‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 32 sur 408 · XXXI I · texte numérisé non relu

XXXI I

INTRODUCTÎON GÉNÉRALE.

Voici à quoi le bagage personnel d*un homme peut être réduit pour un Toyage de >ix mois :

Chapeau de feutre à larges bords.

Un habillement à rearopéenne, pour les visites aux consuls, banquiers, etc. Un habillement de voyage, en molleton de laine blanche, pour le voyage par la chaleur. Le gilet n'est pas nécessaire si Ton porte la chemise de flanelle.Deux vestons et deux pantalons de molleton blanc seraient utiles si le voyage doit durer longtemps, pour pouvoir laver l'un pendant que l'on porte l'autre.

Un habillement de voyage, en drap de

couleur foncée, pour les mauvais temps.

Quatre chemises de flanelle (excellent,

au point de vue de rhygiène comme à

celui de la propreté ^

Mouchoirs, cravates, bas ou chausset< tes (une demi-douzaine) ; quelques chemises blanches, pour les visites de céré- ' monie. Chemises de nuit en toile.

ChaussureSi trois paires ; une paire de pantoufles.

Nécessaire de toilette, en forme de trousse en cuir ou en tafl'etas gommé, bien préférable aux coffres, qui sont pesants et incommodes.

Aiguilles, ciseaux, dé, fil, boutons de rechange, cordons, pour les menus raccommodages; pelote de ficelle.

Nécessaire pour écrire : papier, encre, plumes, etc.

Pharmacie portative, livres et cartes.

Couverture de voyage, en laine, avec sa courroie. On fait faire une fente au milieu, pour passer la tète, et alors ]a couverture devient un vaste manteau.

Au campement ou à bord, elle sert de matelas pour s'étendre. A cheval on peut en envelopper les reins, les jambes, pour les protéger contre la pluie, tandis qu'un manteau de caoutchouc protégera la tète, les épaules et le dos.

L'équipement d'une femme devra être analogue. Celle qui se sentira le courage d'entreprendre le voyage de Syrie, ou de Grèce, comprendra facilement qu'elle doit renoncer à la toilette; deux costu' mes d'amaione, de grands plaids pour manteaux, chapeaux à larges bords, voile bleu, etc.

La coiffure des hommes, dans les pays tout à fait chauds (Egypte, Arabie, Syrie méridionale), mérite une attention spéciale. La meilleure et la plus commode est, sans contredit, le fez ou tar-

bouch, entouré d'un long voile blanc, ou d'une kouffièh de soie que l'on achèleru en Orient, de manière à s'en faire un turban. L'ennemi, c'est>à-dire la chaleur solaire, est au dehors, et ce n'est que par rinterposition d'un tissu épais, un fez, et quelquefois deux fez superoosés (dans la Nubie ou le Soudan), que l'on s'en préserve. Le voile roulé tout autour, en manière de turban, protège mieux les yeux et la face que tons les chapeaux à larges bords et les voiles bleus dont s'entourent les Européens.

Quant aux casques de moelle de jonc, usités par les Anglais dans les Indes, ou aux larges chapeaux en parasol des Cochinchinois, ils sont très-frais A la tète au début; mais le courant d'air qu'ils ont pour but de maintenir autour de la tète n'est pas sans danger, surtout quand vient le soir. Que le voyageur .se pénètre bien de cette vérité : les vêtements ne donnent pas de chaleur par eux-mêmes, ils ne font que conserver la chaleur du corps et l'isoler du milieu ambiant; quand ce milieu est plus froid que le corps humain, les vêtements de laine tiennent chaud ; quand le milieu extérieur est, au contraire, plus chaud que le corps humain, ces mêmes vêtements deviennent le meilleur préservatif contre la chaleur, à la seule condition d'avoir l'ampleur nécessaire : on n'a qu'à voir, sous ce rapport, les vêtements traditionnels des Orientaux. Quant à la transpiration cutanée, le voyageur cessera d'y être sujet s'il observe les préceptes d'hygiène énoncés ci-dessûs, spécialement ceux qui sont relatifs à Talîmentation modérée du malin, i l'abstinence de vin et à l'usage régulier du café, ainsi qu'au repos journalier, entre 11 h. et S h.

Les femmes sauront se faire aussi des turbans et des vêtements légers, au moyen d'écharpes de gaze et de burnous qu'elles trouveront, au besoin, dans les bazars de l'Orient. Il faut leur recommander de bonnes chaussures de chasse. Les chaussures légères de nos villes seraient vite hors de service, et, en Orient, il serait absolument impossible de les remplacer. Les Levantines sont obligées de tout faire venir d'Eu, rope.

Ne pas emporter de caisses ni de malles à moins que Ton ne doive borner

Page 1