‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 78 sur 511 · I. Journal tanaf*. nui · texte numérisé non relu

I. Journal tanaf*. nui

les restes supposés du Gymnase, ou de la

Stoa d'Adrien. — C'est la muraille O. d'une vaste enceinte quadrangulaire, qui s'étendait assez loin vers l'E. On voit encore une colonnade corinthienne, composée de 7 colonnes monolithes de marbre cipoliu, adossées a une belle muraille : le diamètre des colonnes est de 1 mèt. 3"> ; la hauteur, de 8 mèt. 84; la distance d'une colonne a l'autre, de 3 mèt.

01, et celle de la colonne au mur, deëlcentimct. Une muraille, avec une colonnade semblable, s'élevait au S.; entre les deux était une entrée, précédée d'un portique tétrastyle, formé de 4 colonnes cannelées, dont une seule reste encore debout. L'enceinte, qui parait avoir eu 115 mèt. de long sur 78 de large, se prolongeait à l'E., au delà île la caserne de cavalerie, jusque sur la place du Marché, ou l'on retrouve encore des substructions. des restes de murailles et des fûts de colonnes, notamment du côté du S., autour de la petite église ruinée et à moitié enterrée, appelée Meyali-Panaglùa. Du côté du N., on a trouvé une grande chambre quadrangulaire et deux chambras semi- circulaires, c Le plan général de l'enceinte, dit Leake, était évidemment un rectangle entouré de portiques, avec un ou plusieurs bâtiments au centre. 11 répond donc à la description du Gymnase d'Adrien avec portiques, sa bibliothèque, Panthéon, etc. »

Revenant vers le temple de Minerve Archégétis, et se dirigeant vers l'E., on trouve au coin de Vi>9Ji x'wtû'jj, et de l'&cT>; stoùv et dans lVJa; llr^/iuxt yu% des restes de muraille antique, qu'on suppose avoir appartenu au Gymnase de Ptohmce. vSelon MM. Forchhammer, Kiepert, Forbiger et Hanriot, le gymnase de Piolémée aurait au contraire été placé à f>00 m. du temple de Thésée, dans la direction de l'Aréopage, mais il n'en reste aucune trace.

Continuant vers l'E.t par la rue d'Adrien, on arrive au :

Temple de Thésée. — Cet admirable monumentde l'ordredorique le plus pur, est sans contredit le mieux conserve, non -seulement de tous les temples d'Athènes et de la Grèce, mais encore de tous ceux qui nous sont restés en Sicile et en Italie. Isolé sur un tertre et bien dégagé des dernières masures d'Athènes, L présente à distance l'aspect le plus majestueux, et l'on est tout étonné, lorsqu'on s'en approche, de lui trouver de si petites dimensions : nul édifice ne présente un exemple plus frappant de l'art merveilleux avec lequel les anciens arrivaient à produire avec les éléments les plus simples des effets pleins de grandeur.

Le temple de Thésée était un hiéron ou temple funéraire, construit pour recevoir les restes de ce héros, que Cimon. fils de Miltiade, avait, sur la foi d'un oracle, retrouvé dans la petite lie de Scyros. Il paraît avoir été commencé l'an 469 avant J.-C, et fut probablement terminé vers 465, environ trente ans avant le Parthénon. Micon en fut l'architecte.

L'édifice, en marbre pentélique, repose sur des fondations formées de larges blocs de pierre calcaire.

C'est un hearastyle pciiptère avec 6 colonnes sur chaque front et 13 sur chaque côté, les colonnes d'angle deux fois comptées, en tout 39 colonnes, avec une frise formée de triglyphes et de deux métopes par chaque entre-colonnement, une corniche ornée de mutules et un fronton à chaque extrémité. Le stylobate sur lequel repose la colonnade est haut de 71 cent., et ne présente que deux marches. La longueur totale du temple est de 32 mèt. 28, sa largeur de 13 mèt. 71, sa hauteur, du stylobate au sommet du fronton, dé 10 mèt. .'18. Les colonnes ont 1 mèt. 02 de diamètre à la base, et 5 mèt. 70 de hauteur. L'entrecolonnement est de 1 mèt. 77, la

GRÈCE. [Route 3.]

distance des colonnes au mur de la cella de 1 mèt. 83. La cella, divisée en pronaos, naos et opisthodome, ou mieux posticum, avait 24 mèt. 62 de longueur sur 8 mèt.

66 de large. Le pronaos et le posticum sont séparés du péristvle

Ear deux colonnes, unies probalement par une grille aux antes, qui forment le9 extrémités des murs latéraux de la cella. Une frise sculptée règne sur le pronaos et le posticum. L'entrée principale était du côté de l'E. Les dix métopes de cette façade, et les quatre premières de deux côtés en retour, sont les seules qui aient jamais été sculptées; les autres sont restées pleines. Les métopes de la façade E. représentaient les exploits d'Hercule ; celles des faces latérales, les exploits de Thésée: car les deux héros étaient révérés simultanément dans ce temple comme ils avaient été unis par l'amitié, et Thésée y avait cédé la place d'honneur à Hercule.

Les deux frontons étaient décorés de sculptures; on trouve sur le tympan du fronton orienta! des traces manifestes des crampons do métal qui servaient à fixer les statues. M. Penrose a trouvé des traces semblables, quoique moins évidentes, sur le fronton O. La frise de l'opisthodome, composée de vingt ngures, représente le combat des Centaures et des Lapithes; celle du pronaos, composée de trente figures, est trop mutilée pour qu'on puisse en reconnaître le sujet : on distingue au centre une montagne sur laquelle sont assis trois dieux de chaque côté, et, sur les parties latérales, des combattants n'ayant pour armes qu'un bouclier et des pierres.

Stuart a voulu y voir la Bataille de Marathon et l'apparition du fantôme de Thésée; Millier, le Combat contre les Pallantides, et Leake, le Combat des dieux contre les Géants. Ces sculptures, ainsi que celles des métopes, présentent des traces d'ornements de bronze, de dorures, et de peintures bleues,

lKovtf 3.] ATHÈNES.- TEMPLE DE THÉSÉE. 109

vertes et rouges. Sur la corniche | remarquera surtout parmi ces derintérieure du péristyJe on voit un feuillage et un méandre, ainsi que des étoiles sur les caissons de la soffite.

Si les sculptures ont beaucoup isouffert, en revanche l'édifice luimême n'a pas subi d'injures bien trraves. Lorsque le temple de Thésée fut converti en église chrétienne et dédié à saint George, l'orientation fut changée comme au Parthénon; les deux colonnes intérieures du pronaos furent détruites pour faire place à l'autel, et remplacées par un mur de pierre et un tambour de maçonnerie que l'on a démoli depuis* ; une large porte fut ouverte dans le mur du posticum. Plus tard, sous la domination turque, cette porte fut bouchée pour empêcher les barbares d'entrer à cheval dans l'église, et on pratiqua dans la muraille du S.

une petite porte basse par laquelle on y pénètre encore aujourd'hui.

mères une femme assise et une femme relevant son voile, deux spécimens de l'art grec le plus pur, un Apollon presque entier, un Patrocle et un autre Apollon de l'époque romaine, un buste de Neptune dont la téte a été à moitié calcinée, un Eaculape tout jeune avec un cheval et un serpent, un Bacchus barbare, une amazone caryatide, et beaueoup de bas-reliefs, dont le plus curieux est connu sous le nom du soldat de Marathon.

C'est une figure de guerrier debout avec une lance à la main, qui semble appartenir à l'art égyptien plutôt qu'à l'art grec. On admire tout à la fois son aspect archaïque, la beauté de ses formes et les couleurs dont le marbre est revêtu. On voit aussi tout auprès une grande ronde-bosse de siyle égyptien, qui représente peut-être unAchille.

En dehors du temple, on a laissé exposé à l'air un sarcophage.

ÏJi toit est une restauration mo- | des sièges en marbre provenant

de l'aréopage, et une grande statue de femme sans tête, érigée sur un piédestal.

A l'O. du temple de Thésée s'élève la colline des Nymphes ,

derne, et la plupart des poutres et des caissons du péristyle ont été enlevé*. En 1660, lesTurcs avaient voulu démolir l'édifice, mais ils en ; avaient été empêchés par un firman

du sultan. On voit encore les traces \ couronnée par l'Observatoire mo de cette tentative sur les bases de derne. Sur le sommet de cette coldeux colonnes du coté du S. Ûeux I line et sur le terrain qui s'étend autres, qui leur sont contiguos, j jusqu'à la route du Pirée, près de ont été en 1807 ébranlées par un la petite église Hagios Anastasios. tremblement de terre, et celle de j on retrouve quelques vestiges des l'angle N.-O. a été fendue du haut j anejens murs, et les traces d'une en bas en 1821 par la foudre. Mal- ! porfe qui est sans doute, selon çré ces dégradations, l'ensemble j M. Burnouf1, la porte Pirf'ique et

le point où aboutissait le long mur du Pirée. Tout près de la colline et du ravin du petit abattoir, on remarque la partie inlérieured'uno tour ronde. Sur le revers O. de la colline des Nymphes, le ravin, t qui sert aujourd'hui de grand iibatciécorés. Les sculpiures qu'on y toir, est probablement l'antique voit sont extrêmement intéressantes et appartiennent à toutes les époques de l'art grec. Ce sont des bas-reliefs, des monuments funéraires, des statues en rondeles unes terminées, les

du monument rst intact. L in té rieur est devenu un musée de sculptures antiques. Une légère gratification au gardien vous en ouvre la porte. Les murs offrent encore les traces du stuc et des peintures dont Micon les avait

Barathre où l'on précipitait autrefois les criminels. Sur la colline qui s'étend à l'O. de la colline

1 Nolice pour le plan d'Àlliène» antique, •>« un»- car!.? précicuie. (Archives des misrioii*

autres seulement ébauchées. On I *< i*n« figues et littéraire, Paru, 18*6.) Oriknt. 7

il0 (Jukci:.

des Nvmphes, et que nous appellerons avec M. Burnoul" colline du N.-O., on remarque de nombreux vestige» de maisons antiques, et

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une cavité profonde, au fond de laque

aiilit une source ténébreuse. Peut-être est-ce aussi la fontaine et le sanctuaire des F.u-

surtout deux rues h chars creusée* . ménides , dont il est tant parlé de profondes ornières. .Sur la ponte dans les portes, orientale delà colline des Nym- Le Pnyx, où se tenait l'assemblée

plies, en revenant vers de Thésée, on trouve

le temple aussi les

populaire des Athéniens, est sur la colline qui fait suite au S.-O. à

vestiges de plusieurs maisons an- \ celle de l'Aréopage. I/enceinte, sitiques et d'un double chemin dont j tuée sur le versant N., Hgure à la moitié est strn c pour les chars, | peu près un hémicycle; sa base et l'autre moitié taillée en escalier n'est pas une ligne droite, mais

pour les piétons.

une ligne brisée au milieu, dont

L'Aréopage, ou colline de Mars, j l'angle s'enfonce dans le rocher

même de la colline : h cet angle s'élève la tribune. La partie arrondie de l'enceinte tourne sa convexité vers la plaine et s'incline doucement vers le bas de la colline; aussi de ce côté le sol est-il soutenu par une muraille formée de gros blocs de marbre carrés, dont les dimensions rappellent celles des mura cyclopéens. Sur les côtés, le sol de la plate-forme arrive au contraire jusqu'au niveau de la tribune. La base de l'hémicycle n'est autre que le rocher taillé k pic à une assez grande profondeur. La tribune elle-même {ttfjux* a été taillée sur place dans le marbre de la colline. C'est un bloc carré adossé

est ce rocher escarpé qui s'élève entre la colline des Nymphes et l'Acropole. Sur cette colline siégeait le célèbre tribunal qui remontait au temps deCécrops; selon la fable, Mars lui-même vint s'y justifier du meurtre d'Alirothius, fils de Neptune ; Céphale, du meurtre de Procris ; Dédale, de celui d'Accale, et enfin Oreste, de celui de sa mère. Les juges de l'aréopage, dont le nombre n'est pas bien connu, se recrutaient parmi les premières familles d'Athènes, et étaient nommés à vie.

Ils ne s'assemblaient que la nuit.

C'est devant l'aréopage que saint Paul ht son fameux discours sur le Dieu inconnu. Les textes d'Hé

ro.iote et d< Pausanias ne laissent à la muraille, et sur lequel on pas de doute sur l'identité de la j monte de chaque côté par six

1 petits degrés. Le tout est élevé sur une espèce d'estrade composée de trois marches et de plus de 9 mèt. de longueur. «Tout cet ensemble, d'une grande majesté, dit M. Durnouf », plaçait les pieds de l'orateur au-dessus du peuple ; il paraissait élevé sur un piédestal proportionné à sa taille, et sa voix descendait d'en haut sur lu foule attentive et passionnée. De sa main droite, il pouvait montrer les Propylées. Au-dessous de lui, sur l'estrade de marbre, étaient assis les greffiers écrivant sur leurs genoux ou feuilletant les actes publics pour y chercher les preu-

colline; c'est donc avec quelque probabilitéqu'on considère comme les restes de l'ancien tribunal les empreintes remarquables que l'on observe h la partie S.-K. de la colline : c'est d'abord un escalier de seize marches taillées dans le roc, aboutissant à un banc également creusé dans le roc. ou l'on distingue trois sièges rectangulaires placés en demi-cercle et regardant vers le S. De chaque côte, a I L. et à l'O., on voit un bloc élevé. Ces blocs répondent peut-être h ceux qu'ont décrits Pausanias et Kunpide, et sur lesuuHs s'asseyaient l'accusateur et l'a

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A l'angle S.-E. de la colline, et à 45 met. environ de l'escalier, s'ouvre dans le rocher

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