EGYPTE. — BRANCHE DE DAMIETTE. [R
aujoardliui à d'autres canaux de l'intérieur du Delta. Du reste, plusieurs canaux prennent naissance dans cette partie du cours de la branche de Damiette, entre autres le Bahr Chibtn^ dont rorigiue est à Textrémité d*un lacet occidental du fleuve, semblable à celui de Berchoum. Ce canal, que Ton appelle aussi canal de Oarineln, se dirige d*abord au N. 0., arrose Chibfn el-Kôm, et se divise, au-dessous de Mahallet el-Kébir, en plusieurs branches qui tombent toutes dans le lac de Bourlos. On remarquera la direction générale des canaux de cette région, vers l'O., comme si, à partir d'une certaine ligne rapprochée de la branche de Damiette, la pente du Delta éUit de l'E. à TO.
On dépasse encore la naissance d'un autre canal, le canal de Somballe, avant d'atteindre
32 kil. Banhâ'l-Assal (F. R. 9), chemin de fer pour Alexandrie, le Caire, Zagazig (F. Renseignements généraux). Immédiatement au N.
do la ville, on passe sous le pont du chemin de fer, et l'on rencontre bientôt après, à dr. , la naissance du Bahr-Moezi, ancienne branche pélusiaque, qui fournissait l'eau au canal de Nekao (F. R. 15). Le Bahr- Moezz passe à Zagazig, où il alimente le nouveau canal d'eau douce (F.
R.15), et se dirige au N. par plusieurs branches dont la principale gagne San et débouche dans le lac Meozalèh, en suivant l'ancienne branche tanitique, tandis que la plus orientale, l'ancienne branche pélusiaque, se rapproche du désert et se perd dan» les marais qui avoisinent la partie S. E. du lac Uenzalôh, non loin de Kantara (F. R. 15).
On laisse à g.
12 kil. Mit Bérèh, et sur la dr.,
16 kil. Sahragt.
10 kil. Ziftôh et Mit Ghamr sont situées en face l'une de Tautre, sur les rives du fleuve. Ziftch est reliée par une voie ferrée à Tantah, sur la Ugne d'Alexandrie au Caire (F. R. 9), par
Mahallet Rokh (V. RenseignemenU généraux).
Le village de Mit-DamsU, rive E-, est le Temsiôti dès Coptes. Plus au N., on passe entre Mit Abou-Harety à dr.,et AboustTf à g.; ce dernier village, appelé par les Coptes Bosirij marque l'emplacement de Bosiris. Cette ville, située près de la branche phatnitiqae et sur la rive 0. du Nil, était le chef-lieu du nome Busiritea. Elle ne doit pas être confondue avec une autre Busiris, située dans la Moyenne Egypte, aux environs de Meinpbis, dont le nom ae retrouve aussi dans le village actuel d'Abousir (F.
p. 394, a). Busiris du DelU était consacrée i Osiris, dont le nom se retrouve dans Busiris. La fête d'isis à Busiris rivalisait en éclat et en importance avec celle de Bast à But>astis.
Les ruines du temple d'isis sont encore visibles au N. d'Abousir, au petit village de Behbeit, mais elles n^offrent aucun monument digne d'attention.
38 kil. Samanhond(F. p. 406). Le Nil tourne à TE., en face de Behbett el-Hagar (F. p. 406. 6), et atteint
19 kiL Mansourah (F. p. 407), Pour l'excursion de Mansourah au lac Menzalèh par le Bahr-Sogheyer ( F. ci-après). Au-dessous de Mansourah, le Nil, suivant sa direction générale au N. E., décrit de nombreux lacets, passe près de (35 kil.) Chirbin, rive 0., se rapproche du lac Menzalèh, laisse à dr. (36 kil.) la petite ville de Faresqor, et, arrosant une bande de terre bien cultivée, entre le lac Meozalèh, à dr., et les terrains marécageux, à g., atteint,
19 kil. Damiette (F. p. 407, 6).
De Mansournh à Menzalèh tt au Itu:
de Menzalèh, jnir le canal de Mensalèh ou Bahr el'Sogheysr. — 70 kit. — Durée de l^excursiont Ijour».
Cette route est peu snirie ; Texcarsion du lac Menzalàh se fait plus aisément par Damiette (F. p. 408). Cependant, si elle n'offre pas un grand intérêt, elle ne
[ROUTB 13]
BUSIRIS. — HENZALËH.
présente non plus «acana difflcnlté. On loae à Mansonrah nne barque que l'on anra«oiii de prendre pourvue d'une tente; eelle-ei servira d'abri le jour contre le soleiL, et la nuit contre le rayonnement. Il vaudra mieux choisir nne barque plutôt grande que petite, ear le lit du canal étant encaJMé entre de hautes berges, une barque trop basse ne pourrait pas profiter du vent. Le prix de location est de M à 2S fr. par jour. On se munira 4 Mansoorah de toutes les provisions nécessaires, viande, café, vin, munitions, etc., car on ne trouvera dans les villages situés sur le canal que des poules, des œufs et du lait. L'excursion ne peut se faire da reste qu'en hiver et an commencement du printemps.
Le canal de Mensalèh eommunément aopelé Bahr el-Soghêyer^ Tancienne branche mendésienoe, prend sa naissanee à llansourah et, se dirigeant au M. E., débouche psr plusieurs branches dans le tac Mensalèh, après on parcours de 7« à M kil. Sa plus grande largeur (MTès de llansourah est de 31 à 24 met., elle diminue à mesure que le canal se rapproche do lac.
Le canal traverse d'abord une eontrée que ses eaux fertilisent et où croissent on grand nombre d'arbres, chênes, sycomores, saules, mArier«; de nombreuses saJckyèhs grincent sur les rives et un système de rigoles bien entendu conduit l'eau dans l'intérieur des terres. Le premier village important que Ton rencontre est
1S kil. Mahallel DemaBèh (rive dr.).
A IS kil. environ au S. de ce village, dans rintérieor du pays et près d'un des nombreux canaux qui sillonnent ces régioos, est le village et le monticule de Tell et-Tmei qui marque l'emplacement de l'ancienne
Thands. Cette ville,située entre la branche taaitique et la branche mendésienne, était la capitale du nome Thmuite. Sous le règne des empereurs Théodose et Valentinien, c'était encore une ville considérable, gouvernée par des magistrats locaux ; ce fut plus tard le siège d'un evéche. On y a trouvé des sarcophages de granit, un autel et un monolithe de 6 met. SO de haut, 4 met. de large, S met. 30 de profondeur, avec des hiéroglyphes portant le nom d'Amasis et faisant mention du dieu Shou et de la déesse Tafaet.
IS kil. ▲ohMnooii (rive dr.) était, autrefois, au rapport d'Aboulféda, une cite
importante, avec baxars, bains, grandes mosquées, et la capitale de la province de Oahkalièh. On n'y trouve aujourd'hui que Quelques ruines de l'époque romaine, fragments de granit, briques, poteries. Après MU en-Noêtara (rive g.), petit village qui occupe peut-être le site d'une ancienne ville autrefois habitée par des Chrétiens (Nazaréens), vient
19 kil. Berimbal elKébIr (rive g.), grand village ombragé de beaux arbres.
Le canal n'est plus qu'à 2 kil. du lac Menzalèh, dont il suit les bords. On aperçoit plus loin sur la dr. Niniét-Sel* silèhf dont les minarets ruinés, les murailles de briques et les maisons attesteni un ancien état de prospérité tout à fait déchu. Plus loin, à g., se détache une branche du canal, qui se dirige au N. vers Oémalièh, dont on aperçoit le minaret élevé, et suit la terminaison de l'ancienne branche mendésienne dont on retrouve encore le cours dans le lac Menzalèh jusqu'à son embouchure dans la mer, au boghaz de Gemileh. A partir de ce point, on ne trouve aucune localité digne de mention. Les champs toujours fertiles qui bordent le canal portent du coton, du lin, du riz.
30 kil. Mensalèh, sur le canal, occupe, à ce que Ton croit, l'emplacement de l'ancienne ranephysis, ville mentionnée par Ptolémee (IV, s, S S3), située entre les branches tanitiqae et mendésienne et dont on sait, du reste, fort peu de chose. On n'y trouve aucune ruine.
Menzalèh n'était, il y a quelques années, qu'un petit village de pécheurs. C'est aujourd'hui une petite ville, dont le mouvement et l'animation sont un sujet de surprise en ces parages reculés; elle a des mosquées, des bazars, quelques maisons bien bâties. En hiver, saison où les fièvres ne sévissent pas, la ville est d'un séjour agréable. Le poisson et le riz forment le principal objet de son commerce. Le riz est de bonne qualité, quoiqu'un peu inférieur à celui de Damiette.
Le canal de Sogheyer se jette dans le lac par plusieurs embouchures dont la distance à Menzalèh varie entre 6 et 10 kil. De Menzalèh on peut se rendre aisément à Mataryèh et au lac Menzalèh ( V. p. 408, b). Le peu de profondeur de l'eau, vers l'embouchure du canal, force à prendre une barque plus petite ; on peut aussi se rendre a Mataryèh par terre.
[ROUTE \Vi
Par B«(uic Ut KÉBMiirali. — BxowtioB à Sla (Taais).
Da Caire à Damiette, 291 kil. Un départ par jour, le matia (V. Rinseignem ment» généraux).
Du Caire à Zagazig, 83 kil. (7.
R. 14] . — A partir de Zagazig^on se dirige au N. £., en longeant la rive dr. du Bahr-Moezz (K. p. 410), à travers une plaine fertile, sillonnée de canaux.
13 kil. Héhiôh, petite ville sans importance, où Ton remarque quelques grandes constructions modernes. La voie laisse sur la g. le Bahr Moezz et, plus loin, le village de Horbéit, situé près du Bahr-Moezz et occupant remplacement de l'ancienne Pharbcethos, qui fut la capitale d'un nome. Celte ville garda quelque importance jusqu'aux basses époques, et devint le siège d'un évéché. Rien, du reste, parmi ses ruines, ne mérite la peine d'une excursion; les seuls res* tes que l'on y trouve consistent en fûts de colonnes en granit rose, d'époque romaine, et en fragments de blocs de granit. Laissant derrière soi les ruines de Horbeît, on atteint 12 kil. Abou-Kébir, et plus au N.
4 kil. El-Boukah, où Ton franchit le Bahr-Moezz (ancienne branche lanitique); c'est d'El-Boukah qu'on fera l'excursion de San (F. ci-dessous); on traverse plusieurs canaux, vers l'O., avant d'arriver à
10 kil. Abott-Gheqouq. Le village est à 800 met. environ db la station, située sur la rive E. de l'un des larges canaux qui vont de Zagazig à San et sont des branches du Bahr- Moezz. C'est par cette branche de Abou-Cheqouq que les pécheurs du lac Menzaièh apportent le produit de leur pêche. Du canal, le poisson est transbordé dans les wagons et dirigé sur le Caire.
Se dirigeant toujours au N. 0., on traverse de nombreux canaux qui vont se perdre dans les marais du lac Menzaièh.
14 kil. Sonmbellaonin est une petite ville entourée de canaux. On franchit ceux qui sont à l'O. de la ville ; passant entre plusieurs villages, on laisse à dr. le monticule de Tell el-Tmei (F. p. 411, a) et l'on atteint
21 kiL Mansonrah (F. p. 407, a).
On passe sur un bac, de Mansourah à Talkah, sur la rive opposée, où l'on rejoint le chemin de fer de Tantah à Damiette (F. p. 407, b).
Excurnion à San (Tant») et au lac de Menzaièh -^Chemin de fer et bateaux.
On 8'arréte, soit à la station dnËl-Boukab (116 kiL du Caire), soit i celle d'Abour Cheqouq ( F. plaa haut). Le choix de la station dépendra de l'état de navigabi* lité des canaux, état dont on devra s'informer à Zagazig. La distance de chacane de ces deux stations à san est d'environ 30 kil. ; nous conseillons au voyageur de se faire précéder par son drogman oo son domestique qui choisira lui-même à loisir une barque convenable. Il est nécessaire qu1l se procure d'abord à Zagazig des tentes, quelques provisioni, des ânes, etc. ; on ne trouvera sur u route que du lait, des osafs et quelques poulets. Le trajet en bateau prendra € oo 7 h. ponr aller, et to ou 12 pour revenir, suivant la direction du vent. Sans s'arrêter au misérable village moderne de S&n(rive E.), habité exclusivement par des pécheurs , le voyageur fera bien d'aller planter ses tentes près des ruines.— De S&n, si l'on ne veut pas revenir sur ses pas vers le Caire, on peut continuer en barque jusqu'à (22 kii. ) Menzaièh, d'où l'on pourra par le lac gagner Damiette ( F. p. 408 ) 00 revenir à Mansourah par le canal de Sogheyer (V. p. 410 et 411), en sens inverse.
Histoire, — La ville de San ou Tanis e.st une des plus anciennes et des plus importantes du Delta; c'est la Tsoan des Hébreux, dont il est question dans la Bible (Nombres XiUy 23). > Or Hébron avait été bâti sept ans avant Tsoan d'Egypte >. Scn nom égyptien officiel était Hd-ouar, qu'on a identifié avec VAvaris des rois Pasteurs. Le sanetuaire du Grand Temple existait dès la n* dy-
sAn (tanis).
nasUe. On a trouvé, sur des colosses et d'autres monuments, les noms de Âménemhàt I, Ousortésen I, Ousortésen R, et ce fait suffit à établir V importance de la ville sous la xi' et la xu* dynastie. La ville ne parait pas avoir beaucoup souffert de Tinvasion des Hycsos, qui, comme on sait, après s être jetés sur l'Egypte en barbares envahisseurs, furent à leur tour subjugués par la civilisation des vaincus, adoptèrent leur langue, leur religion, et s'appliquèrent à restaurer leurs temples. San fut une de leurs villes préférées; ils paraissent en avoir fait de bonne heure un centre politique et religieux. « Il arriva, dit lepapyrus Sallier, n* 1, que le pays d'Egypte tomba aux mains des ennemis et personne ne fut roi à l'époque où cela arriva; et voici que le roi Ra-Seqenea fut seulement un haq de la Haote Egypte. Les ennemis étaient dans ia forteresse du soleil {Héliopfh lit) et leur chef Ra-Âpepi (Àpepi), à Âvaris... Le roi Ra-Apepi se choisit le dieu Soutekh comme seigneur et ne fut serviteur d'aucun autre dieu existant dans le pays entier... Il lui bâtit un temple en bon travail durant i toujours. > Les sphinx trouvés dans les ruines de la ville révèlent une race étrangère et un art différent de celui des Egyptiens. Le type est tout autre.
Au lieu d'un visage régulier respirant une majesté tranquille, on a des traits irréguliers, les pommettes saillantes, le nez gros et aplati, les yeux petits, la lèvre inférieure relevée, une figure osseuse encadrée dans une crinière de lion. Ce qui est remarqu^le, c'est que le type de ces visages se retrouve encore aujourd'hui dans la population qui vit sur les bords du lac Menzalèh (à Sftn, Matanèb, Menzalèh), d'où Ton peut conclure qu'une portion de la tribu asiatique conquérante est restée sur le sol qu'elle avait occupé ( Y. un article de M. Mariette dans la Hêwu archéologique, année 1861, p. 97). Ahm^s, le vainqueur des Pasteurs^ démantela
la ville qui avait été leur capitale; le Grand Temple fut relevé par Ramsès II, qui y plaça des colosses et des obélisques nombreux. Sous la XXI* dynastie, à laquelle Manéthon donne le nom de dynastie tanite, Tanis devint le siège du gouvernement; le sanctuaire fut remanié jusque dans ses fondements et entoure d'une énorme enceinte. — De la xxii* à la xxvi* dynastie, Tanis parait avoir conservé une grande importance et être restée la capitale du Delta. Elle estplacéa par Ésaîe, xix, 11, au même rang que Noph (Mempbis): « les principaux de Tsoan sont fous, les principaux de Noph se sont trompés. »
Elle est encore meniionDée par Rzéchiel (environ 580 ans av. J. CJ, qui, à l'occasion de l'invasion de l'Egypte par Nebuchadnetzar, annonce là des^ truction de Tsoan par le feu (Ezécb.
XXX, 14) : « Et je désolerai Patbros, je mettrai le feu à Tsophan (Tsoan) et j'exercerai des jugements à No. »
Sous la XX VI* dynastie, le siège officiel du gouvernement ayant été transporté à Saîs, San tomba en décadence. Son temple était cependant encore en honneur du temps des Plolémées.
Comme tous les autres édifices sacrés de l'Egypte, le temple de San eut beaucoup à souffrir des dévastations ordonnées par Théodose. Ses colosses furent mutilés et abattus, ses obélisques renversés, et de ce monument immense on fit un gigantesque amas de ruines. (Mariette, Notice tur le Mutée des antiquités égyptiennes^ PariS; 1869, page 272 et sq.)
Les principales divinités adorées à SAn étaient, sous l'Ancien-Empire, Phtah et Ammon. Les Hycsos y introduisirent le dieu Soutekh, d'origine asiatique, et plus tard, depuis Ramsès II, le soleil sous ses principales formes (Rfl,Harmachis,Horus,Toum).
État actuel, — Les ruines de Tanis occupent un espace considérable. Elles s'étendent du N. au S., sur une longueur de 1 kil. 1/2, et de l'E. i VO., sur plus d'un kilomètre. Le pla-
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teau, sur lequel s'élevait le Grand Temple, a environ 457 met. de long sur 380 met. de large; Tenceinte elle-même {téménos) mesure 304 mètres de long sur 313 de large; elle est en briques crues. En se dirigeant du mur d^enceinte vers le naos, on rencontre, à 30 mètres environ, deux obélisques; 45 mètres plus loin, des fragments de colonnes, et des restes de murs ornés de sculptures; puis, six obélisques, groupés deux par deux et placés à des distances inégales : les deux derniers sont à 45 mètres de la façade du naos. Malheureusement ces monuments sont dans un état complet de dégradation ; les murs, les colonnes, les obélisques, sont renversés et ' n'existent que par fragments. Les obélisques ont pu avoir de 15 à 18 mètres de hauteur; ils sont, les uns en granit brun, les autres en granit rose ; quelques-uns ont l met. 50 c.
de largeur à la base. Ils sont tous du temps de Ramsès II, et ils portent, les uns, une bande, les autres deux bandes de hiéroglyphes. Les colonnes, ornées du chapiteau à fleurs de papyrus, formaient, avec les obélisques, une grande avenue qui précédait le naos. Le naos est complètement ruiné ; sur quelques fragmen ts de inur, on a pu lire le nom d'un roi de la VI* dynastie.
Le Temple de l'Est. En dehors du mur d'enceinte, à 1 Ë., il existe d'autres ruines qui ont aussi appartenu à un temple. Il en reste des colonnes de granit, monolithes, du galbe le plus élégant. Elles ont près de 7 met.
de hauteur, le dé non compris; elles portent le nom de Ramsès II, le fondateur du temple. Phtah et Ammon 7 sont le plus souvent mentionnés. A une époque postérieure , un Osorkon (xxirdyn.; a fait effacer le cartouchenom de Ramsès, auquel il a substitué son propre nom, conservant le prénom et la bannière.
Le Temple da Sad. Dans la direction du S., à une distance d'environ
700 à 800 mètres du Grand Temple, sont des vestiges d'une autre construction. La Commission d'I^ypte avait cru y voir vingt-quatre colonnes de granit, enterrées presque jusqu'à fleur de terre et symétriquement espacées sur deux lignes parallèles.
Les fouilles entreprises par M. Mariette-Bey ont montré que ces prétendues colonnes sont des blocs de granit posés, sans aucune fondation, sur le sol. Ils devaient former une avenue conduisant à un temple, mais les fouilles n'ont mis à jour qu'une jambe de statue de basalte, portant une formule dédicatoire aunomd^un Ptolémée.
Antiquiiéi trouvées à SAn, et cofwquencês scientifiquêi de leur découverte. Les monuments découverts par les fouilles de M. Mariette, et déposés aujourd'hui au musée de Boulaq. en partiea* lier dans la salle des Hycsos ( V, p. ses), nous donnent des notions précieuses pour l'époque si peu connue des Hycsos. I*Iou8 signalerons : 1* une statue en granit gris, de S met. 70 da hautenr, avec trois sortes de légendes ; un roi inconnu Ha'smenkh^ka, probablement de la xni* dynastie, a placé ce colosse dans le temple de san pour mériter la laveur du dieu Phtah'Totounen, Apapi, roi de la dernière famille des Hycsos, TApophis de Manéthon, fit graver sur Tépaule droite la légende suivante : Le dieu frtenfaisant RcHsa-Qenen, le ^le du SoUil Jpopi, aimé de Soutekh; %• quatre sphinx, trouvés au centre de l'avenue qui couduit au sanctuaire du Temple ; s* un colosse en granit rouge, ayant 2 mèt.S% de hauteur, représentant le roi Aménemh&t !•' assis; la statue est dédiée à Ptitah; 4* un autre colosse de S met. 70 de hao* teur, en granit noir, repré»entant Ousortésèn I«r assis. Le roi est coiffé de la partie supérieure du pschent et porte U longue barbe carrée ; ce colosse résume les qualités de l'art égyptien aou« le» rois de la xii* dynastie (K. musée de Boulaq, salle E.); s* ie groupe de cran il gris mentionne p. 303, b.; e* Uo sphinx de proportions colossales, longueur 3 met. 44, hauteur I met. se; la téta est séparée du corps; sur la poitrine, on ht le nom et le prénom de Ramsès II ; cette inscription paraît être ane usurpa-
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