IMPÉRATIF
Singulier.
3» pers. mas. oktoh, écris.
3* pers. fem. oktobi, écris.
Duel.
Manque.
Pluriel.
V pers. masc
et (ém.
' I oA-/o6oiî, écrivez.
Remarques. Pour dissiper robscurité qui pourrait résulter de ridentilé de forme entre la première et la seconde personne du singulier au prétérit, on emploie souvent en vulgaire, le pronom personnel ana « je » pour la première personne, erUa, féminin enti « toi • pour la seconde. Anak'Uibt,]^^ éorit; enta k*tabt, tu as écrit. — Le temps qui est intitulé présent est un véritable aoriste, car il sert aussi pour le futur: c'est alors le sens général
LANGUE ARABK. — PRONONCIATION. 227
de la phrase qui précise sa signification. Dans l'arabe écrit, le futur est
çueiquefois précédé d'une particule, comme sa, ou soufa, qui marque da-
'iûiigt l'idée du futur. En vulgaire, on ajoute ordinairement la syllabe he
ij singulier et au pluriel et me à la r* personne du pluriel. Kxemplc :
«>rbo6, j'écrirai ; betektob, tu écriras {féminin betektobi) ; bikiob ^il écrira;
^ofktob nous écrirons; beUktoboû, vous écrirez ; biktoboû, ils écriront. —
■'^ «'est borné à donner dans le tableau qui précède les lemps principaux
i^t^Tiie arabe, sans faire mention de ceux qui se forment avec l'auxiliaire
^?.Q arabe leafia, par exemple, le plus-que-parfait : kount k'tabt « j'étais,
i'i «r:» c'est-à-dire « j'avais écrit; » le futur antérieur et quelques autres
**^^ fgalement précédés de l'auxiliaire. — Sans vouloir entrer dans des
^'^ de syntaxe qui relèvent de l'idiome littéral, on doit ajouter que la
•>aâiiction arabe est d'une grande simplicité, comparée à celle du persan
'li plus forte raisoUf du turc osmanli. La phrase arabe est ordinairement
v-'^ne et se déroule dans le même ordre que le français; c'est, du reste, un
-^ caractères invariables de tous les idiomes sémitiques de procéder par
;e:.tËs périodes liées entre elles par une particule conjonctive, au lieu de
^^ grouper par membres de phrase à l'aide de prépositions, de participes
'*iê gérondifs Jusqu'à leur résolution dans un verbe final. Voici un exemple
^ phrase arabe, prise au hasard, où chaque mot peut s'adapter à son cor-
Grondant français sans aucune inversion : « Il y a trois choses que l'on ne
K-nalt que dans trois occasions : le courage à la guerre; la présence d'esprit
^moment du danger; Tamitié dans l'infortune :
Saioraiofin là touraf iUA fi, salaçat ahwal icfi^kagdah
^'.' s ..choses) ne sont pas connues si ce n'est dans trois occasions le eour^^ge fii harb, toil hasm fi waqt il-khatbf xcissadàkah fi waqt ^îA U guerre et la prudence en temps de danger et ramitié en temps ^^■cSiddek.
*ialûriane.
$ ^* Kègles de prononciation. — Nous nous conTormerons dans ce ^•agrapbe et dans le petit vocabulaire qui va suivre à la prononciation '; ^t-îe en Egypte. Gomme l'alphabet arabe renferme plusieurs lettres dont
-'^ vivaient manque dans le nôtre, et qu'un gosier européen ne peut pro* ^•:i:er qu'avec une extrême difficulté, nous avons employé faute de mieux ^â lettres doubles ou des accents pour rendre ces sons aspirés ou guttu- ^u- L'usage et la fréquentation des gens du pays suppléeront à ce que ^^'> transcription peut avoir de défectueux.
1* La lettre arabe (djim) dont la valeur primitive est d;\ se prononce y dur ou ^ en Egypte. Ainsi, djébtl, montagne, est prononcé gtUbel par les Ëgyp- *^*as. Les Syriens prononcent jébel,
** La lettre h {hâ) au commencement des mots indique une aspiration plus
''''* que celle que nous lui donnons en français. A la fin des mots cette
M'iraiion est encore plus marquée. Ainsi, rouhy l'àme, doit se prononcer à
lèpres comme si l'on écrivait roueuh, ** Le kh {khd) répond au x ^^^ Grecs, ou au ch des Allemands dans les
^nachtj noch, avec un plus grand effort du gosier. î'htt {tin) indique la prononciation forte et emphatique de notre lettre
'n ne doit jamais se prononcer comme ;;; le th {chîn) se prononce comm« ^ chapeau, chose.
5* Le signe (*) (atn) précédant une voyelle doit Être prononcé du gos aussi rudement que possible. « Cette articulation absolument inconnue a peuples de TËurope^ dit S. de Sacy, se produit en retirant l'air extéri^ vers le gosier, et ce mouvement me paraît avoir quelque rapport avec < lui que l'on fait pour la déglutition quand on avale avec peine. » C*eât Orient seulement qu'on peut apprécier et imiter ce son et celui du khâ.
6' Les mots commençant par la lettre </ (qâf), comme qaamar, la lui reçoivent en Egypte une aspiration forte et rude, aamar.
7* Le to {xcdw) a ici la valeur que lui donnent les Anglais dans tr^ toithj etc.; le th, la valeur du tli anglais dans the, ou du 0 grec.
8' Le gh {ghaïn) doit être légèrement grasseyé, comme le y grec ou des Provençaux.
Vocabulaire arabe-Égyptien'.