EGYPTE. — OASIS D'AMMON. [ROUTE
rais bordés de tamarix et de maigres herbages, on entre (3 b. 1/2) dans la petite vallée d'iltn Beledy {la source du village) que l'on suitàTO., jusqu'à une autre vallée basse, sablonneuse, de trois quarts de lieue de large, qui s'étend directement de TE. à ro. Celle-ci est bordée par deux chaînes de montagnes calcaires, avec des couches d'oxyde de fer, et, ci et là, des brèches quartzeuses. Au sortir dO' cette vallée (2 h.), on passe entre un grand nombre de petits monticules, — sol montueux, marche pénible — au milieu desquels on campe (11 h.).
(2« jour.) — Désert Gharh ei- Chérif. Les bancs de sable sont moins fréquents sur cette route que sur celle du Fayoum à Syouah ; puis le soi devient pierreux ; lé rocher nu est toujours ce calcaire, blanc de eraie, souvent rempli de nummulites, d'huitres et môme d'oursins, que nous avons déjà reconnu ( V, p. 452) ; on campe (12 h.) au pied du Gébel e^Chérif.
(3* jour.) — Journée fatigante, à travers une plaine immense, oii l'œil n'aperçoit pas un brin d'herbe.
(4* jour.) — Désert El-Garak eî- Àmrahy même caractère; la route est toujours à ro., quelques degrés N.
On atteint, sur le soir, le désert El- ÂUyèh Tematêa, avec quelques herbages. Une longue montagne dirigée de l'Ë. à ro. borde le désert au N.; en ce point, le sol est imprégné de sel.
(4* jour.) — Vers rextrémilé 0. de cette montagne et tout près de la route est une source d'eau douce, au pied d'un dattier, dans un lieu marécageux ; à une demi-lieue de la source vers le N. est un lac d'eau salée, nommé Ël-Bahreîn, perdu au milieu des sables. Il a deux lieues de long de l'K. à i'O. sur une demilieue de largeur. Il est borné, au N., par une longue montagne et quelques rochers isolés,; au S., par un grand banc de sable où se trouve un bois de dattiers et de doums.
(5« jour.) ^ Même direction; sol montueux et pierreux. On campe (11 h.) dans un terrain bas garni de quelques herbages*
(6* jour.) — Monticules de sable qui bornent la vue de toutes parts.
On atteint (6 h.) une vallée nouimée El-Àrdy Abou el-Bahreïn, Klle s'étend du N. au S. sur une longueur de 4 kil., et 1 kil. de largeur, bordé< à ro. par une chaîne de rochers, i VK, par le désert. Cette vallée est couverte d'herbages, de doums et de dattiers épars qui sont la propriété des caravanes — eau saumâtre. — On est exposé à y rencontrer deis Ghàzvs, Bédouins maraudeurs. On 4narcb« ensuite au milieu d'une multitude de rochers saillants qui masquent la vue de toutes parts et au milieu desquels on campe.
(?• jour.) — Même direction. Laissant au S. la montagne de Mertosel, où est une source d'eau douce, e:
un long banc de sable, on campe (10 h.) au S. de la montagne d'£^ Garah,
(8« jour.) — Se dirigeant au r^. 0 , on rejoint (4 h.) la route qui vient du Fayoum à Syouah, passant au N. d.
Zeitoun^ de Qasr Gacham et de Gharmyy et l'on entre (5 h.) ^ Syouah.
•yonah ou OmIs d*Aiiimoa.
Position géographique. L'oasis s'ê* tend de l'Ë. à I'O. entre la montage* Drah Abou Berîk, à l'K, et la montagne d'El-Garah el-Kamysèh, à l'o.
sur une longueur de 10 kil. Sa largeur est de 6 kil. au plus, du N. au > La partie E., la plus fertile, esi terminée au N. Ë. par une lagn&f d'eau salée qui s'étend vers le dt>>eri De ce côté, se trouve la petite oa?^ de Zeïtoun, à 12 lieues à i*E. d Syouah. Du côté de I'O., est un ld'eau saumâtre. Mais, plus à l'i-' d'El-Garah el-Kamysch, s'étendesur un espace d'au moins 80 kil. jusqu'à El- Arachyèh une série de petite^ oasis avec leurs lacs, leurs source?-