‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 287 sur 408 · NIL BLEU · texte numérisé non relu

NIL BLEU

par une multitude de canaux, a âa direction générale au N. £., reçoit (rive dr.)

Le Sobat,^ grand affluent dont la largeur est d'environ moitié de celle du Nil.

Le Sobat a été remonté par le colonel Chailly-Loof^Bey sor une étendue de 480 kU. env. Les rives de cette rivière présentent le même aspect morne que celles du Bahr el-Abiad.

Le Nil se dirige alors au N. E.^ à partir du 10* degré de latitude, décrivant une série de courbes et se rapprochant du 30* méridien. Son lit, divisé en plusieurs canaux, est souvent obstrué, surtout au contour des coudes, d'tles flottantes de verdure. Il traverse des pays couverts de grands bois et peu cultivés. Plus bas, le Nil oscille de part et d'autre du trentième méridien, et, coulant à travers de vastes étendues planes et sablonneuses au-dessus desquelles s'élèvent çà et là quelques bois d'acacias, le grand fleuve arrive, par 15" 37', latitude, à Khartoum, où il reçoit son , plus grand affluent, le Nil Bleu.

Le Nil Bien IVAbbài des Abysins, le Bahr el-Axraq des Arabes, VAstapus des anciens) prend sa source à Touest du plateau central du Godjam, près du village de (ïuts, dans le pays de Damot. Vers le milieu d'un grand marais, qui s'étend au ' pied du mont Guiz , plusieurs éminences circulaires, en forme d'autel , sont environnées d'une tranchée qui rassemble l'eau et la force de s'écouler du côté du levant. Au milieu de cet autel rustique est une ouverture de trois pieds environ de diamètre, d'oii l'eau sort très-pure, très-limpide et parfaitement tranquille. En enfonçant dans cette ouverture le bois de sa lance, à une profondeur de I six pieds quatre pouces, Bruce, à qui revient l'honneur d'avoir retrouvé les sources du Nil Bleu, le 6 novembre 1770 (f. Bruce, Voyage

m Nubie H en Ab^tHnie, p. 730), trouva une légère résistance, comme s'il y avait eu une couche d'herbes, et, un peu plus bas, il sentit une terre molle, sans pierres ni graviers.

A une faible distance de cette première source, s'en trouvent deux autres semblables, mais plus petites.

Leurs eaux vont se réunir à celles do la première et prennent leur cours à l'E., à travers le marais. L'eau de ces sources est très-légère et trèsfraîche. Elles sont situées, d'après les calculs de Bruce, par 10» 59* 25* de latitude N. et 36» 55' 30» de longitude E. (Greenwich), et à une altitude de plus de 3000 met. au-dessus du niveau de la mer.

Le Nil, traversant le milieu du marais, va droit à l'E. Il contourne le territoire verdoyant de Saeala, incline au N. E., puis au N., recevant sur ses deux rives le tribut de plusieurs sources dont la plus remarquable sort de la colline sur laquelle est située l'église de Saint-Michel de Guiz. Son eau limpide, d'un volume à peine suffisant, durant la saison sèche, pour faire tourner un moulin, court entre des collines verdoyantes, aux sommets couronnés de grands arbres, et ses bords sont tapissés d'arbustes. Il coule alors k l'O., sur un fond de cailloux et de roches détachées, et, sortant des montagnes, il entre, en formant une petite cataracte, dans la plaine marécageuse de GoutUij où ses eaux languissantes décrivent un labyrinthe de méandres. Reprenant son cours au N., il reçoit plusieurs petites rivières, le Gometti, le Googueri^X^ Kébe»%a, qui descendent des montagnes d^Aformâcha et qui se réunissent, pour se jeter dans le Nil, à 30 kilom. audessous de ses sources. Là, le Nil recommence à courir avec rapidité; il se grossit, au-dessous d'Abbo, d'autres rivières, venues des hauteurs du Litchambara. Ses bords sont escarpés et couverts de grands arbres. Il court vers le N. E., fait un grand détour,

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