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DES BOUCHES DE BONIFAUO A MALTE

392 milles marins ou 704 kil.

On sort des Bouches env. 24 h.

après avoir quitté Marseille, et on reprend sa roule vers le S. E. Rien de plus triste, de plus sauvage que celle partie de la côte de Sardaigne:

de grandes montagnes arides et dé> chiquetées plongent à pic dans la mer, et sur ces roches inhospitalières on n'aperçoit pas un village ; à peine de loin en loin découvre-t-on une cabane ; enfin on perd la côte de vue^ Les premières terres qui se montrent ensuite, à env. 30 h. de navigation, sont la côte de Sicile et l'archipel des îles Égades, célèbres dans l'antiquité par la victoire navale qu'y remporta Lutatius sur les Carthaginois, l'an 242 avant J. C. La plus occidentale de ces îles est MctriUmo énorme rocher sur lequel le roi dé Naples avait une prison d'Etat. On passe entre cette île et celles de Levanzo et de Favignana, qui cachent la ville de Trapani, l'antique Drépa-

[RoUtE î]

Dfi MARSËlLUi: A MALT5.

iie,oàf^p]eiilaoB le tombeau d'An-

chise tt ks jeux funèbres célébré» en

V\uaam dn héros {Enéide, liv. III,

▼. 707.7II,el IW. V, v. 31-603). Dré-

(OM al ainsi couDue <Uns Thistoire

^ Upmrière guerre punique par la

loQgne lésisUnee qu^Hamilcar Barca

f oppQA aux Romains, et par la ba-

Uilie saule ({ue P. Claudius Pulcber

rpeàt contre les Carthaginois, Tan

2â(} araat J. C. On aperçoit ensuite

ïamia, Tantique Lilybée, célèbre

uni dans la guerre punique, et re-

oosiaée aujourd'hui par ses vins;

•ioublsat ensuite le cap Boco (cap li-

If bée), le plus ooeidentalde la Sicile,

pus le goUe de M aunra et le cap Gra-

auAk, on s'engage dans le canal de

Malte. Par les temps clairs on voit au

d. S. 0. 111e Tolcaniqne de Pantellaria,

qui dépend de la Sicile. C'est aussi

dans ce canal que surgit en 1831 Vile

iiiXM,cnière volcanique qui disparut

quelques moU après, ne bussent plus

qo^ui ècoeil dangereux, ^partir du

cap Granitola, le navire s'éloigne de

jfUis en plus de la côte de Sicile,

mais par les tempsdairs on aperçoit

^escans San-Marco, Bianco, Alicata

et ScaJambra. 20 h. env. après avoir

dépessé les lies Égades, on arrive à

î archipel de Malte; on range d'abord

les lies de Gozzo et de Cumino, puis

U c6ie profondément découpée de

Xaite. Vue de la mer, la ville avec

Acs vastes fortifications offre un bel

^«pect. On mouille ordinairement

dans le port de la Quarantaine ou de

Mansaoïiscetto (F. Route 3).

D€ VARSEILLC A HALTC,

FASL 3IAPUCS OU PALBaiCS ET LB OaTROIT DB MSSSXHB.

Noo» contiDuonft à décrire cette route, pvce qne c'est la route classique de TOrienl, bien qu'elle ait été abandonnée depois plasieon années par les principales Bgiies de paquebots, et qu*en par> :ant de Marseille par les aaYÎres fran-

çais, on soit forcé de prendre une eor* respondaoce italienne, soit 4 .Naples, soit en Sicile. Il sera nécessaire de se bien informer au départ des correspondances eiistant entre la Sicile et Malte, si l'on ne teot s'exposer à an trop long séjour dans la première de ces tles. Les grands navires des messageries Irançaises pour TÉgypte et Constantinople tou* chent à Naples, et franchissent le détroit de Messine, sans relâcher dans cette dernière ville. Aussi s'expose-t-on par cette voie à deux transbordements, l'un A Naples, Tautre en Sicile. La ligne cir-> colaire d'Egypte et Syrie touche à Palerme sans toucher à Messine. Il y a des services réguliers entre la Sicile et Malte, par des paquebots siciliens que l'on peut prendre à Palerme, Messine et Syracuse, tous les is jours (F. Renêêigniment» généraux); mais, dât-on faire le trajet entre Syracuse ei Malle dans une barqne sicilienne, nous engagerons vivement les véritables touristes, qui ont du temps de reste, à visiter ces deux lies qui forment la plus splendide introduction au voyage d'Orient.

La distance directe de Marseille à Mesaine par le détroit de Bonifacio est de S72 millee marins oo t0S9 kiL; par Naples, elle est de 938 milles ou 11S2 kiL; par Palerme, elle est de Ois milles ou 1139 kil.; de Messine 4 Malte on compte 150 milles marins ou 37S kil.

De Jiarseille au sortir des Bouches de Bonifacio, F. R. 1, p. 1.

En sortant des Bouches de Bonifa* cio, le navire gagne le large. Les montagnes sauvages et désertes de la Sardaigne restent en vue penduit 3 ou 4 h., puis elles disparaissent, et pendant 16 à 20 h. la mer forme partout l'horizon.

1* Si Ton se dirige sur Naples (des Bouches à Naples 329 milles marins ou 424 kil* — Trajet en 24 h. env.), le navire court presque directement vers TE.; les hautes^ sommités des lies d'Iscbia (le mont Épomée, haut de 796 met.) et de Capri (585 met.) an« noncent l'entrée du golfe de Naples* Entre elles apparaît bientôt le dôme majestueux du Vésuve (1200 met.), et, rangeant k g. Ischia, Procida, puis le cap Misène, on pénètre dans le golfe de Naples (F. R. 3« pour

DE MARSEILLE À MALTE

[Route 2;

rentrée à Naples^ la description sommaire de cette ville, et pour le trajet de Naples à Messine et Malte).

2" Si Ton fait route directement vers Messine, la distance est de 343 milles marins ou 635 kil. Après 18 ou 20 h. de navigation, la première île qui se montre directement au S., mais seulement par les temps trèsclairs, est Vile d^Ustica, située à env. 15 lieues au N. de Palerme. Bientôt apparaît V archipel det tlet Lipari ; 4 ou 5 h. sont encore nécessaires pour Tatteindre et le traverser.

I^s premiers !lots, qu'on laisse à dr. sont ceux d'Alicudi et de Felicudi ; on passe ensuite entre Salina et Lipari au S., et Panaria au N.; Stromboli, avec son volcan toujours en activité {V. p. 12, b), est beaucoup plus au N. £. Le cap de Milazzo signale la côte de Sicile par-dessus laquelle on voit se dresser par les temps clairs la cime de l'Etna.

Bientôt on se rapproche du cap Faro, et, doublant sa pointe sablonneuse, couverte d'un village et d'un fortin, on arrive à Messine (F. R. 3), env. 4 ou 5 h. après avoir doublé les îles Lipari.

3* Lorsque Ton fait route vers Palerme (distance directe des Bouches à Palerme, 268 milles marins ou 496 kil.)i on se dirige beaucoup plus au S. pour ranger Vile d'Ustica, et bientôt le mont Pellegrino annonce la baie et la ville de Palerme.

Palerme (K. Benseignements généraux pour les hôtels, voitures, poste, télégraphe, correspondances maritimes, diligences, etc.). — Capitale de la Sicile : 200000 âmes avec les communes réunies. Cette ville est située dans une ravissante situation, au fond d'un golfe encadré par les sommetsrochers du mont Pellegrino (ancien Ercta) au N. et le cap Zaflarano à TE. Derrière la ville s'étend une belle plaine à laquelle sa fertilité a fait donner le nom poétique de Conca d^Oro (la conque d'or). — Le climat estsalùbre, il est humiae eu hiver;

la moyenne du mois le plus fh)id es de 10*, 7 ; celle du mois le plus chauc de 25*, 5. Le scirocco (prononcez ehi rocco) est parfois accablant pendan le printemps et l'automne, bien qu< la ville soit mieux protégée par si ceinture de montagnes que ne le son la plupart des villes de l'Italie di Sud. Palerme a la forme d'un qua drilatère allongé dont un des petit côtés domine la mer. Son circuit es d'environ 22 kil. et comprend quinz< portes. Deux rues larges et régulière* se coupent au centre à angle droit e la divisent en quatre quartiers presqu< égaux. Leur point d'intersection connu sous le nom des QuaUro Can (ont, est orné des statues des roi d'Espagne Charles-Quint, Philippe II Philippe III et Philippe IV. Lagranrit rue qui s'étend vers la mer, ancienne rue de Tolède, aujourd'hui Corso Vil torio Emmanuele, contient les prin cipaux palais ou les demeures le) plus riches. Aux étages supérieur on remarquait autrefois de longnet rangées de fenêtres grillées qui ap partenaient à des couvents de fem mes, sécularisés pour la plupart au jourd'hui. Du côté de la mer, cett< rue aboutit à la belle promenade di la Marina, où l'on jouit des plu beaux aspects sur la mer, le mon Pellegrino, et à l'opposé sur la côt de Bagaria et le cap ZafTarano. L beau jardin public de la Flora ter mine la Marine au S. E.

A l'autre extrémité du Corso, qij portait le nom de Via Maquede s'étend la large Piaxxa Reale (au jourd'hui de la Vittoria), sur laquell s'étend le Palais Royal {Palazs Reale) j réunion d'édifices de diff<i rents styles, où l'on visitera surtot la Chapelle Palatine toute décoré de mosaïques du xn* s.; au-dessou de la chapelle, crypte normandi Quelques salles, surtout celle du Pa le ment peinte à fresque par Veîas quez de Palerme (qu'il ne faut p^ confondre avec le maître espagnol sont aussi à visiter. Devant le palaî

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