‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 221 sur 408 · I. D*Al«UBdrt« A STOanh · texte numérisé non relu

I. D*Al«UBdrt« A STOanh

{ii jours de dromadaire).

l^ route d'Alexandrie à Syouah est filt i)ui d été suivie par Alexandre

le Grand. Elle suit le littoral de la mer jusqu'à Baratoun , l'ancien ParcBtonium, mentionné par Strabon comme une * ville possédant un bon port de 40 stades. Il fut visité par Alexandre, par Antoine, après la bataille d'Actium, et fortifié par Jostinien. On y trouve à peine quelques vestiges d'antiquités. De Baratoun on tourne au S. pour s'engager dans le désert et gagner Syouah.

n. »ar Verattéh «t le Onady asitronn.

(La route est un pen plus longue).

Du Caire au Ouady - Natroun (2 jours. V, R. 16, p. 439). Du Ouady- Natroun, on gagne El-Hammam, et de là, Baratoun, où la route .se confond avec celle d'Alexandrie. U n'y a de bonne eaa qu'à ËNHammam.

m. Par le Payoom.

16 jours de désert à partir de Médinct el-Fayonm; se précautionner au plus tard auprès du gouverneur de Medinet de lettres dUntroduction pour leâ cheikhs de l'oasis.

Ou Caire on se rend à Médinet el- Fayoum ( F. p. 443 et sq.). —De là (1" jottr), on marche au S. ^puis au S. O., en suivant la lisière des sables durant deux lieues; à g., on a le désert, parsemé de monticules de nature calcaire et argileuse, en couches horizontales; à dr., les terres cultivées. On arrive (6 h.) à Gambachy,

La direction est;au S. 0., puis àl'O., quelques degrés N. Divers canaux dérivés du Bahr-Youssouf coupent les terres cultivées ; celles-ci deviennent de plus en plus clair-semées dans le désert qui les entoure. Après avoir dépassé (5 h.) des ruines peu importantes, on arrive (1 h.) à £i-6/iaraiip, village entouré de murs élevés, situé au bord du désert et rattaché au Fayoum par un bras du Bahr-Youssouf. Il est bon d'y camper avant de s'engager dans le désert.

(2* jour.) A partir de El-Gharak. se dirigoant à ru., on entre en pluiu dv

ÉGyrtE. — OASIS d'ammon; [route 1^

sert Sur la g. (8 kil.), s'élève un monticule de forme arrondie, et plus loin (4 h.), s'ouvre une gorge qui conduit à la station de Behnésèh, par le Ouady'Moieh. A quelque distance de la route, au N., les ruines d'un village abandonné se montrent sur une éminence^au pied d'un rocher élevé.

Des bancs de sable mobile obstruent la route jusqu'à (10 h.) la vallée de Raydn el-QcuTf où sont disséminés beaucoup d'arbres et d'herbages.

Quelques dattiers y prospèrent; dans le sol calcaire est renfermée une immense quantité de coquilles fossiles.

(3*jour). (1 h. l/î)-— Aupied delà montagne de Rayàn, des sources d'eau saumfttre arrosent une vallée d'une surface de trois quarts de lieue carrée, parsemée d'arbrisseaux, d'acacias et de quelques palmiers, et bordée de montagnes au S. et au N. A peu de distance des sources, restes de constructions en pierre. Laissant ici la route de la Petite-Oasis, qui continue au S. 0. et que suivit Belzoni, on se dirige vers le N. 0., à travers des bancs de sable, jusqu'à (4 h.) Raydn el-Soghair (le petit Rayàn) avec deux sources d'eau saumâtre et quelques herbages. De nouveaux bancs de sable, dirigés tous du N. au S., barrent^ la route. Après avoir dépassé des roches calcaires isolées, on arrive au désert appelé Nagob Aoura, Une chaîne de montagnes s'étend du N. au S. On campe (11 h. 1/2) au pied de montagnes peu élevées, dans le désert Gùuhatar-Aoura.

(4* jour). Région montueuse.Terrain calcaire, rempli de coquilles fossiles (huîtres) disposées par couches horizontales. Beaucoup de sel. La surface du désert est couverte de quartz et d'agate en cailloux roulés, connus vulgairement sous le nom de cailloux d'Egypte (F. p. 67). Bois de palmiers et d'acacias en grande quantité. On atteint (6 h.) le désert El-AUyèh'ES' femn, où végètent en deux endroits quelques arbrisseaux. Vastes plaines

de sable, où (6 h.) on eàt obligé d camper.

(5* jour.) — Direction ffénérale ro., quelques degrés N. (5 h.). V banc de sable énorme s'étend sar p longueur de seize à dix-huit liem du N. au S. Après l'avoir suivi pei dant 6 h. au N., et laissant (4 h.] l'E. un chemin qui conduit à Danu-i hour, on campe (3 h.) au pied d'à banc de sable, à Abou Sagharah.

(6- jour.) — Direction N. N. 0. Beau coup de bois pétrifiés; l'espèce e général est le palmier; la plupart oi de 5 à 6 met. de long. H. Ouiiiau en a mesuré qui avaient 16 mèt.Ouf| ques-uns de ces morceaux, en parti enfoncés dans le sable perpendicu lairement, en partie saillants au <i^ hors, présentent l'apparence d'arbrt sur pied ; ce sont les Arabes qui I^relèvent ainsi en forme de jalons. '^ campe (Il h.) dans le désert.

(7* jour.) — On trouve (3 h.) btaa coup de bois pétrifiés. On arrive (6^ > à Ain-Aouara ou Magharah (la ^ taine d'en bas ou la caverne), viiit^^ dans un bas-fond, située à peu ^' distance d'une chaîne de montage?

qui s'étend de l'E. à l'O.; cette cluLii' continue dans la môme direction y^ qu'à Syouah. La vallée est couvert de joncs, d'herbages, de quelques i^ brisseaux et de palmiers, dans u9 étendue de 3 lieues de long ^ 1 lieue de large. Au centre e<t i' petit lac d'eau salée ou marais dal lequel croissent beaucoup de je On y rencontre parfois des Ai Teranèh, qui viennent y ramassera joncs, lesquels sont très-bons ' faire de belles nattes; — à une distance, plusieurs puits d'eau de

(8* jour.) — 7 h. de marche.

à ro., beaucoup de bois pétril Au N. l'horizon est toujours U par la chaîne de montagnes d'el- Aouara.

(9- jour.) — 12 h. de mi à 1*0., à une faible distance Gébel Aîn-Aouara.

10* jour.) — Direction 0.,

[Route 18]

OASIS d'âmmon.

ques degrés S., avec des inflexions nombreuses ?ers le N., que les bancs obligent de faire. — Le sol présente çà et là des brècBes ou concrétions quartzeuseS; des grès et du fer oxydé.

— On arrive, sur le soir, près de (7 h. 1/4) EUFeréis; eau saumfttre, beaucoup de dattiers sur la ligne d'Alexandrie à Syouah (les caravanes d'Alexandrie qu'on peut y rencontrer font le trajet en 12 jours).

(11* jour.) — Plaines immenses (7 h.); on se trouve en face des mon» tagnes Gaxekt el-Gafara ou Qasr êl'Gafar.

{12* jour.) — Marche à 1*0., vaste plaine toute couverte de sel. — Chemin très-pénible pour les chameaux parce que la surface est comme un champ labouré.... Le sol est calcaire; il y a beaucoup de couches de gypse en fer de lance. On atteint (6 h.) une chaîne de montagnes appelée El- Garah ; bientôt se présente une vallée fertile, où croissent des palmiers et des acacias, avec beaucoup d'herbes épineuses, et un village qui dépend de Syouah (10 h.). Herbages, eau salée.

<13* Jour.) — A une demi-lieue à ro., entre la grosse chaîne d'El- Garah qui s'étend de l'E. à l'O., et un plateau désert et élevé, dans le S., se trouve le village d'El-Garah, bâti sur un rocher escarpé qui domine les environs. Les maisons, construites en pierre cimentée avec de la terre, présentent l'aspect d'un amas de ruines. Le village n'a qu'une porte à l'E.; il est coupé par quatre ou cinq ruelles ou passages tortueux.

Au centre, est une petite place circulaire 011 se tiennent le marché de dattes et l'assemblée du divan. Les ruelles sont couvertes d'un plancher qui supporte des chambres; c'est sur les terrasses qu'on étend les dattes pour les sécher; il y a dans l'enceinte un puits carré, long, creusé dans le rocher; l'eau en est la meilleure de l'endroit. Les environs d'El- Garah sont remplis de palmiers ; les

dattes sont l'unique objet de commerce des habitants avec les caravanes qui viennent d'Alexandrie ou du Fayoum.

(14* jour.) — On suit les montagnes au N. et au N. 0. (3 h.), désert élevé, rempli d'inégalités et de monticules. Laissant (6 h.) ces montagnes, on tourne au S. 0. dans un désert où (4 h. 1/2) l'on campe.

(lo" jour.) — On descend (2 h.) dans une vallée étroite, bordée de deux montagnes. Sur une plaine inégale (l h.), couverte çà et là de monticules, croissent quelques her« bages et des arbrisseaux. Sur le soir (10 h. 3/4), on découvre enfin les palmiers de Syouah.

(16* jour.) — Se dirigeant vers les bois de paliniers, on traverse d'immenses terrains couverts de sel, dont l'aspect ressemble à celui de terres nouvellement labourées. A partir des (3 h.) premiers dattiers de Syouah, on suit de délicieux chemins ombragés de beaux palmiers , ou bordés d'oliviers, de grenadiers, de pêchers, d'abricotiers, de figuiers; la fraîcheur est entretenue par des étangs et des sources abondantes dont les eaux s'écoulent en ruisseaux dans plusieurs directions. Le voyageur éprouve une vive émotion en retrouvant l'eau, les ombrages, une riche végétation, après de longues journées de soleil, de sables sans fin et de privations de toute sorte; on arrive (5 h.) à Syouah (F. p. 457).

rr. Par U P«ttt»4>Mls,

8 jours de route seulement ; mais il <i fallu faire auparavant le voyage de la Petite-Oasis.

(!•' jour.). — En partant d'Bl-Oasr (F. R. 21), la capitale de la Petite- Oasis, en arabe El-Ouâh el-Bahryèhj on se dirige à l'O., quelques degrés N., à travers des champs plantés de dattiers. Bientôt la végétation de l'oasis fait place à de maigres arbustes. Après avoir passé quelques ma-

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