SAN (TANIS
tion ; tnr la poortoar de U b«se est une ioscripUon dédiée à PhUh ; le roi y est dit : aimé da Souttkh de Bamsès-Metamoun (le pendant de ce sphinx a été enleTé, il y a ane trentaine d'années, et ▼enda an musée du Lourre); 7* un colosse représentant Ranmès II debout, tenant de chaque main deux bâtons d'enseigne; celui de dr. est surmonté de la tête de Moût, celui de g. de la tête d*Hatbor; ce monument parait dater du temps de Ramsès II; — 8* une stèle, célèbre dans la science par la date inusitée qui s'y trouve : Ramsès II, casqué et Yétu de la longue robe de cérémonie, se présente devant Soutekh, le dieu national des Hycsos. Derrière lui, s'avance le goDvemeur de la province dont Tanis fait partie. Le premier fait l'offrande du vin au dieu étranger et se fait reconnaître par lai pour le légitime descendant des souverains qui, depuis Menés, son premier ancêtre, jusqu'à Séti, son propre père, ont gouverné l'Egypte. Quant au seeond, il annonce son arrivée à Tanis dans les termes suivants : « L'an 400, et le 4 mitori du roi Noubti^ êit v«nu à Tanû U nobU^ U général de cavaleriet le gouvernemr de la forUrteae de Tsor^ pour dire : Salut à toi, 6 Soutekh ! ^Is de Nout, • Cette date est très-remarquable; on l'a expliquée de plusieurs manières, et, en particulier, par cette hypothèse, que 400 ans auparavant, un roi pasteur, le Noobti de celte stèle, avait doté les Hycsos d'un calendrier régulier, calqué sur Tannée sacrée des Égyptiens. (F.
salle des Hycsos) ; — 9* une statue représeotant la royale mèrê^ la génératrice du tawreou puiManf , c'est-à-dire la mère de Ramsès II, qui nous était déjà connue par la statue du Vatican et qui s'appelait Toal on Tonaa. — On poorra voir encore an moaée da Boulaq des statuettes de dieux, des stèles, des tablettes, des eobcs de bronze et d'autres objets intéressants trouvés à Tanis. Ils portent les n** S, 306» 3&7, 380, 551, 552, 563, du catalogue. — Décret de Canope. Nous terminerons ces indications sur Tanis par la mention de la découverte faite récemment dani les ruines de cette ville de la pierrs conone sous le nom de Décret 4e Canope ou Pierre de Hàn, MM. S. L Reiniscb, Robert Rœssler et Lepsius se disputent Thonneur de cette découverte dont ttoas avons fait l'historique ( K. p. 364). Catta stèle, maintenant déposée au musée da Boulaq, n« ivi4, est de pierre calcaire, ractaDgalaire, longue da 2 met.
39 et large de 0 met. 78; sous limage du disque solaire ailé qui décore la partie supérieure de la stèle est gravée l'in* scription qui se composa de 37 lignes hiéroglyphiques, de 76 lignes grecques et du texte démotique. Elle a été rédigée sous Ptolémee Évergète I*r, le 7 du mois macédonien Appellcos, le 17 du mois égyptien Tybi, la neuvième année du règne de Ptolémee Évergète, ce qui la fait remonter en l'an 338 avant S. C, 40 ans avant celle de Rosette. Elle nous apprend que la stèle fut érigée par décret du clergé d'Egypte, réuni à Canope, pour voter une adresse de remerciements au roi et à sa femme Bérénice en témoignage de reconnaissance : Ptolémee et Bérénice avaient fait de grands dons au Temple, pour l'entretien des prêtres et des animaux sacrés. Le roi, dans sa campagne en Asie, avait repris les statues des dieux enlevées autrefois par les Perses aux sanctuaires de l'Egypte et les avait replacées dans les temples d'Egypte, etc.; aussi les prêtres décrètent que les honneurs religieux seront rendus au couple royal. Ce qoi est plus important que la mention de ces honneurs intéressés, c'est l'indication contenue dans la stèle sur la manière de compter le temps; on distinguait l'année religieuse ou mobile de l'année astronomique. EnÛn , la comparaison des textes très-bien conservés peut servir à flxer le sens encore incertain de quelques signes hiéroglyphiques.