‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 49 sur 408 · DE CIVlTA-vecCHlA A NAPl^S · texte numérisé non relu

DE CIVlTA-vecCHlA A NAPl^S

t3S milles marins ou )50 IcU. — Trsjet en is b.

la côte du pays romain offre Ti pect le plus triste et le plus désolé; on n'y découvre que quelques tours ruinétes et quelques villages misérarbles, dont le petit port de Palo est le plus considérable. En passant devant les bouches du Tibre et le petit port de ^'iumicino, on peut apercevoir la coupole de Saint-Pierre de Rome, éloignée de près de 6 lieoes dans les terres. Au delà de Tembooehure du Tibre, on voit toujours une céte basse, que dominent i quelque distance les montagnes d*Albano et de Velletri, dont le sommet le plus élevé est le Monte-Cari. Par les temps elaira, on distingue, plus avant dans les terres, les montagnes de la Sabine, et mdme le mont Soracte. On laisse Porto-d*Anzio et Nettuno, les marais Pontins et le promontoire abrupt que forme le Monte^ircello (de Ciroé), chanté par Homère. Au delé du cap Gircello ces»

sent enfin les côtes désolées et arides; des montagnes richement boisées s'étendent jusqu'à la mer, et la nature splendide du pays de Napies commence à se reconnaître. On range à g. les golfes profonds de Terracine et de Gaëte, et à dr. le petit archipel de Palmarola, Ponza et Vandotena. Ischia avec son immense volcan éteint, TÊpomée, Flie de Procida et le cap Misène, annoncent le golfe de Naples. Au delà du cap Misène, le golfe de Pouzzole, le cbàteau de Baia, rtle de Nisita se montrent sur hi g.

Après avoir doublé le promontoire de Pausilippe, on aperçoit Naples^ do-

IS

DE MARSEILLE A MALTJS,

minée par le château Saint-Elmey les quais de Chiaja, la pointe avancée du château de l'Œuf, et enfin le cdne su* blime du Vésuve (1300 met.), les montagnes de Castellamare et de Sorrente, et Tîle de Capri, qui forment Tadmirable entourage du golfe de

Naples (F. Renseignements généraux).

Le voyageur, arrivé â Naples par les services français, et qui doit y prendre une correspondance italienne pour la Sicile, peut trouver quelques jours pour séjourner dans cette admirable cité. Celui qui y arrive par les paquebots italiens devant continuer sa route par la môme voie ne relâche à Naples que 7 à 8 h. Pour bien utiliser ce court espace de temps, il faut nécessairement se tracer un itinéraire et choisir ce qu'on veut voir.

Il ne faut pas songer â l'ascension du Vésuve. L'excursion la plus intéressante est celle de Pompéi, si les départs du chemin de fer sont combinés de manière à la rendre possible. Une vue même superficielle de ces restes de la civilisation gréco-romaine esL un élément de comparaison indispensable pour celui qui se propose d'étudier plus tard les restes de Tantique société égyptienne. Dans le cas où cette excursion ne serait pas possible, on se contentera de voir la ville, les rues de Tolède et de Chiaja, les places ou largo di Gastello, di Palazzo, di San-Ferdinando ; les quais de Santa-Lucia (avec ses curieuses boutiques de fruUi di mare), Chiatamone, Chiaja; la villa Reale, la grotte de Pausilippe et le tombeau de Virgile, d'oii l'on pourra revenir, par le nouveau corso Vittorio £mmanuele, visiter la chartreuse de San-Martino (on y découvre un admirable panorama du golfe) ; redescendre dans la ville, à l'incomparable musée degli Studi. Les églises n'offrent rien de bien curieux. L'aspect de Naples, sa population active et criarde^ ses voitures pittoresques (les corricoli commencent, hélas I à diminuer}^ etc..

suffiront , du reste , pour occuij agréablement un temps de rel&ci toujours trop court,

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