‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 93 sur 511 · D'ATHÈNES A THÈBES · texte numérisé non relu

D'ATHÈNES A THÈBES

PAR PniLE.

(il lien ras environ. — On conclu air b««oi« à D«r veno-SiAltsi.)

D'Athènes à Phylé (4 h.— F. Route 4, 5" . — Au delà de la gorge de Phylé, la route de Thèbes descend dans Ja haute plaine de Skourta, où Leake et M. Hanriot s'accordent à placer les anciennes forteresses de Drymos et de Panade, sujet perpétuel de contestations entre le* Béotiens et les Athéniens.

Drymos s devait probablement sur une hauteur boisée , au lieu nommé Kavasala, où se trouvent un pyrgos déinautelé et des ruines helléniques. Panade était à l'entrée même de la plaine de skourta, au v. de A h.; Dei véno-Sialési. De ce v., on descend en 1 h. 30 environ au pont Mitropolitis, sur l'A-

LKourt a.) THEBES.

tope, et on entre da.ua la grande , rentra dans la

plaine de la Béotie. On laisse à gauche 1 h. » le* ruines de Golemi, pui» on rejoint 5tJ m.i la route carrossa b.e, à 3f0 m. de

Thèbes. G h. 40 m. de Pbylé.)— liiitotre. Aux origine* de Thèbes rattachent les mylbea les plus célèbres de la Grèce , et, jusqu'au vi* siècle avant J.-C. , la :able se mêle presque constamment à lhistoire. Ou counait les -»gendes de Cadmus, qui, vers Ij^O, s'établit le premier sur lu l'adrnée avec une colonie phéni cienne; U légende de Zéthus <j Amphion.qui agrandirent la ville et U fortifièrent <1457) ; celles de LaiBs et de Joeaste , d 'Œdipe et d'Anugone, chantées par Sophocle.

U rivalité d'Ktéocle et Polynice, i expédition malheureuse (1313) des sept chefs contre Thèbes chantée par Eschyle*, la prise de Tnebes par les liis des sept chets, ou guerre des Kpigones ,1307) , appartiennent à l'histoire , mais peuvent encore inspirer les poètes.

A une époque voiàine de la guerre de Troie. Thèbes, comme le reste du pays, fut conquise par le* Béo-

nen*. population colienne chassée .Je la Pijihiotide et de la Thessalie, et les anciennes races disparurent.

Ver» l'an 11*26, les Thébains abolirent la royauté et adoptèrent la :orme républicaine. Thèbes devint la cité dominante de la fédération béotienne. Mais elle révolta -es aillés par son profond égoïsme et sa tyrannie V. Platée, Thesptea, R. 11;-. Par haine pour les Athé mens, elle s'ailia aux Perses, et devint l'enneniie de In liberté grecque; mais vaincue avec les Perses a la bataille de Platée (419), et affxibiie par ses guerres avec Athènes et Sparte, elle ne put, après la bataille de Coronée 447), conserver ie premier rang dans la fédération. Les Spartiates, d'accord avec i aristocratie thébaine , s'emparèrent de la Cadmée (384). et pendant trois ans firent peser sur fnebe* un joug tyrannique. Main

ville sous un déguisement, massacra les tyrans, et expulsa la garnison lacédémonienne.

Dès lors une nouvelle ère commence pour Thèbes : Epaminondas anéantit l'armée Spartiate à Leuctres (371), envahit quatre fois le Péioponèse, et détruit la prééminence de Sparte par la création de la ligue arcadienne et le rétablissement de Messène. Grâce a son génie, les Thébains arrivent à l'apogée de leur gloire, et dirigent li- I pendant dix ans les affaires oc la et. Grèce. La mort d'Épaminondas , après la bataille de Mantinée (36i), met un terme à leur puissance, et, comme dit Justin, < Thèbes n'eat nlus célèbre que par ses malheurs. »

Les Thébains entreprirent la guerre sacrée contre leB Phocéens, et, gnlce à l'appui intéressé de Philippe, rétablirent leur domination sur Orehomène et quelques autres -. îlies. L'éloquence de Démosthèiu* put enfin réunir Thèbes et Athènes contre l'ennemi commun ; mais le roi de Macédoine écrasa les deux armées dans les champs de Chéronée .338), et se rendit maître de Thèbes. En H35ses habitants se révoltèren t. Alexandre la reprit et la détruisit de fond en comble, n'épargnant que la Cadmée et la maison de Pindare. Rebâtie vingt ans après par Cassandre, elle ne retrouva jamais son ancienne splendeur : du temps de Pausanius (174 ans après J.-C), l'Acropole seule était habitée. Au xiir siècle, Thèbes acquit une certaine importance, et fut renommée pour ses fabriques de soie. Les seigneurs francs en firent une place do guerre. Sous les Turcs, elle se réduisit à quelques misérables maisons bâties sur la Cadmée. Aujourd'hui, le v. occupe la même position ; mais il s'est agrandi et amélioré. C est le cheflieu d'une éparebie.

Topographie. — Thèbes est bâtie sur la Cadmée . colline élevée

u .W». Peh'pidas, un de* proscrits, | d'envion 50 mètres et compléte-

l'Ali

tKourjc 9.]

ment séparée des hauteurs envi- i le lit de rismène ; la seconde, Elecronnantes: sa forme est celle d'une trœ, au S., entre la Cadmée et le f»llmse dont le «rrand axe se di- ! mont Isménus, sur la rouie de Pla-

rige du N. au S. La ville actuelle se compose d'une grande rue, qui traverse la Cad m te dans le sens de sa longueur, et de quelques ruelles latérales. Elle possède un khani médiocre, un assez bon café, et plusieurs maisons où l'on peut trouver un logis confortable.

La ville antique était bornée à l'E. par rismène, qui jaillit de la fontaine Si-Jean (l'antique Mùlia\

tée ; la troisième, Neitœ. au N.-O. .

près de la Dircé et sur la route de Delphes.

Des fouilles, faites il y a peu de temps sur la Cadmée ont mis k découvert des soubassements antiques, qui semblent avoir appartenu àun temple. Sur la colline Isménus, les ruinesde l'église St-Luc marquent l'emplacement du temple d'Apollon. Le pavé antique se

ioniuine oi-jcuu ^ , - — r . ^ r

et à l'O. par la Dircé , qu al i- , retrouve presque en entier hors mentent plusieurs sources, dont la ' de l'église, à lb' cent. env. au-desprincipale est lafontaine Paraporti sousdu sol. Prèsduchœur de coite (Dircé), située au pied de la Cad- ! église on remarque un tombeau de niée. Ces deux rivières, encaissées 1 marbre qui passe pour celui de dans des ravins assez profonds saint Luc. Un peu de ce marbre servant de défense à la ville, se , réduit en poudre opère, selon la rejoignent au N. dans la plaine. Le croyance populaire, des guérisons ruisseau Strophia coule entre la miraculeuses. Ce monument n est Dircé et rismène, et sépare la pas antérieur au ni» siècle, et deux Cadmée des hauteurs Isménus et inscriptions grecques à moitié effa- Amphion. L'Acropole occupait la j cées nous apprennent qu'il a servi Cadmée, ma;s la position de la; de sépulture à un dignitaire roville est problématique . Forch- 1 main.

bramer U place : sur •« J>«"»" ! De Thèb„ k Ch.lci.. Bout«9 ei 10.-

irizi^r* «u? il » ^r ^ c™.

contraire qu'elle était située dans R- U.-a Haharte et Livudie. R. 12,la petite vallée comprise entre la a Orchomine, R. l*et 1G, - a Athènes. Cadmée et le Teumessus, où l'on j R. 7 et 8 -à Tanagre. R. u et 6,-» Kokvoit encore les ruines d'un aque- kino et au lac Copaîs, R. 10.

duc ; mais aucun reste de monu- !

ments ne vient confirmer ces hypothèses. On peut suivre la ligne des murailles franques qui entouraient la Cadmée. Au N., près i d'une grande tour carrée, on voit

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