. A Rome, les quartiers misérables qui entourent le Forum ne forment pas un contraste choquant avec ses majestueuses ruines, tandis que les palais du Corso nuisent à la colonne Antonine et au Panthéon d'Agrippa. A Athènes, nous aimons à voir le modeste quartier du bazar au pied de l'Acropole, et les maisons h la moderne s'étendre vers Patissia. Peutêtre môme eût-il mieux valu, pour les ruines et le nom d'Athènes, qu'aucune ville moderne ne s'élevât sur cet emplacement. Le choix d'Athène* comme capitale de la Grèce moderne a été vivement critiqué, au point de vue des habitudes commerciales de ce peuple navigateur. Lors de son installation actuelle , Athènes n'existait plus : c La capitale, dit M. About,

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