‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 75 sur 511 · LE STADE · texte numérisé non relu

LE STADE

Ces ruines sont d'un grand effet, à cause de leurs proportions colossales, de la richesse de leur ornementation, et aussi à cause de leur isolement dans cette plaine nue et dévastée, d'où l'Acropole et le Parthénon présentent un aspect admirable. Cependant le temple de Jupiter est un exemple frappant de l'infériorité de l'art romain, comparé au style simple et sévère des temples grecs du siècle de PéricKs.

Sous l'esplanade du temple, M.Forchhammera trouvé de larges voûtes , et une citerne qui parait avoir communiqué avec la

Fontaine Calhrrhoë, ou Ennéa-

Crounos — Cette fontaine, si célèbre dans l'histoire d'Athèues, n'est plus qu'une mare d'eau sale confondue avec le litde l'Ilissus, et située au S. du temple de Jupiter.

Il est certain que cette source a subi à différentes époques de l'histoire, et même dans les temps modernes, de grandes variations dans le volume et la qualité de ses eaux, à la suite de plusieurs tremblements de terre. Dans l'antiquité, elle fournissait la meilleure oau d'Athènes, celle que l'on employait exclusivement dans les cérémonies sacrées. Les Pisistradites avaient régularisé son écoulement en perçant neuf canaux dans le rocher qui lui donne naissance, d'où son nom d'Enncacrounos. Ou voit encore sept de ces orifices.

Quant à l'Ilissus, il est presque toujours à sec en cet endroit.

Sur la rive gauche de l'Ilissus s'élevait encore au temps de Stuart un charmant petit temple ionique, celui d'Artémis Eucléia, dont il ne reste plus aucun vestige.

Franchissant le pont de l'Ilissus, on trouve a peu de distance, au S.-E. , le

Stade Panathénalque. — Il est

creusé dans une des collines de la rive gauche de l'Ilissus , et son axe est perpendiculaire a celui de ce ruisseau. Il est compris entre deux tertres naturels, soutenus du côté de l'Ilissus par quelques sub-

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structions. L'extrémité opposée est arrondie. La longueur de l'arène est de 2^5 met. ; sa largeur, du côté do l'Ilissus, est de 41 met. 21, et du côté arrondi, de 83 met. 08, pour permettre aux chars de tourner. Les spectateurs étaient assis sur le sol même des deux tertres, et l'orateur Lycurgue, oui, en 350 av. J.-C, fit faire au Stade de grands embellissements, ne borna )i construire un podium, ou mur de soubassement, et à niveler l'arène. Hérode Atticus le recouvrit de sièges de marbre , dont il ne reste plus trace. On remarque dans le côté E. un passage souterrain, qui servait, dit-on, a la retraite des vaincus. .Sur la colline O., on trouve des vestiges d'un édifice qu'on suppose être le temple de la Fortune, mentionné par Philostrate. Hérode Atticus avait aussi son tombeau sur une des collines du Stade.

De la colline du Stade, on jouit d'une belle vue sur Athènes, sur l'Acropole, sur le Palais du Hoi et ses jardins, qui répondent à l'ancien dèrnc Diomeia. Un peu pltis loin, vers l'E., était situe le Lycée, dont les jardins étaient fréquentés par Anstotc et les péripatéticiens, et le Cynosarge, avec un temple d'Hercule, qui, selon M. Hanriot. est représenté par le monastère Asomatos. Au pied de la colline, et dans l'axe même du Stade, on trouve les débris d'un pont, et sur 1 f*s bords de l'Flissus s'étendaient les Jardins , décrits par Pnusanias, et qui étaient compris dans l'enceinte de la ville.

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