IV. PALAIS DU OEZlaÈH BT DB GIZKB
On peut s'y rendre par la route qui longe le New- Hôtel, à dr., et, tournant à g., on laisse l'église luthérienne et, plus loin, l'Hippodrome; une large rue droite mène au pont du Kasr-el-Nil (10 min.).
£n face du pont sont las pépinièret renfermant de nombreuses espèces d'arbres d'alignement, forestiers et d'ornement, arbrisseaux et arbustes, etc., employés aux plantations des routes, des avenues, des boulevards, des parcs et des jardins publics et de la Baïra khédiviale.
- A côté, se trouvent : le jardin /l«tiriste et Vétablùtement de muUipiication des arbres et plantes exotiques, ainsi que les serres pour la culture des plantes tropicales, notamment les ananat; 2000 espèces et variétés de ces arbres et de ces plantes y sont réunies.
Plus loin, vers le N., est le potager khédivial où l'on cultive avec succès environ 300 espèces et variétés de légumes. Des cultures forcées y sont établies sous verre.
De l'autre côté d'une avenue de bambous qui traverse le Gézîrèb, un grand jardin fruitier renferme
QÊZtRËH ET OIZÊH.
plus de 300 espèces et vanétés d*ex« cellents fruits y U plupart d'origine asiatique.
Enfin, au- N. de l'ile est situé le jardin privé du palais du Gési' réh. A l'entrée du jardin, i g., est une ménagerie où l'on a réuni quelques magnifiques spécimens de bétes fauves et, eu particulier, de lions.
On y admire six éléphants de Tlnde, apprifoisés, servant de monture pour les promenades sur les avenues de Gédrèh et de Gizèh. Ia jardin ren* jsrme une belle collection d*arbres et de plantes utiles et d'ornement, appartenant aux pays tropicaux. Des bambou$ fftganUtquei de Tlnde y dé- Teloppent des tiges de 20 met. de hauteur. Des cocos fUzttota plantés par M. Deicbevalerie, il y a quelques années, donnent aujourd'hui de belles fleurs; on y remarquera des lata-niât barbimiea, des eucalypttis yio-r }mUu^ etc. Les arbres fruitiers de Jinde, comme framboitiers ^ Utmor rùu, w^anguiêrsy popaycrs , mtmoséa, hoMnien, etc., y fructifient abondamment*. Les agaiMi les plus rares y acquièrent des proportions remarquables.
Parmi les pelouses formées du xapoaia ncMU/lora, des fleurs que Von trouve, du reste, dans nos climats, 6'èpanouissent pendant tout l'hiver.
Des kioeques, des volières, des rivières, des passerelles, des cascades, des grottes et des lacs ornent le Jar*
din.
Une grande allée plantée de beaux arbres conduit au kiosque; celui-oi mérite d'être visité; il fsit exception an mauvais goût que l'on rencontre dans presque tous les palais construits depuis la domination turque, il est gracieux, gai, charmant. A dr., en entrant, un petit salon à
I. Nous devons ces renseignements botaniques à l'obligeance de M. G. Delche»akrie, chef de service despromeo«des et (iantatiODS da Caire, délégaé aoprès da khédive par M. Alphand, le célèbre ing énienr des squares de Paris.
tentures jaunes précède la salle à manger destinée aux grands dîners de réception. Elle est en forme de croix, carrée sur l'une des branches, arrondie sur l'autre; on y re* marquera les élégantes broderies des fauteuils et des chaises recouverts de soie, les glaces, les porcelaines de Sèvres, les portières de soie brodée. Une salle de repos, précédant la salle de bains, est particulièrement digne d'attention. De larges divans de soie entourent un bassin en marbre blanc, au milieu duquel s'élève une colonne gracieuse. La lumière tombant à travers une coupole à vitraux, n'y laisse pénétrer qu'un demi -jour mystérieux. Sous ce climat brûlant, *a chaleur ne pénètre pas dans ces salles, destinées au maître de l'Egypte et i ses femmes.
Le palais proprement dit est à côté du kiosque, sur les bords mêmes du Nil. On y montre une grande salle de bal, richement décorée; l'escalier qui y mène est beaucoup trop étroit et hors deporportion avec l'édifice ; oelui-ci, du reste, n'oflre aucun caractère monumental digne de remarque. On sera surpris d'y voir les parquets déjà bossues; les fondations n'ont pas été, paraît-il, solidement établies et le Nil menace le palais d'une ruine prochaine.
A l'O, du palais du Géztrèh, on pourra visiter un bel aqtàarium,
£ntre les palais de Gézlrèh et de Gizèh, au S., divers palais des fils du khédive sont reliés par des avenues plantées d'acacias Lebbek, exhaussées et à l'abri des inondations. En suivant ces avenues et passant le pont établi sur le petit bras du Nil, on arrive au
Palait de GixèhfSiUxé sur les bords du fleuve, en face l'Ile de Raoudah, résidence d'été du khédive. C'est une vaste construction quadrangulaire , sans caractère aiTchitectural remarquable. Ce vaste domaine comprend trois jardins : le jardin du Har$m,
tracé à la turque et renfermant de nombreux kiosques, reposoirs, berceaux, treillages, etc., des chemins et des sentiers cailloutés en mosaïque, une rivière serpentant dans tous les sens; les lacs, grottes, cascades, chutes d*eau, ponts rustiques, etc. ; le parc du Sélamlik, de création récente, offrant le même caractère que les précédents et un vaste jardin fruitier. Ce palais tombe en plein sotis le coup du reproche que nous adressions (p. 307] à ce genre d'édifice. A peine achevé, il présente déjà de telles avaries qu*on a dû reprendre la construction en sousœuvre.
Citons encore parmi les beaux jardins du Caire : celui de Maniel, créé par Ibrahim-Pacha; quoiqu'il soit aujourd'hui abandonné on y trouve encore des spécimens d'arbres rares :
le figuier des pagodes de V Inde y appelé aussi l'arbre des banians; Véhénitr^ le bois de Tose^ le bois de satin^ le bois d'acajùu^ le tamarinier, le ta^oMtter, V arbre à suif, etc.