‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 205 sur 408 · T£LL EL-KÉBIR · texte numérisé non relu

T£LL EL-KÉBIR

a retroo?^ p&rmi tes ruines sont ceux de RjuDsis II, Osorkon I et Nectanèbe.

Après avoir dépassé le monticule de Tell-Bastah, on atteint

1 1 kil. Zagaiig (2 h du Caire, buffet). -> De Zagazig à Benha, 31 kil. ; et à Maosourab, 65 kil. — Grâce à une heureuse situation au point de jonction de plusieurs voles ferrées, le commerce du coton et des céréales s'y est développé rapidement. Cette ville offre on aspect agréable ; de beaux jardins, dont le roisinage des canaux rend Tentretien facile, entourent les habitations.

On se dirige ensuite droit à TE., à travers une zone verdoyante, le long du canal d'eau douce (F. p. 425); la vue est récréée par la fertile vallée de Toumilàt {OuodyToumildi) ,

16 kil. Abou-Hammed, charmant village, l'une des sUtions de la route des caravanes entre TÉgypte et la Syrie, par Salahyèh. Entre Abou- Hammed et la station de

12 kil. Tell el-Kébir, se trouve le point de jonction des deux branches du canal, dont l'une, celle du S. 0., s'alimente directement au Caire, tandis que celle de l'O. reçoit l'eau de la branche pélusiaque du NU, qui passe à Zagazig. A partir de Tell el-Kébir, la voie trace la ligne de démarcation entre deux zones distinctes : à dr., au S., les terrains arrosés et cultivés sont le théâtre d'une animation champêtre intéressante; de l'autre côté, à g., au N.,est le désert. Au sortir de l'Ouady-Toumilât, après avoir passé le village de Gassassîn, on entre en plein désert.

23 kil. Mahsamah, près du lac de ce nooit autrefois rempli par l'inondation, utilisé aujourd'hui par le canal d'tsau douce, qui touche presque ici la ligne du chemin de fer. Un peu sur la dr., est le lieu appelé Tell el-Maehouta, sur l'ancien canal des Ptolémées. Ce lieu répond, d'après les distances de l'Itinéraire d'Antonia, à l'emplacement de l'antique

OaiENT lU

Ranifét, construite par les Hébreux dans la terre de Gossen, un peu avant le temps de Moïse (Ex. I, 11-14). On y reconnaît encore les débris d'un mur (l'eDceinte. On y a trouvé, parmi d'immenses quantités de poteries brisées, de fragments de granit, un monolithe de granit portant le nom et une représentation de Ramsès XI.

22 kil. Nefich (embranchement sur Ismaîlia, 4 kil.). C'est â Nefich que se trouve la bifurcation du canal d'eau douce. Une des branches arrive en traversant deux écluses, à Ismaîlia (V. p. 435, a), d'où elle est élevée à l'aide de machines à vapeur et amenée dans des conduits en fonte établis le long de la berge du canal maritime, jusqu'à Port-Saïd — La voie prend alors au S. E. la direcion de Suez en suivant une ligne sinueuse, sur la rive dr. du canal d'eau douce.

Elle court à travers le désert, touche à la station du

13 kil. Sérapéum, dont le nom n'est pas bien justifié. Après

16 kil. Fald, près des rives des Lacs-Amers, la voie se dirige au S. 0., parallèlement au canal d'eau douce, ayant à dr. la montagne de Gébél Géneffé, et à g. les Lacs-Amers, dont on se rapproche de plus en plus.

20 kil. Géneffé. On aperçoit à dr.

des vestiges bien conservés de l'ancien canal des Pharaons ( V, p. 420,1)) , dont le tracé s'éloigne peu de celui du canal d'eau douce.

19 kil. Chalouf. La voie se rapproche du canal de Suez dont on aperçoit les hautes berges, à deux ou trois cents mètres. A 15 min. au N.

de Suez, quelques restes d'anciennes constructions gardent encore le nom de Tell-Kolxonm. On peut y voir l'emplacement de Elysma (KXOdiia ou KXel3|Aa), ancienne ville forte» mentionnée par Épiphanes (Adv. BareticoSf lib. II, p. 618) comme l'un des trois ports de la mer Rouge. Le nom de Klysma s'est conservé dans celui de Kolzoum, mais il est bon d'ajouter

que ee nom de Kolzoum ou Kolzim est

donné à plusieurs monticules situés

au N. de Suez. Ce gui est certain,

c'est qu'il existait une ville appelée

Kolzoum, mentionnée par Aboulféda :

« A l'extrémité du golfe situé entre

Tor et l'Egypte était situé Kolzim, et

ceux qui vont d'Egypte à Tor sont

obligés de suivre la côte de Kolzim à

Tor. • Rien n'empôche de voir cette

ancienne ville de Kolzim (nom qui

n'était sans doute qu'une corruption

de Kly'sma) dans les ruines appelées

aujourd'hui Tell-Kolzoum. Dans ce

cas, il faudrait admettre que la mer

s'est retirée à la distance de 15'.

Après avoir décrit un circuit à dr., la voie ferrée laisse à g. un hôpital anglais, à dr. Tembranchement qui conduit aux nouveaux ports, et dépassant un chalet du khédive, s'arrête à la sUtionde Suez, 18 kil. (F.

p. 436 et sq.).

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