‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 97 sur 511 · PAR LA ROCTF. DIRECT · texte numérisé non relu

PAR LA ROCTF. DIRECT

La grande route de Livadie sort de Thèbes du coté du N.-O., franchit un bras de l'Ismène, laisse a droite le v. de Pyri, longe les hauteurs qui séparent la plaine de Thèbes de celle de Leuctres et de Platée, franchit {hO m.) le Kanavari, qui prend sa source à Thespies, et s'engage dans la plaine Ténérique, comprise entre les derniers contreforts de l'Hélicon et le mont Sphingius, ou Phœnicius { aujourd'hui Phaga), auquel se rattache la légende du Sphinx. A l'extrémité de la plaine, on trouve de vastes marécages, etsurle dernier contrefort du mont Sphingius (2 h ), quelques pierres helléniques marquant la position d Oncheste, qui possédait un temple célèbre de JNep-

marécageuses du lac Copaïs {V .

R. 10), au pied de la chaîne de 1 Hélicon ; on laisse à gauche une tour, à droite une source, et plus loin le v« de Moulki ; on franchit (50 m.) le ruisseau Képhalari, puis on atteint l'emplacement de (10 ni.)

Haliarte , une des villes de l'ancienne confédération béotienne; elle futdétruite parXerxès»

mais elle se releva, et au temps de la guerre du Péloponèse elle comptait parmi les villes principales de laBcotie. Elle est surtout célèbre par la victoire que les Tbébains y remportèrent en 195 avant J.-C. sur Lysandre. qui périt dans la bataillé. En 371, Haliarte fut encore détruite par le préteur romain Lucrétius : du temps de Strabon et de Pausanias, elle ne présentait déjà plus que des ruines.

La ville rouvrait une colline, o^u i n'est pas élevée de plus de 17 met.

au-dessus du lac Copaïs. On remarque au sommet les restes d'une muraille de construction polygonale : quelques grottes sépulcrales sont creusées dans les rochers ; une source s'échappe du côté du N. et va se jeter dans les marais. Les limites extérieures de la ville sont marquées seulement par les deux cours d'eau de TE. et de l'O. Celui de l'E., ou Képhalari, vient de l'HVJicon (Y. R. 11), et représente, selon Leake, le Permesse ctl'Olmius réunis, et. selon l'é(at-major français, le Lophis, ou Hoplites , dans lequel Lysandre se noya. On trouve sur ses borda quelques restes d'un v. turc, avec quelques fragments antiques. Selon Leake, le Lophis est au contraire le ruisseau de l'O., qui sort au pied des hauteurs deMa?i. Prt»« de là, à 1900 im- t. à l'O. de l'Acropole d'Haliartc, s'élève un tumu- Jus, qu on suppose être celui de Lysandre.

Au delà d'Haliarte, la route est dans un état de dégradation complet; on rencontre (55m.) le khani de Siakho, avec un poste de gentune. On côtoie alors les rivés | darmerie, et plus loin (l h.) on

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