‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 286 sur 408 · SOUDAN ÉGYPTIEN. — BAHR EL-GHÂZAL · texte numérisé non relu

SOUDAN ÉGYPTIEN. — BAHR EL-GHÂZAL

rugineux et que 1*od rencontre partout en traversant rAfHque,au commencement des districts montagneux. (F. Ernest Marno» communication adressée à la Société impériale de géographie de Vienne, Explora^ teur, !•* année, n- 22, p. 11.)

A dr. et au pied du pic de Regafj sur la rive g. du Nil est le village de Bégaf, station militaire égyptienne.

Le Nil est alors navigable jusqu'à Gondokoro (16 kil. au N. de Regaf et 160 kil. de DuHi et Uîdo (F. p. 677).

Au-dessous du mont Laîdo. rive g., les collines cessent. Le Bahr el-Gébel, navigable jusqu'à Khartoum, coule lentement à travers d'immenses plaines marécageuses jusqu'au lac Nô^ grand amas d'eaux situé vers le 8' degré de latitude. Ce réservoir, formé par une vaste dépression de terrain, est couvert de masses végétales flottantes qui en rendent l'exploration impossible et interceptent presque la navigation.

Bahr el-Ghaial. C'est à TO. du lac Nô que vient déboucher le Bahr et-GKaMolfUn des principaux affluents du Nil. Selon M. Schweinfurth, ce fleuve pourrait être considéré, au même titre que le Bahr el-Gébel, comme une branche mère du Nil Blanc. Il est formé de deux rivières qui paraissent avoir i peu près la môme importance : le Bahr el-Yaou et le Bakr el-Dùmr,

Le Bahr el-Diour, le mieux connu de ce.s grands tributaires, reçoit dans la partie supérieure de son cours le nom de Soué. Ses sources, décou\ertes par M. Schweinfurth, se trouvent aux monts Baghinné et JTondouppo, d^s le pays des JVûim- Niamy par 4* 35' lat. N. Le Soué, grossi dès sa naissance d'un grand nombre de torrents, se dirige au N. 0. , recevant sur ses deux rives des affluents importants, passe à g. du Géhêl Reggehy traverse le pays des Bongoi ou Dohrtf puis le district des Oiours, où ilreçoit (riveg.) le BaAre^

Vaou, et, toumantàl'E. , entre dans li pays desDinkat, Là le volume de sa eaux est doublé par un affluent lrè»> important et encore imparfaitemecti connu, le Bii^r ti^Aràb (rire g.) » qui parait venir du N. 0. Le Soué, qui i déjà pris le nom de Bahr el-Diour, i alors environ mille pieds de large, n reçoit encore (rive dr.) le Bahr 7ond; et le Bahr Rohl, et ce n>«î qu'à une distance relativement faible du lac Nô qu'il prend le nom biec connu de Bahr el-Ghazal. C'est alor^ une sorte de grand canal au courant insensible. Le Ghazal est spécialement connu pour la beauté de se$ nénufars. Leurs corolles blanches, rouges ou bleues ornent partout Ja surface de l'eau.

Au sortir du lac NÔ, les eaux du Bahr el-Gébel et celles du Bahr el- Ghazal forment le Bahr el-Abiad {Fleuve Blane), Celui-ci se dirige à l'Ë., quelques degrés N., en dâ:rivant de nombreuses sinuosités. A 70 kil. en aval de sa sortie du lac, il reçoit les eaux du Bahr d-Oirafw Bahr el-Seraf (Rivière des Girafes) par 9* 6' de lat. (Baker).

Cette rivière a 50 à 60 met. de lai^ar à son embouchure. Son cours, dont la direc tion est au S. 0., est très-sinueox. Sar une étendue de so kil., elle est bordée de belles forêts, que coupent des plaio»

d'un sol extrémemeat fertile. Plus loio. la bois devient rare et les forêts ne »e montrent plus qu'à des intervalles de 100 À 120 kil. Plus loin encore, le bois disparaît tout à fait, et, à la distioc< d'à peu près 300 kil. du confluent, par 89 env. de latitude, on navigue à lrav«n des maraia sans fin. Peu à peu le cana. même disparaît et l'on se trouve arréie dans une mer de hautes herbea, par 70 47' latitude. La rivière praticable au temps des grandes eaux n'est autre chose qu'une branche du Nil Blanc { V.

une lettre de sir Samuel Baker, BuUttin de la Société géographique de Londree^ vol. XV, D« 1, 23 mars 1S71, et VJ^minée géographique, de M. Vivien de Saint^-Martin, neuvième et dixième années, 1872, p. 2S5 et suivantes).

Le Nil Blanc, dont le lit, divisé

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