‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 30 sur 408 · HYGIÈNE. — MALADIES. XXIX · texte numérisé non relu

HYGIÈNE. — MALADIES. XXIX

tîoB^ipécicnafitm sont les moyens à employer contre cette affection cruelle fuccge les plus prompts secours de l'art. Les évacuations bilieuses prod«iB^ ces deux médicaments amènent un grand soulagement. On ajoutes on peu d^opiam comme calmant. Pour boissons : eau albu mineuse (un Èjic d*œaf battu dans un litre d*eau). A la période chronique le sous- •snte de bismuth à haute dose (3 à 4 cuillerées) devra être employé avec œ grande persévérance.

U févre bilieuse n*est qu'un degré de plus de l'embarras gastrique , acr apagné d*un eut frébrite et d'ictère (jaunisse). Elle cédera facilement, dus les cas simples, à l'usage d'un vomitif, le premier jour, suivi de pur- ^tifi légers les jours suivants. Quelques bains frais, un régime très-doux iclièveroiit ordinairement la guérison. Mais dans les cas plus graves, il iut faire intervenir la quinine.

La /iêvre intremittente, avec toutes ses variétés, est le grand ennemi Contre lequel il faudra se mettre en garde. Éviter avec soin les campeiBcats dans les lieux bas, humides, marécageux ; placer autant que possible sa tente sur un endroit élevé, à l'abri des rideaux d'arbres, s'il y a des eaax stagnantes dans le voisinage ; éviter, surtout le soir, les promenades an bord des rivières encaissées ; se garder de l'humidité et du froid de la Lait dans les régions où la végétation n'est pas renouvelée par la culture, sœt les précautions à prendre pour s'en préserver. L'accès de fièvre interaioente débute par un frision toioUrU, avec claquement de dents, c'est ce qa'oQ appelle le stade de froid, dont la durée est variable. Il est suivi d'une période de chaleur qui se termine par une transpiration abondante, puis ia fièvre cesse, et l'on entre dans ce qu'on appelle la période d'apyreme, c'est-à-dire un état de santé apparent. L'accès revient ordinairement à jour fixe et à la même heure, surtout le matin, tantôt tous les jours (fièvre quotidienne), tantôt tous les deux jours (fièvre tierce)} tantôt tous les quatre jours (fièvre quarte) .

La fièvre intermittente doit être combattue par le sulfate de quinine dès le début. Une dose de 50 centigrammes sera prise immédiatement après roecét, puis on attendra l'accès suivant, pour recommencer encore après Taocès, jusqu'à ce que la fièvre soit coupée, c'est-à-dire jusqu'à ce que les accès aient disparu entièrement. Le premier effet de la quinine est de déplacer l'accès, de changer l'époque de son arrivée et de diminuer &on intensité, quand elle ne le supprime pas entièrement; souvent l'accès se révèle encore par un frisson imperceptible se reproduisant à jour fixe : alors la maladie n'est pas terminée, et il faut continuer le médicament jusqu'à ce qae ce dernier symptôme ait disparu. Il est inutile de prendre du sulfate de quinine tous les jours entre les accès; le médicament ne doit être employé qu'à haute dose et par intervalles, c'est-à-dire immédiatement après chaque accès. Pris pendant les accès, il ne serait pas toléré. Cependant, si ceux-ci se rapprochaient, s'ils se répétaient deux fois dans une même journée, presque sans intervalle d'apyrexie, alors il faudrait craindre la ^ètre pemieieuse et donner le remède le plus vite possible, n'importe à quel iDstant, en élevant rapidement la dose à 1 gramme, 1 gramme 50 et 2 grammes par jour, dose qui ne devra jamais être dépassée sans avis d'un mé- ^in.

La pharmacie que nous conseillerions au voyageur d'emporter pour un

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