‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 180 sur 408 · Belle œuvre d'art. Fraîcheur de coQleors étoqnante · texte numérisé non relu

Belle œuvre d'art. Fraîcheur de coQleors étoqnante

Armoire AL. On y aréani une trentaine de sutues de l'Ancien Empire.

boas l'Ancien Empire, dit M. Mariett?, l'art avait une liberté d^allnres qui, pins tard, lui sera refusée. On en trouve la preoTe dans les pétrisseuses de pain (• &T-7G4), dans rhomme drapé (770), dans ^( Personnage pleurant (168), etc.; enn«ux ensemble de monuments.

AnDoire AM. Statues, armes de toute

^?^w (781). Le bois parait avoir été la

iBitière préférée des sculpteurs de TAn- «en Empire. Statue représentant un ptnoDnage debout, le bâton da cornauQdement à la main. Style large et îiunl.

Armoire AN. Meubles, ostensiles, va- Mt, vêtements. Le fond de l'armoire N ot garni d'étoffes diverses; on y voit » balai, deux houes de bois, un niveau A maçon, des cordes. Sur le devant, imt rangés des tabourets, des chaises, ^ vases, des chaussures faites de feuilles de palmier. Les grains et les fruit^^, f^^t, blé, lin, raisin, etc., les pains reoontenl à la xi« dynastie. Aucune de ces Kmeoces^ confiées à la terre, n'a germé.

Armoires AO, AP. Vase» de toute forme 't de toutes provenances.

Vitriae AR. Autour d'une petite tortue de calcaire fin sont groupés des monuif'Dts de toute sorte; on remarquera Qn choix d'animaux, hippopotames, P^^Mons, grenooiUes, oies, etc.

. Vitrine AS. Peignes de toutes dimenliotu, bagues en argent, en cornaline, ^ porcelaine émaillée, manche de cuil- ^ i parfums, aiguilles longues en cui- ^ 00 en bronze.

Vitrine AT. Anneaux fendus, en jaspe ^Qge 00 blanc, en bronze, en p&te ^^e. On les appliquait contre l'oretiie iei momies.

Vitrine AU. Palettes da scribe, pions ^ar le jeu de dames, un fléau et de»

^UUiaQz de balance, poids ; palette de '"intre dont les cinq godets ont con- •-"^v^ leurs couleurs.

^'iirine AV. Outils, hachettes, couteaux, ciseaux de menuisier; tous ces outils •ont CD bronze (575-S77).

Vitrine A Y. Objets en silex. Us ont ^us été reeueillis à la surface du sol y^ sur la question de TAge de pierre en

kifu, p. 79.M).

Armoire BA. Petits monuments grecs et romains.

H. — Salle dM Btioox.

Deux grandes cages s'élèvent à g. et à dr. de la porte qui donne accès dans la salle des Bijoux. Dans l'une (cage BB), sont les bijoux d'époque pharaonique.

Dans l'autre (cage BCj,sont d'autres bijoux d'époque romaine, autour desquels on a groupé, sans ordre bien régulier, des monuments de toute provenance choisis parmi ceux que l'on a cru pou* voir présenter comme des modèles.

Cage BB. — On trouve dans cette cage deux catégories de monuments : l* les monuments trouvés à Thèbes avec la momie de la reine Aah^Hotep (xviii* dynastie); 2* les monuments de diverses époques trouves en divers lieux.

[. Bijoux de la reine Aah-Uotep. — Le cercueil de momie qu'on aperçoit à dr.

en entrant dans la salle des Bijoux est celui qui contenait les deux tiers des objets précieux conservés dans la cage vitrée placée au centre de la salle.

La cage est divisée par M. Mariette en face antérieure (côté de la porte d'entrée), face postérieure, face latérale dr. et face latérale g.

Facê antérieure. Bracelet d'or à double charnière, deux bracelets d'or et de perles, riche diadème, magnifique chaine a laquelle est appendu un remarquable scarabée; la flexibilité de cette chaîne atteste une habileté de main*d'œuvro vraiment surprenante. Une hache (816) ; le manche est en bois de cèdre recouvert d'une feuille d'or, des hiéroglypheii y sont découpés & jour. Des plaquettes de lapis, de cornaline, de turquoise el de feldspath y sont encastrées et en rehaussent l'éclat. 817. Un poignard d'or et son fourreau également en or. Quatre têtes de femme en feuilles d'or repoussé es sur le bois forment le pommeau. La poignée est décorée d'un semis de tnangles or, lapis, oornaline et feldspath, arrangés en damier. La lame est la partie la plus remarquable de ce magnifique objet; le pourtour est en or massif; une bande d'un métal dur et noirâtre en occupe le centre ; d'un côté est l'inscription : Lt dieu biênfaiiant, seigneur de* deux paya, Hd'tub- PeAlt, vtvificateur, comme le eoleilj à toujour»; de l'autre côté, on lit près de la poignée : Le file du SoleU et de eon flanc, Afunèê'nakhi, viti/ieaieur, etc.

ÈOYPTB. — LES ENVIRONS DU CAli E. [K. il]

Face latirtUê droite. 89S. Un magnifique collier owekh. La collier ùwekh est déposé sur les momies, il s'agrafe sur les épaules et ne couvre que la poitrine ; celui-ci présente des cordes enroulées, des fleurs à quatre pétalvs, des lions et des antilopes courant, des chacals assis, des éperviersi des Tautoun, des vipères ailées. Tous ces ornements sont en or repoussé, ils étaient cousus au linge de la momie, iik. Un pectoral, qui a la forme d'un petit naos ou petite chapelle. Au centre, Amosis est représenté debout sur une barque. Deui divinités, Ammon et Râ, lui versent sur la tète l'eau de purification. Le travail de ce monument, dit M. Mariette, est tout à fait hors ligne. Le fond des figures est découpé i jour. Les figures elles-mêmes sont dessinées par des cloisons d'or dans lesquelles on a introduit des plaquettes de pierres dures (cornaline, turquoise, lapis, etc.).

Faet postérieure. 8S0, 881. Deux tètes de lion. 832. Un bâton de bois noir, recourbé k son extrémité et entouré d'une large feuille d'or en spirale. 885. Un chasse-mouches ou flabellum. Le manche et le couronnement sont de bois recouvert d'une feuille d'or. Au pourtour du couronnement, on voit encore les trous dans lesquels s'agençaient les plumes d'autruche qui formaient l'éventail ; on y trouve des représentations assez grossières. 839. Une barque, garnie de son équipage et montée sur un chariot à quatre roues ; la barque est d'or massif, le train qui la supporte est de bois, les roues sont de bronze, i quatre rayons ; les rameurs, au nombre de douze, sont d'argent massif.

IL Bijoux de provenances diverses.

Pendants d'oreilles, feuilles d'or avec inscriptions, bagues, etc. ; tous ces objets sont de l'époque gréco-égyptienne.

Face l€Uér<Ue droite. 847. Perles montées en or. 849. Statuette de Phtah. 850. Statuette d'Ammon (or massif).

Face postérieure. 8S5-8S6. Pendants d'oreilles en or, recouverts d'un vernis rougeàtre ; un disque lenticulaire porte cinq ursus coiffes du soleil, qui euxmêmes soutiennent, au bout de chaînettes d'or, sept uraus également munis du globe.

Face latérale gauche. Ensemble de bijoux d'or, d'époque romaine, découverts à Sa eMiagAr (l'ancienne Sais).

Cage Ba — On y remarquera : les bijoux de provenance grecque ot ro»

maine (n** 858 k 885), one admirable statuette de bronze représentant le bœof Apis (n* 111), la statuette Je Ma en la* pis (n* 175), le dieu Ka (n* 185), la curieuse tète d'Anubis en bois (n* 257), les statuettes funéraires choisies (n** 40i, 405, 407), les statues (n«* 484, 473), l'admirable manche de cuiller à parfums, taillé en forme de femme nue, nageant, les bras étendue devant elle (n" 471), les beaux vaseeen argent massif, debns du trésor de quelque temple (n** 483 à 488), la barque d'argent (n« 532), la tête de lion en jaspe rouge (n* 539), etc., etc.

888. La salle des Bijoux contient encore une remarquable statue en albAlre de la reine Afnéniritie (xxv* dynastie).

Améniritis, sœur de sdi>acon, fut, du vivant de ce prince, Tevètue du titre de régente. Plus tard elle épousa nu certain Piankhi. Rien n'égale^ dit M. Mariette, l'éléganoe de ce joli morceaa.

Les formes en sont chastes, pures et aussi justes qu'on peut l'attendre d'ono statue égyptienne. La reine est coiffée de la grande perruque des déesses. Elle tient le fouet de la main g., et de ladr., une sorte de bourse.

Nous signalerons enfin, parmi les monuments de la salle des Bijoux que le visiteur ne peut se dispenser d'étudier, les deux admirables statues qui sont cataloguées dans l'inventaire général du musée, sous le n* 987.

987. Ces deux satues en calcaire ont été trouvées dans la nécropole de Meidoum(F.p. 405, 6); l'époque reculée à laquelle elles remontent leur donne un intérêt exceptionnel. Elles représenleot, l'une le prince Ra^Hotep et l'autre une femme nommée Nefer't; Nefer-t et Ra- Uotep vivaient sous l'antique roi SnefroUj de la m* dynastie (K. p. 70). Ce sont donc les deux statues les plus anciennes de l'Ancien Empire aujourd'hui connues, et cependant, dit M. Marielte,à aucune époque l'Egypte n'a produit de portraits plus parlants. La statue de Nefer-t peut, sans trop de désavantage, être placée à côté de la statue de bois (n* 492), qui est, de l'aveu de tous, un admirable spécimen de l'art sous les anciennes dynasties.

L — Mag adu ■• 1.

On trouve à g. en entrant dans la salle du Centre, une autre salle de vastes dimensions qui figure dans les premières éditions du catalogue do musée,

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