‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 43 sur 408 · PAR LA TOIB DIRECTE · texte numérisé non relu

PAR LA TOIB DIRECTE

I^sUaee : M7 lienes marineB on 621 milles^ soit 1150 kil. Nayigation de 73 h« en moyenne. Cette route n'est plus suivie que par un serrice postal de la compagnie rraissinet. {V. Bentetgnemêntt généraux à la fin da volame.) Si au lieu de franchir les boncties de Bonifacio, on passait an S. de la Sardaigne en doubUnt Ws caps délia Sperone, Tenlada et Spartivento» la distance serait de Vki milles ou liés kil. Mais cette dernière route n'est guère prise que par des nisofis tirées de l'état du temps, et comme, sauf les Tues lointaines de la Sardaigne, elle tient le large et ne montre aucune céte, nous ne la décrirons pas.

t* DE MARSEILLE AUX BOUCHES DE BONIFACIO.

m milles marins ou 434 kil. ~~ Trajet en 23 OQ 34 h. environ.

Ea sortant du port de la Juliette,

cien port de Marseille, resserrée entre les deux forts Saint-Jean et Saint- Nicolas, l'anse de la Réserve, le promontoire de Pharo sur lequel s'élève le palais qui devait être la résidence impériale, Tanse et la côte

)t atvire laisse : à g., rentrée de Tan- 1 des Catalans et la colline d'Endoume,

ORIENT II. 1

DE MARSEILLE A MALTE

[route 1]

que sunnontent la montagne et le fort de Notre- Dame-de-la-Garde; à dr., les lies de Ratoneau et de Pomègue :

le canal qui les sépare, fermé par une jetée, forme le port du Frioul. En face de ce port et plus près dj navire, on range rile et le château d'If, puis on laisse à g. les îles et la rade d'Endoume, le cap de la Croisette et l'île de Maire, dont les rochers déchirés offrent de beaux aspecU. A dr. et assez loin au large on aperçoit rile et le phare de Planier, sentinelle avancée du port de Marseille.

Après avoir doublé TUe de Maire, le navire prend la direction du S.-E., et s'éloigne peu à peu de la côte, laissant à g. les îlots de Jaire, de Cougloues et de Riou, la baie et la petite ville de Cassis, le cap pittoresiuo du Bec-de-l'Aigle et la baie de Lèques, au fond de laquelle se montre l'industrieuse ville de la Ciotat; puis la baie de Brandol et celle de Saint-NâZdùre, les fies des Embies et de Gou, et enfin le cap Sicié et la montagne de Notre-Dame, qui cachent rentrée de la rade de Toulon, au fond de laquelle le mont Faron élève son chauve sommet. On découvre encore l'île de PorqueroUes, la première des îles d'Hyères, puis on perd la terre de vue. Après 12 heures de navigation, on commence à apei'cevoir les montagnes de la Corse. On est trop éloigné de 1 lie pour distinguer aucun détail : on reconnaît à peine les enfoncements prorouds des golfes d'Ajaccio et de Valinco; en approchant des Bouches, on voit cependant la \ille de Bonifacio. On nomme Bouches de Bonifacio le détroit qui sépare la Corse delà Sardaigne. Ce détroit a un peu plus de 6 milles marins (12 kxi.) dans sa plus grande largeur. l& grande passe entre les îles de Lavezzi et de Razzoii est éclairée par 4 phares et peut être Iranchie la nuit ; elle présente pourtant un écueil presque à fleur d'eau, l'écucil de Lavezzi, s-r lequel, en Iboo, périt corps et bien la frégate française la :icnulLarUe,

quî portait 800 soldats en Crimée. En plein jour, les navires à vapeur préfèrent \t passage de VOurs: c'est un canal étroit et sinueux entre la côte de Sardaigne et un petit archipel dont les Iles principales sont la Madeleine et Caprera. Peu de temps après avoir laissé, sur la g., le petit port de la Madeleine, avec ses maisons blanches et gaies, en aperçoit presque directement en face, à l'extrémité d'une pointe abrupte de la Sardaigne^ le rocher singulier qui a donné son nom au passage, et qui présente en effet assez de ressemblance avec un ours marin.

Un peu au delà du promontoire de rours, on apercevra vers le N., et pendant un instant seulement, une maison blanche à mi-côte sur les hauteurs de l'île Caprera; c'est la demeure de Garibaldi, dont il a été tant parlé. On atteint bientôt Textrémitc du passage.

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