‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 81 sur 511 · II. LE l'ENTELlyUE · texte numérisé non relu

II. LE l'ENTELlyUE

(On peut monter à cheval jusqu'au sommet, t> ù 7 heures pour aller et revenir. — On peut aussi aller en voiture légère jusqu'au couvent situé au pied du Penteli»

que, et faire à pi*d l'ascension de lainoutagne en 1 h. et demie. On gagne même ainsi du temps, car les chevaux ont une grande difficulté à monter, et surtout à descendre.)

On sort d'Athènes par la route qui longe la façade N. du palais au roi, et, laissant à gauche le Lycabette et à droite le monastère Hagios Asomatos , où l'on peut voirquelques fresques byzantines, on arrive (30 m.) au v. "d'Ambelo- Kypos, l'antique Alopèce, patrie de Socrate et d'Aristide. C est à Ambélo-Kypos qu'aboutit le grand aqueduc construit par Adrien pour amener à Athènes les eaux du Pentélique. On en a récemment déblayé les vestiges. On entre ensuite dans la vaste plaine de Trico-Kambos, comprise entre l'Hymette, le Pentélique et la petite chaîne de collines qui fait suite au Lvcabette.

Bientôt (HO m.), quittant la grande route qui conduit à Céphissia, on prend un chemin à droite, qui conduit, à travers un bois d'oliviers, au (30 m.) v. de Khalandri (Cholarge. patrie de Périclèsi, où l'on peut faire halte et trouver à se rafraîchir. De ce v., il faudrait g h. à pied pour gagner la base du Pentélique ; mais la route est bonne, et Ton peut faire galoper les chevaux. En atteignant le pied de la montagne, on longe un petit ravin; la route tourne à droite vers l'E., et s'engage dans une chaîne de collines bien boisées, sur lesquelles s'étendait la villa de feu M°" la duchesse de Plaisance :

les divers pavillons ou casinos qui la composaient sont inacùevés et

ATTlyUK. — LE PENTKLIgl'E. u-?»

Mendeh par les Grecs modernes, est élevé de 1110 met. au-dessus du niveau de la mer. Son axe prmcipal est dirigé du N.-O. au S. -H.

Son versant méridional domine Iti plaine d'Athènes; son versant septentrional s'incline vers la plaine

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abandonnés. On arrive ensuite au lô m. i couvent de Mendeli , ou Pentrk. dernier point qu'on puisse atteindre en voiture légère. Ce couvent ne présente rien d'intéressant, sauf une chapelle ornée de peintures byzantine*; mais il eut

entouré de beaux peupliers, on y de Marathon : du coV de l'E., il trouve une bonne source d'eau, domine le canal d'Egiipos. Le

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et. au besoin, quelques provisions, sommet n'est quand les moines y sont. On peut j balayée par le vent du N Un peu y laisser la voiture et les chevaux, , à 1E. du tas de pierres qui occupe si i on veut gravir la montagne à le point culminant, on trouve des

gravir la montagne pied. C est ici que commence la véritable montée. Le chemin du Pentélique. d'abord bien tracé, se dirige k gauche vers le N., et s'élève jusqu'aux (15 m. 1 carrières de marbre, qui ont fait la célébrité de la montagne. Le chemin n'est plus alors qu'un ravin couvert de blocs de marbre brisés, et on atteint

point

scellements dans le rocher, qui marquent sans doute la position de la statue de Minerve, élevée jadis au sommet de la montagne.

La vue dont on jouit du sommet est aussi intéressante par l'immensité du panorama, la noblesse et la grandeur des lignes, que par les grands souvenirs qu'elle réveille.

bientôt tlô rri.) la carrière pnnei- Du coté du S -O., c'est la plaine pale, ou l'on retrouve des traces 1 de l'Attique, la petite chaîne du

manifestes de l'exploitation an- Lyeabctte, Athènes, le Pirée, ÎSatique. Le roc était taillé longitu- i lamine, Egine, les montagnes de dmalement au moyen d'un ciseau, la Morte, la chaîne du Corydalle, dont les marques subsistent en- i et, derrière elle, les sommets du core . elles sont très- petites, très- j Cithft?ron; à 10. la chaîne du Par-

nès; vers le S.-E., l'Hymette, tout le promontoire de l'Attique jusqu'au cap Sunium , la double chaîne du Laurium, reliée à l'Anhydros par le chaînon de Lampra ; au delà du Laurium s'élèvent les sommets étagés des Cyclades. — Mais la vue est surtout remarquable au N.-E. La montagne s'incline, par une série de collines onduleuses, vers la plaine de Marathon. La côte dessine uu vaste demi-cercle, qui se termine au N.-E. au cap Marathon ( V.

Excurs. 4). Plus au N., les monts peu élevés de 1 Oropie. parmi le>-

3uels se détache le sommet arrondi u Zastani. Au delà du pic principal du Parnès et de la croupe de l'Arméni, on aperçoit les maisons blanches et les minarets de Chaicis. On voit dans toute sa longueur la grande Eu bée, avec ses promontoires et ses baies profondes, parsemées de petites îles, dominées par les masses puissantes du Delphi n«M-eux **t .lu v«'1« 'iniqio

rapprochées, et parfaitement égales : les monolithes étaieut aussi taillé* sur place, et l'on remarque en différentes places des trous creusés dans le rocher pour y encastrer des poutres et aider h la descente des blocs dans les endroits difficiles. Près de la principale carrière se trouve une grotte k stalactites d'env. 10 a là" met.

de hauteur sur 20 ou 30 mèt. de profondeur, qui sert de retraite au.\ bergers et a leurs troupeaux.

On a construit à l'entrée une petite chapelle , décorée de peintures grossières. — De la petite clairière qui précède cette caverne, le chemin a 'écarte k droite pour gravir un contre-fort, qui mène sur^Om.) une espèce de col, d'où l'on découvre la plaine de Marathon, et d ou, se dirigeant à gauche, on gagne en lô m. le sommet de la mon tagne .

Le Pentélique, nommé Brilessos dan* l'antiquité , Penlehifue au - lui»- '!«• p.ut*aiiM>. i t Pnihh un

Ocba. « Par-dessus ces premiers plans, dit M. Marmot, se laissent apercevoir : au S., l'Ida erétois, dont on voit la pointe bien au delà du dôme de l'Anti-Milo ; à l'E., la péninsule de Clazomène. en Asie ; au N., les deux cimes de Scyros, et les neiges resplendissantes du Pélion et de l'Olympe thessalien ; à 10., le Cyllène et le Parnasse.

C'est en quelque sorte le monde grec tout entier. »

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