‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 95 sur 511 · A CHALCIS · texte numérisé non relu

A CHALCIS

On remarque à gauche (1 h.) le couvent de St-Jean et le mont Sagmaia (Hypatus , sur lequel s'élève le couvent de la Transfiguration, fondé par Alexis Comnène.

Une fontaine \35 m.) au pied «lu Lvko-Vouni indique la position de l'antique Harma. La route se resserre entre des rochers couverts de broussailles et d'arbres rabougris , et, traversant un torrent (1 h. 10 m.i, laisse à droite une fontaine, et à gauche l'emplacement de l'antique Mycalessus. C est là que, selon la légende, la génisse qui conduisait Cad m us avait mugi i.u^MTii. Cette ville fut entièrement détruite par les Thraces l'an 413 av. J.-C. Du temps de Pausanias elle n'existait déjà plus. On gravit ensuite le Klepto-Vouni (montagne des Voleurs , qui se rattache au mont Ktypa (Messapius), que l'on aperçoit sur la gauche, et l'on passe entre deux hauteurs , surmontées de ruines helléniques. Du sommet*du col 45 m.> on découvre une belle vue sur le pont et la ville de Chalcis, le canal de l'Euripe et les montagnes boisées de l'Eubée.On descend (45 m.) dans une plaine parsemée de rochers . et l'on contourne la baiecirculairedeVourco.

Enfin, laissant à droite (12m. ï la route de Vathy et d'Oropos (V . K. 5) et a gauche il2 m.) celle de Martini et d'Atalanti ( V. R. 11;, ainsique Uhauteur couronnée par le fort de

Kara-Baba, on traverse le pont de l'Euripe, et l'on arrive (10 m.) à Chalcis [V. R. 18).

DE TilÈBES A CHALCIS

PAR KOXKINO ET LARYUNA.

Deux jours (19 1 Î0 h.) par des chemin* difficile* ; ne pis *e ch»rgiT de hajfa.c». — On couche à Kukkmo ou i Martini.

On sort de Thèbes au N.-E. par le chemin direct de Chalcis (F.

R. 9), qu'on quitte bientôt pour prendre à gauche (12 m.) le chemin de Martini; puis on traverse la plaine d'Aonie, mal cultivée, et présentant à peine quelques prairies le long des ruisseaux Kénavari et Ismène. A 1*0. est le mont Sphingius (Phaga) [V. R. 12), et à l'E. le mont Hypate (Sagmata). On quitte la route pour (1 h. 15) aller sur la gauche visiter (45 m.) le lac de HyHca (Likéri) , dont le bassin, entrecoupé de rochers, se divise en apparence en plusieurs lacs. L'antique Hylee, qui lui donnait son nom et oui a passé pour la patrie de Pindare, était située pri s de l'angle S.-O.

du lac. Sur la rive N\, on observe un assez grand nombre de ruines helléniques. Enfin, M. Buchon a signalé le long de la rive O. les vestiges d'une voie antique. On rejoint ;1 h. 15] la route de Martini et l'on arrive aux bords du lac de Paralimni, dont le nom ancien est très-incertain 'Harma?;. C'est un bassin de forme ovale, long de 7 kilom., à égale distance entre le lac Hylica et le rivage d'Anthédon. Les deux petits lacs présentent dans leur aspect une grande ressem blance. « Ils sont , dit M. BurnouP, étroits et contenus dans de3 bassins dont les pentes s'ont abruptes et stériles. Les eaux s'y conservent comme dans des vases profonds sur lesquels l'évaporation a peu de prise : il ne

\ LeUic Cojiais-, in Archives des mission* scientifique* et liUém- , 1850, p. 133.

138 GRECE, s'y forme aucune alluvion, vu leur I {V

profondeur et la solidité des roches qui les ento.urent : aussi leurs eaux restent-elles toujours limpides. Leur température est très -élevée, et leur atmosphère chargée de vapeur. Ces deux lacs nourrissent d'excellents poissons qui, avec ceux de Chalcis, approvisionnent le marché de Thèbes. > Leur niveau est de beaucoup inférieur à celui du lac Copaïs (08 mèt.) et de la plaine de Thèbes (50 met.), car le lac Hylica n'est ou'à 58 met. au-dessus "du niveau de la mer, et le lac Paralimni seulement à 30 nu* t. On a supposé que ces trois lacs communiquaient entre eux et se déversaient dans la mer par ces conduits naturels appelés Kataxwlhra , dont nous avons déjà parlé p. 22. La communication du lac Copaïs avec le lac Hylica n'est pas douteuse (V. ci-dessous]; mais rien ne prouve que celui-ci communique avec le lac de Paralimni , et M. Burnouf nie formellement que ce dernier communique avec le rivage d'Anihédon ; l'inclinaison des couches de rochers du mont Ptoûs s'y oppose.

Après avoir laissé à droite ^30 m.) une ruine hellénique, et k gauche le v. de Houngara, I on gravit (45 m.) un col escarpé d'où l'on découvre une belle vue sur le lac Copaïs, l'Hélicon et le Parnasse.

De ce col, on peut descendre par un sentier plus facile et bien ombragé vers la «orge de Perdiko- Vrysi (fontaine des perdrix), et, laissant à gauche le v de Karditza, gagner (l h. 30] Kokkino (6 h. de ThTbes,

Si l'on ne craint pas d'allonger la route de '2 a 3 h., on peut descendre dans la plaine, rejoindre le lac Hylica, visiter au-dessous de Sengena la fontaine intermittente, qui sert d'issue au katavothron S. du lac Copaïs, remonter vers le X. pour visiter ce katavo-

u ne

[ItOUTJJ 10. J

ci-dessous), suivre (1 h. 45) baie du lac Copaïs, a l'entrée de laquelle on remarquera une chaussée antique, reliant le pied du mont Ptous avec celui du mont Sphingius, gagner les ruines d'Acrasphium et (45 ru.) le v. albanais de Karditza.

Les ruines d Acraephium consistent dans une acropole avec une enceinte hellénique assez bien conservée, et des vestiges de mai* sons et de rues. L'église Saint- George, située un peu au-dessus, est bâtie sur l'emplacement et avec les matériaux d'un temple:

on y remarque beaucoup d'inscriptions grecques. L'enceinte du téménos, très-bien conservée, forme la clôture de l'église et de son cimetière. Acraephium était une des anciennes villes de la confédération béotienne : elle devint Iç refuge des Thébains, après la destruction de leur ville par Alexandre. Sur la montagne qui fait face aux ruines d'Aor»phium. s'élevait le sanctuaire d'Apollon Ptous. dont l'oracle fat consulté par Mardoniu*.

Dans le trajet de Karditza à Kokkino, on découvre de belles vues sur le lac Copaïs, sur la petite i le de Gla, couronnée d'une ruine hellénique. Sur la rive N., on aperçoit Topolias, l'antique Cop*, ancienne ville béotienne qui us joué aucun rôle dans l'histoire.

Kokkino n'est qu'un v. de cinquante maisons entièrement peuplé d'Albanais. On peut y trouver un gîte pour la nuit.

Le lac Gopais occupe à peu près le centre de la plaine de lt Béotie.*c 8a figure, dit M. Burnouf, est celle d'un carré, avec deux baies vers l'O., et deux autres baies du cdté de l'F., dont les plus septentrionales sont celles qui s'avancent le plus dans les terres.

Au N. et à l'K., les eaux du Copaïs *ont arrêtées par les îlancs abruptes de grands rochers calcaires. La partie la plus profonde est au pied

thron et plusieurs puisards sein- j de l'antique Copie. Vers le S.-O blablcs à ceux que nous trouve- ( au contraire, les alluvions entniirons dans la direction de Larymna née* des pentes douces de l'Héli-

.Kult*. 10. LK LAC

con ont diminué la profondeur.— Le lac Copaïs reçoit toutes les eaux de la B«£otie occidentale par trois rivières principales : l'Hercyne , le Cephise et le Mêlas. Dans ses basses eaux, il couvre une superficie de J jO kil. carrés , les hautes crues en couvrent -230. La différence du niveau près de l'antique Copae est de 6 met. au-dessus du Ut du Mêla»; dans les grandes inondations, elle va jusqu'à 7 met.

40. » M. Burnouf évalue le volume des eaux du lac à 690 millions de mètrtrs cubes à la tin de l'hiver, et à 337 millions à la fin de Tété : dans les grandes inondations , il s'élèverait à 740 millions demètres cubes au-dessus des basses eaux. C'est en janvier et février qu'ont lieu ces crues maximum, par suite de la fonte des neiges.

Les eaux du lac Copaïs se perdent de deux manières, par l'évaporation et par les katavothra. Les trois principaux sont ceux ou se précipitent l'Hercyne, le Céphise et le Mêlas. 11 ne "faut pas croire que ia plus grande partie des eaux du iac s'écoule par ces katavothra; iis sont fort petits, et, étant placés au-dessus du niveau du tond du lac, ils agissent à la manière d'un trop-plein dans les grandes inondations, lis cessent d'ailleurs d'être en activité à partir du mois d'avril : le lac diminue alors par l'évaporation. Mais il n'en est plus de

même quand ils se bouchent dans la saison des pluies. C'est sans doute à leur oblitération qu'il faut attribuer le déluge d'Ogygèt, dont les traditions grecques nous ont gardé le souvenir. A différentes époques, les inondations ravagèrent les villes voisines du lac, et il parait qu'à certaines époques les anciens entreprirent des travaux au lac Copaïs, soit pour se garantir des crues extraordinaires , soit pour acquérir, aux dépens du lac, des terres cultivables. Sous Alexandre, un certain Cratès fut chargé de nettoyer les digues, probableraentleskatavothra, du lac Copaïs.

Les travaux furent interrompus par

copais. wy

suite d'une révolte des béotiens. Peut-être est-ce a lui qu'il faut attribuer les grands puisards que I on trouve aux deux cols qui séparent le Copaïs de la baie de Larymna et du lac Hylica1. Il y en a jusqu'à sei2e. Malheureusement, ils ne sont ni les uns ni les autres dans la direction des katavothra: mais peut-être s'agissait-il de creuser un canal artificiel pour jeter les eaux du lac à la mer.— Ce projet , qu'on a remis en avant dans les temps modernes, et qui donnerait à la culture un vaste terrain marécageux et insalubre, aurait, selon M . Burnouf, l'inconvénient de tarir le plus grand et presque le seul réservoir d'eau de la Grèce orientale.

L'aspect du Copaïs varie beaucoup, suivant les saisons. « Au mois de mars, c'est un vaste étang coupé çà et là de longues bandes de terres hautes, dont la couleur jaune ou brunâtre tranche sur le bleu des eaux plus profondes. A la fin du printemps» la chaleur du soleil et les pertes qui ont lieu par les katavothra ont réduit le volume et l'étendue des eaux : une riche végétation donne alors au lac l'aspect d une prairie fertile. Dès le milieu de l'été toute cette décoration a disparu : ces prairies apparentes sont devenues un marais insalubre. » (Burnouf.)

On descend la colline de Kokkino pour regagner la route de Martini, qui conduit par une petite plaine aux bords (1 h.) de la baie N.-O. du lac Copaïs. On peut visiter (5 m.), au pied d'une paroi perpendiculaire de 25 mèt. de haut, une grande caverne de plus de 100 mèt. de profondeur, que les hautes eaux envahissent souvent, et qui communique avec l'entrée du katavothron S. -F?. Ce katavothron présente aussi l'aspect d'une caverne creusée dans une paroi verticale : le cours d'eau qui s'y engoutTre a 9 mèt. de largeur et 8 de profondeur. A une petite

I Y. S*uv*ge,.l«». ttamtnes, 4« 9«ri«,t.X.

140 GKEC'K

distance on en trouve deux autres, dont l'ouverture est plus petite. — On rejoint (45 m.) la route qui traverse le vallon do Larma, où l'on observe les puisards dont nous avons parlé. Aucun d'eux n'est achevé, en ce sens qu'ils n'aboutissent a aucun conduitsouterrain, et que le plus profond n'a que 35 met. — Quittant (25 m.) la route de Martini, on franchit un petit col à droite, et l'on arrive à (15 m.) l'issue deskatavothra: l'eau s'échappe au pied d'une paroi de 10 mèt., et forme plusieurs petits ruisseaux bientôt réunis en un torrent d'environ 15 mèt. de largeur et de 1 mèt. de profondeur, qui s'écoule avec rapidité vers la mer. On suit ce torrent, et, passant près d'une vieille église et des moulins de Larymna, on arrive (45 m.) au bord de l'Kuripe, où se précipite l'eau du lac.

Les ruines de Larymna, situées à ! 10 minutes sur le rivage, au lieu nommé K as tri, consistent en une enceinte, les restes d'une acropole, d'un mole et d'un port, de quelques substructions d'édifices inconnus, et. en dehors de l'enceinte, d'un tombeau et d'un édifice

oblong. Une petite source salée coule tout auprès.

Les ruines de Larymna sont à 2 h. de Martini, gros village où l'on trouvera un gite- De Martini on peut en V jours (72 k.), parAtalanti. Liranatœ». Pahuo-Khori et Kœnouno- Khori . gugner les Thermopyles «•n suivant presque constamment le rivage.

On revient à (1 h. 10) l'issue des katavothra; mais, au lieu de retourner vers le lac Copaïs, on prend vers le S.-E. un sentier étroit et difficile, qui conduit à (2 li.) la baie de Skroponéri, où Ion trouve une autre issue des katavothra, une ruine hellénique cl un métokhi, et au (2 h. 30 ) rivage d'Anthédon, ou l'on observe les ruines d'une acropole, d'une enceinte, des citernes, d'un môle, et les fondations d'un édifice de

[ ItOUTK ll.j

C'està ce rivage que l'on rattachait la légende du dieu marin Glaucus.

A 2 kil. d'Anthédon, au v. de Loukisi, on trouve aussi quelques pierres helléniques. Le chemin, qui suit le rivage au pied du mont Messapius (aujourd'hui Ktyva) et en face de la petite île Gaïdouro- Nisi, présente des traces de roues de char. On arrive (1 h. 45) à remplacement de l'antique Salganeus, et à la plaine de Chalia, où l'on découvre (30 m.\ près d'une église ruinée, quelques fragments qui peuvent avoir appartenu au temple de Cérès Mycalessia. Enfin on rejoint (30 m.) la route de Thèbes k Chalcis [V. R. 9 et 18) (8 h. 45 de Larymna).

DE THÈBES A L1VAD1E

PAK PLATEE, LKCCTRE» ET l'UELICON.

[Vn jour et demi fit U. — On concile à The»

pie*.)

J4 mèt. de long, bati dan* la mer. rives de l'Asope, et y établit ut«

On sort de Thèbes, du côté du S., et. suivant un chemin presque parallèle à la route carrossabledu Cithioron , on traverse la grande plaine où coule l'Asope. aujourd hui Platana, et qui n'offre rien k mentionner jusqu'aux ruines de (2 h.)

Platée. — Histoire.— La ville de Platée est déjà mentionnée par Homère. En 519 avant J .-(.). , pour échapperà la domination thébaine, elle contracta avec Athènes unealliancequi subsisia jusqu'à sa ruine.

Les Plaiéens prirent une part glorieuse à la bataille de Marathon et aux combats de l'Artémisium ; mais forcés de fuir devant l'invasion des Perses, ils ne purent assister à la bataille de Salaminc. Les Perses, vaincus sur mer, se vengèrent en incendiant Platée. L'année suivante (l7î) av. J.-C), Mardonius, étant sorti de l'Attique par le passage de Decélie (V. H. 5>, vint camper près de Platée, sur le&

Roui\l 11.]

camp retranché de 10 stades (1800 met.) carrés. L'armée des Grecs alliés vint l'y attaquer par le passade du Citba?ron , et remporta l'immortelle victoire qui mit fin à la seconde guerre médique. Platée se releva de ses ruines, grâce aux dons de la confédération grecque

PLATEE. 141

gros blocs sont taillés à facettes, comme dans l'appareil en bossage. On y distingue des restes de tours à Quatre côtés, tandis que les tours de la grande enceinte n'en ont que trois, et sont ouvertes en dedans. On remarque, au milieu de cette citadelle, une église

Elle reçut la mission de garder les j byzantine, construite avec des

monuments funéraires élevés aux héros morts sur le champ de bataille, et de célébrer tous les cinq ans les fêtes commémoratives. Le territoire de Platée fut déclaré neutre et inviolable. Cependant, au commencement de la guerre du Péloponèse , l'an 431 avant J.-C. , trois cents Tbébains essayèrent de s'emparer de la ville par surprise; mais cent quatrevingt* d'entre eux payèrent ae leur vie cette tentative. En 429, l'armée lacédémonienne, commandée par Archidamus. vint mettre le siège devant Platée. Thucydide a raconté longuement ce siège mémorable, qui dura deux ans. Les derniers défenseurs furent mis à mort, et tous les édifices privés furent rasés par les Thébains. Les Platéens survivants trouvèrent un refuge chez les Athéniens. En 387, la paix d'Antalcidas rendit aux cités grecques leur autonomie ; Sparte, jalouse de Thèbes, releva la ville de Platée, mais les Thébains la détruisirent encore en 372.

Après la bataille de Chéronée '338 , Platée fut reconstruite par Philippe et par Alexandre. Pausamas nous en a laissé une description. Au vie siècle, l'empereur Justinjen répara ses murailles.

État actuel.— Les ru ines de Platée sont situées au pied du Citheeron, près du petit v. de Kokla. On retrouve les restes d'une enceinte d'env. 4 kil. de circonférence, qui n'est certainement pas antérieure

fragments antiques, et aujourd'hui ruinée. Leake a signalé, à l'angle S. de l'enceinte, au point le plus élevé et le plus rapproché des rochers du Citheeron, une autre enceinte d'une construction plus ancienne : c'est la seule partie qui pourrait remonter à l'époque de la guerre médique.— Sur la pente à f'O. de la citadelle, on observe plusieurs grands sarcophages de pierre extrêmement simples. On s'en sert aujourd'hui comme de pressoirs pour le vin; on a pratiqué pour cela sur l'un des côtés un trou auquel on a adapté une espèce d'entonnoir. Un peu plus loin est une fontaine antique : 1 eau sort par trois bouches percées dans un mur de marbre, surmonté d'une frise sculptée.

Le champ de bataille est un peu plus au N.. sur les rives des ruisseaux qui forment l'Œroé. Suivant le récit d'Hérodote , Mardonius avait établi son camp retranché à 4 ou 5 kil. de la, sur la rive gauche de l'Asope, probablement à l'E. de la route moderne de Thèbes (V.

R. 8). Les Grecs occupèrent d'abord les pentes du Citheeron, entre Hvsia? et Erythrée (vers les v. actuels de Boubouka et de Katzoula). Encouragé par le succès d'un premier combat, Pausanias descendit dans la plaine, et étendit son camp le long de la rive droite de l'Asopus, en face de celui des Perses : les deux armées restèrent en présence pendant

à Philippe, et d'une Acropole, ou quelques' jours. Les flèches d<

plutôt d'une citadelle , dont les murailles paraissent bâties avec les restes d'édifices plus anciens.

Ces murailles nous présentent un mélange des deux constructions polygonale et rectangulaire. Les

Perses tenaient les Grecs éloignés de la rivière, et la cavalerie de Mardonius, repoussant les Spartiates, parvint à boucher la fontaine Gargaphia, d'où les Grecs tiraient leur eau potable. La posi-

(JKECL. iKouiK 11.

con, jusqu'au golfe de Corinthe (baie de Dombréna? ; au N.-O. sur les hauteursde Thespies : la chaîne du Parnasse se montre au-dessus t:»'s derniers chaînons de 1 Héiicon. Il est probable que la bataille de Leuctres fut livrée dans la vaille au N. du tumulus. En face de celui-ci, on trouve une fontaine antique.

tion n'étant plus tenable, Pausanias reporta son camp a 10 stades llôOO met.) en arrière, sur le terrain appelé Vile {'f,ç?i , c'est-à-dire le plateau compris entre les deux sources principales de l'Œroji, en avant de Platée. C'est là que les Perses vinrent l'attaquer : leur choc fut soutenu presque exclusivement par les Spartiates et les Tégéates, pendant qu'à l'aile gauche les Athénieus repoussaient les Thébains, alliés des Perses. Ceuxci lurent bientôt mis en déroute complète et poursuivis à outrance par les Spartiates, tandis que les Thébains se retiraient en bon ordre, et taillaient en pièces 600 Corinthiens et M égarions qui s'étaient avancés en désordre. A la fin de la journée, les Spartiates et les Athéniens réunis enlevèrent lo camp retranché des Perses, et en tirent un horrible carnage. De cette armée de 300 000 h., il n'échappa pas plus de 3000 h., si ce n'est un corps de 40 000 h., qui fit sa retraite sous le commandement d'Artabaze.

En quittant les ruines de Platée, et laissant à gauche le v. de Kokla, on suit Quelque temps la rive gau- .

che de l'Œroë, petite rivière qui I Les Thébains les en réeompencoule de TO. à l'E., entre le Ci- I sèrent ! 'anm'e suivante en renvertha>ron et le Korombele, et va se sant leurs remparts. A plusieurs

Un chemin ijui se dirige au N.-E.

duit à Tlicbes en 2 h. J0 m.

De Leuctres, en continuant sa route vers le N.-O. , on atteint en 1 h. 15 m.

Thespies fS h. 45 m. de Platée). — Histoire. — Thespies, une des plus anciennes villes de la Béotie, fut comme Platée la rivale de Thèbes, et refusa de s'allier aux Perses.

700 Thespiens combattirent et moururent aux Thermopyles avec Léonidas; Xerxès brûla leur ville, et les habitants se réfugièrent dans le Péloponèsc. 18m) Thespiens combattirent à Platée, et purent après la victoire rebâtir leur ville.

A la bataille de hélium (4^4), les Thespiens combattirent avec les Thébains contre les Athénien.-».

jeter dans la baie de Livadostro :

on franchiteette rivière sur un pont 45 m.], et se dirigeant au N.-O. , on atteint bientôt (35 m.) la plaine aride et (30 m.' lo tumulus de

Leuctres. — Le v. de Leuctres, j temps de Strabon, c'était avec Tadépendance de Thespies, n'avait j nagre la seule localité qui méritât jamais eu aucune importance, et ! le nom de ville en Béotie.

reprises, au temps de leur grandeur, ils ruinèrent la ville et chassèrent les habitants. Cependant Thespies se releva : elle existait lors de 1 invasion romaine ; du

n'existait déjà plus au temps de Strabon. Cet emplacement ne doit sa célébrité qu'a la victoire remportée, en 371 av. J.-C., par Epaminondas sur Cléombroie, roi de Sparte. Ce tumulus, soutenu par quelques restes de muraille, a probablement servi de sépulture aux 1000 Lacédémoniens morts dans la bataille. On y jouit d'une belle vue, à l'O. sur la chaîne de l'Hélicuti, au S.-O. sur la vallée qui s'étend entre le Korombele ei ITl« li-

Elle est

encore mentionnée par Pline, Ptolémre, Pausanias, et par Hiérocles au vr siècle après J.-C.

Thespies rendait un culte particulier h Éros {l'Amour), dont elle possédait une image sculptée par Praxitèle, et aux Muses, dont on eelébrail ia fête sur l'Uélicou tous les quatre ans. La célèbre Phryné était de Thespies.

État actuel. — L'emplacement de Thespies est au lieu nommé Lefica, .tu pied de Li colline d Enmu-

iKoite H.J LHÉLICOM.-

kn^tro. auprès d'une «ourco abondante qui coule par cinq bouches et forme le ruisseau do Kanavari.

Leake a trouvé les fondations d'une enceinte oblongue et ovale, d'une construction solide et régulière, d'env. 800 mèt. de circonlérence ; de plus, toute la région S.-E. est couverte de ruines et de pierres helléniques , qui semblent les restes de maisons particulières bâties hors de la villo. L'emplacement des anciens temples est sans doute marqué par les églises, qui contiennent quelques fragmentsde colonnes et d'architraves.

Le v. d'Krimo-Kastro, situé sur la hauteur, offre un aspect assez riant. On peut y trouver un gîte pour la nuit.

Le chemin le plu' direct de Thesples h Liradie s'tlëve sur une série de collines, d'où l'on jouit d'assez beaux aspects sur les lac* de la Beotie, passe près du vil— lage de Marrotnati vî h.), s'engage dan* U petuc raUée du Képfaauui, traverse»

gue ce ruiueau près des moulin.s de Maxi il L ). et rejoint 15 m.) la grande route de Tbebe» à Livadte, auprès d'Haliarte.

i V Route 12). Par cette route on «ompte I h. de Tbesptes a Liradie.

La route de Thespies a Livadie par l'Hélicon 8 h. 30 m.) est beaucoup plus*pittoresque.On gagne los pentes de la montagne, et, passant par Palajo-Panaghia , on atteint (1 h. 15) le monastère supprimé de Samt-Xtcolas, dans un joli vallon solitaire on forme d'amphithéAtre.

Une ruine hellénique, couronnant une hauteur au N.-O. , répond à l'antique Ascra. qui fut la résidence d'Hésiode, et dont au t*rnps de Pau?ani*s il ne restait déjà pius qu'une tour. Au-dessus d'Ascra, on monte au fameux Hiéron, ou sanctuaire des Muses. Une inscription trouvée par Leake dans l'église St-Nicolas ne laissa aucun doute sur l'identité du vallon. On rencontre d'abord, à gauche de la mute, la fontaine Aganippe, dont les eaux inspiraient les pot'te».

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