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XXVIII INTRODUCTION GÉNÉRALE

cas graves; aussi faudra-t-il se mettre en garde contre cet accideitt en évitant de sortir en plein soleil, en se couvrant soigneusement la tête, nonseulement d'un épais tarboucti (ou fez) en drap, mais en s*abritant aussi le cou et les épaules sous les plis d'une épaisse kouffièh (écharpe de soie et laine) ou sous le capuchon d'un burnous.

Vophthalmie aiguë est une maladie fréquente dans les régions du midi, soit à cause de la réverbération de la lumière, soit à cause du sable fin qui voltige dans l'air, soit enfin par suite du refroidissement du soir. L'inflammation de la conjonctive atteint promptement la cornée, avec une grande tendance à passer à rophthalmie purulente et à l'état granuleux chronique. La rougeur, la cuisson, la tuméfaction, la sensation douloureuse produite piar la lumière en sont les premiers symptômes. Dans les cas simples, il suffit d'appliquer sur l'œil des compresses trempées dans l'eau fraîche additionnée de quelques gouttes de laudanum ou d'alcool, et de prendre un purgatif léger. Mais quand l'ophthalmie est plus aiguë, très-douloureuse et accompagnée d'un peu de fièvre, un traitement antiphlogistique énergique doit lui être opposé, quelques sangsues appliquées à l'angle externe de l'œil, quelques scarifications pratiquées arec une lancette sur la conjonctive même amènent un prompt soulagement; mais faute d'une main exercée pour les pratiquer, le voyageur devra faire usage des deux collyres dont nous lui donnons plus bas la formule. L'apparition d'un écoulement purulent entre les paupières indiquerait l'usage immédiat du nitrate d'argent concentré. Enfin, s'il y avait de rtrtlû (inflammation de l'iris, reconnaissable ' à ce que l'ouverture de la pupille au lieu d'être ronde devient irrégulièrement ovale ou triangulaire), instiller plusieurs fois par jour le collyre d'atropine. Protéger les yeux avec des conserves bleues, éviter la fraîcheur des nuits, et baigner fréquemment les yeux avec de l'eau fraîche sont les meilleurs moyens de se garantir de cette maladie.

Vembarrat gastrique est fréquent dans les chaleurs; les symptômes en sont : la perte de l'appétit, la pesanteur de la tête, la bouche amère, la langue couverte d'un enduit blanc jaunâtre. Un vomissement provoqué par 2 grammes d'ipé.'acuanha coupe court à cette indisposition légère.

La diarrhée est une des indispositions auxquelles on est le plus sujet dans les pays chauds; le refroidissement en est la cause la plus habituelle; porter une ceinture de flanelle sur le ventre est le meilleur moyen de s'en préserver. Quand elle existe, le meilleur moyen de la couper est de prendre un purgatif salin, 15 à 30 grammes de sulfate de magnésie, et de garder le repos et la diète un jour ou deux : l'opium ou les astringents échouent généralement contre la diarrhée des pays chauds, ou du moins ils ne sont utiles que lorsqu'on a d'abord débarrassé les voies digestives des résidus d'aliments mal digérés qui s'y accumulent, et dégorgé le foie de la bile qu'il sécrète en quantité trop abondante sous l'influence d'une haute température. En un mot, la médication évacuante doit précéder la médication narcotique ou astringente (opium, diascordium, tannin, bismuth).

La dytenterie est un ennemi bien autrement redoutable. La fièvre, leiénesme, c'est-à-dire un besoin incessant d'aller à la garde-robe, avec sentiment de cuisson douloureux au fondement, enfin selles liquides, peu copieuses, gélatineuses ou semblables àdelalavure de chair, et surtout sanguinolenks, tels en sont les premiers symptômes. Le calomel à doses répétées, la décoc-

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