CHAPITRE m
HAUTE ÉCYPTK,
DE BOULAQ k KÉNÉH.
6S8 kil.
Nons avons donné en détail, p. 238^244, •s moyens d'accomplir le voyage par au. Qons n'avons pas y revenir. Le chelin de fer de la haute Egypte qui sait I rive g. da fleuve à une certaine disuice est encore pen fréquenté par les oyageurs : les aspects qu'il présente ont moins pittoresques que ceux des ries da Nil, et les localités parcourues ODt les mêmes. Nous nous bornerons bac k décrire le voyage par eau.
En partant de Boulaq, on laisse : à tr., le village d'Embabèh, Tlle et le valais de Gézlrèh; à g., les palais du Lasr el-Nil et d'tt)rahiin-Pacha, Plie le Raoudah, derrière laquelle s'élève e Kasr el-Aîn. Au delà de Raoudab, e Nil se déploie dans toute sa maesté, et la vue s*étend au loin sur oute la largeur de la vallée entre la baine du Moqattam et la chaîne Lbyque. Passant entre le vieux laire (riv. g.) et le village de Gizèh nv. dr.}, on s'éloigne de cette ville t pittoresque du Caire dont on i{)ercevra longtemps encore la citaitile et les nombreux minarets , andis que les grandes pyramides à ir. semblent de gigantesques senti- ^les qui gardent les approches du lésert. Le premier objet intéressant tie Ton rencontre est (2 kil.) la mosquée d*AMr en-Hibi, assez pitto-
resquement située sur la rive orientale, à Textrëmité d'une avenue de beaux arbres. A 9 kil., sur la rive dr., est un magasin à poudre, près duquel se trouvent les restes d'un aqueduc arabe. Un peu plus bas, sur la rive g., est le petit village d'E(- Déir (le couvent), habité par des chrétiens coptes, et, plus loin, à TE. dans les terres, le village de Bussatiny près duquel est le cimetière des Juifs, au pied des collines. Une large coupure qui s'ouvre au S. dans la partie du Moqattam nommée le GébH Giouchi forme l'entrée de la grande v<Ulée de VÉgarement {Ouady el-Tih), appelée aussi par les Arabes Ouady él^Tarabovl, qui s'étend sur une longueur d'environ 100 kil. jusqu'à la mer Rouge, près de Suez {V, p. 33), et est célèbre pour la grande quantité de boie pétrifié que l'on y trouve. Rive g., les yeux se reposent avec plaisir sur une plaine fertile et bien cultivée, d'une largeur moyenne de 6 kil., et qui s'étend jusqu'au pied de la chaîne libyque, sur laquelle se dressent les pyramides. Celles-ci se présentent successivement aux yeux du voyageur : d'abord celles d'Abousir, puis celles de Saqqarah et de Dachour; à chaque coude du fleuve, elles apparaissent diversement groupées, selon l'angle sous lequel elles se présentent et suivant les accidents du terrain qui parfois en masquent quelques-unes. Sur la rive dr., ^'