DE NAPLES A MESSINE
180 milles marins ou 3S3 kil. — Tra] en '10 h. — Comme il faut de toij XLanière un transbordement en Sic!
pour gagner Malte, le voyageur <\ ne connatt pas Païenne n'allongera pas beaucoup son voyage en rendant directement de Naples à t lerme, et en revenant de cette ville Messine, suivant les côtes de la SicI (V. R. 2, p. 4, b, pour Palermc et Sicile, et BemeignerMfUt générai pour les correspondances maritimes
En quittant Naples, on se rapproc] de Sorrente, à TE. duquel se dresse mont Sauf Angelo; on passe entre promontoire de laCampanella et l*î de Capri, dont les rochers à pic po taient le palais de Tibère. On gi gne alors le large, laissant à g. !
golfe profond de Salerne et d'Âniali qui se termine au S. au cap del{ Licosa. Malgré la profondeur du golf< on ne perd pas de vue les montagnes ou navigue sur cette admirable mi Tyrrhénienne et le long de ces côu chantées par Homère et Virgile ; o aperçoit le cap Palinuro et le goli de Policastro. La côte de Calabrc e^ alors fort éloignée;. mais les montai gnes en sont baignées par la mei Plus loin, on découvre l'archipel de îles Upari. La plus septentrionale di ces îles, Stromboli, est un volcan ac tif qui la nuit éclaire au loin la mer la lumière en est éclatante lorsque I temps est sombre et le ciel couvert En face, s'ouvre le golfe profond di Sainte-Eupbémie, terminé au S. O par le cap Vaticano. On entre alori dans le golfe de Gioja, qui sembli sans issue , car les montagnes de 1^ Caiabre paraissent se joindre à cellei de la Sicile. Enfin, on double le ca] Paro, laissant à dr. et à g. les fameux écueils de Charybde et de Scylia, qu ne présentent plus de dangers, et Vot arrive & Messine.